DEUX AMIES
Le boudoir de lady Georgina, au château de Montrath, était quelque chose de charmant. Son tapissier l'avait précédée au manoir et venait de jeter partout à profusion les merveilles toutes neuves du luxe parisien.
Le tapissier de milady demeurait rue de la Paix.
La pièce était, il faut le dire, admirablement disposée et formait pur elle-même un délicieux réduit. Nous ne saurions point indiquer le style précis de son architecture intérieure, parce que les architectes anglais ont la bonne habitude de poser en ce genre d'inextricables énigmes : ils mêlent volontiers toutes les époques et trouvent encore moyen d'installer, au milieu de cet éclcc- 3. ntiTT. dk hitoit, 10
tisme, l'indispensable comfort. — Il y avait dans le boudoir de lady Montrath des réminiscences gothiques étonnées de s'allier à quelques intentions Pompadour; comme transition , la revêche manière du siècle d'Elisabeth jetait çà et là ses roides essais.
Mais tout cela se voyait peu. La tenture de velours avait recouvert en grande partie ces froides excentricités du -génie britannique. Le jour, qui arrivait, doux et brisé, dans ce nid de soie et d'or, éclairait seulement les riches moulures des frises et les arabesques du plafond.
Le reste était d'hier. — Aux murailles vêtues, il y avait çà et là quelques tableaux d'un grand prix : des Teniers, que le siècle de Louis XV eût quatre fois couverts d'or, une fantaisie de Hogarth, deux scènes d'Angélica Kaufmann, et de ces beaux enfants qui sortaient, naïfs et souriants, de l'inimitable pinceau de Lawrence.
Lady Montrath était assise auprès d'un secrétaire en bois de rose, incrusté d'émail et chargé de miniatures exquises.
On ne peut pas affirmer que cet opulent boudoir fût irréprochable. Il n'eût point trouvé grâce peut-être devant les délicatesses d'un goût trèsscrupuleux.
Parfois, d'ailleurs, ces amalgames imprudents de belles choses produisent de gracieux effets, et, bien innocemment, des mains anglaises peuvent rencontrer l'harmonie...
Lady Georgina faisait bien parmi ces richesses. Elle était très-jeune, très-jolie, et son arislocrati-
que beauté < .«'irait comme il foui avec son luxueux entoin
Llle avait l'air d'une enfant. — Vous eussiez dit on»' de ces blondes miss dont les visages sourient comme des venelles et que l'on suit au parc, emportées par le trot allongé de leurs grands attelages; — une de ces figures d'anges dont les traits sYilacent doucement, qui jettent volontiers au ciel leurs regards aljanguis, et dont le Iront penché a pour cuuron.ne l'or pale d'une molle chevelure...
Ces anges vous font rêver et vous ramènent bien doucement aux créations élhérées que lance audessus du monde charnel le souffle caressant des poètes.
Cela est si frêle et si suave! — Leurs pieds mignons touchent-ils à la terre? — Ces corps de sylphides sont-ils nourris par les grossiers aliments de l'homme?
Hélas! oui. — Seulement, l'homme le plus robuste aurait peine à manger ce qu'engloutissent ces anges.
Elles passent leur vie à rêver, à dévorer d'énormes tartines et à boire un océan de thé.
Lady Montraih avait le coude appuyé sur son bureau et son front se penchait dans sa main.
Les tentures bleues du boudoir donnaient une blancheur mate à son joli visage.
Ses yeux, à demi fermés, glissaient entre les rideaux de sa fenêtre et couraient, distraits, au dehors.
Devant elle, sur la tablette du secrétaire, il y
avait un cahier de vélin où se séchaient quelques lignes d'une écriture fine et pointue.
Lady Georgina, comme presque tous les anges pâles dont nous parlions naguère, faisait de longs petits romans fashionables , — fades et interminables récits écrits avec une goutte de la bonne encre de Bulwer, délayée dans une immense quantité d'eau sucrée, fashionables rapsodies dont les héros ont des talents de tailleur, et où les jeunes lilles se prennent d'amour pour des nœuds de cravales.
Écrire est désormais, parmi les femmes de Londres, un travers endémique. On est bas bleu comme on est poitrinaire, — c'est le climat.
Lady Georgina Monlrath était à l'œuvre.
Elle racontait , pour la centième fois, cette histoire éternelle de Lovelace, que les plumes anglaises écrivent toutes seules dès qu'on les laisse courir. — C'était délicat, gracieusement distingué, mais péril au degré suprême. L'observation s'y montrait d'une finesse microscopique, et l'importance des événements rappelait le fameux bracelet perdu et retrouvé d'Artamène.
Lady Montrath avait laissé la plume; son regard fatigué ne dénotait point une inspiration très-fougueuse; il y avait de l'ennui sur ses jolis traits. — C'était comme un à-compte sur le succès de son livre.
Elle avait repoussé son fauteuil, et de temps à autre un bâillement venait entr'ouvrir ses lèvres.
Au bout de quelques minutes, sa pensée quitta le domaine littéraire et revint parmi les choses de
la vie. Alors sa physionomie changea; l'ennui lit
place à la tristesse.
Elle se leva et gagna la fenêtre, qui donnait sur la baie de Kilkerran. — Ses yeux errèrent sur la grande mer parsemée d'îles rocheuses. Çà el là quelques petites voiles blanches coupaient la ligne bleue de l'horizon. — Lady Mon Ira th était plus triste.
Elle soupira le nom de Londres avec un mélancolique regret; — puis elle ramena son regard sur le paysage voisin.
Celait le parc de Monlrath , dont les hauts arbres bruissaient sous le vent du large : une nature opulente, mais sauvage, et à qui l'art avait laissé son aspect sombre. Entre les massifs touffus, la jeune femme apercevait de belles clairières, des pelouses vertes et unies comme de larges tapis de soie; — et, tout à côté, de grands rochers blancs, des ruines à demi voilées sous le feuillage; — puis à droite, en remontant la pointe, la masse noire des tours de Diarmid.
Et tout cela était désert. Dans les clairières, sur la pelouse, le long des tortueuses lisières du bois, en haut et en bas de la montagne, régnaient la solitude et le silence.
La jeune femme promenait son regard du paysage muet au château de Diarmi !, dont le squelette à jour dominait encore la contrée.
Il y avait sur son visage un effroi d'enfant.
— Mon Dieu! mon Dieu ! munnura-l elle, — ce pays me fait peur !... Depuis que je suis en Irlande , les paroles de cette femme me poursuivent sans cesse... A Londres, je me riais d'elle; mais
ici, Seigneur, qui donc viendrai! à mon secours!
Son corps frêle, et dont les proportions offraient le type accompli dr l'élégance mondaine, eut un léger frémissement; sa joue devint plus pâle.
— Je crois bien que milord m'aime, repritelle; — j'ai trouvé en lui, jusqu'à présent, un mari indulgent et affectueux... Mais cette femme !... chaque jour elle était sur mon pas- igev.. $es mystérieuses menaces me reviennent en mémoire... Je cherche un sens à ses paroles ambiguës, et toujours je crois deviner un crime.
Elle s'inlenrornpU, tremblante; des pas sonnaient sur le carreau du corridor qui conduisaient à sa porte; elle tressaillit comme font les enfants au moindre bruit qui s'entend dans les ténèbres,
La porte s'ouvrit , et la charmante figure de miss Francès Roberls parut sur le seuil.
Ladv Montrath poussa un cri de joie et s'élança vers elle, les bras tendus. Il n'y avait plus sur ses traits ni crainte ni tristesse. Elle embrassa Francès avec une affection de sœur, et l'entraîna jusqu'à une causeuse où elle s'assit auprès d'elle.
Francès semblait heureuse aussi et témoignait franchement son plaisir. Cette sévérité de physionomie, que nous lui avons reprochée à Gahvay, n'était qu'une sorte de réaction involontaire contre la folie froide de Fenella Daws. Hors de la présence de sa tante, et auprès d'une bonne aînie, Francès recouvrait la douce gaieté de son âge.
Ce fut entre les deux jeunes femmes un long échange de sourires, des baisers prodigués, une lutte de chers souvenirs.
Elles étaient du même âge. Dès l'enfance, elles s'étaient choisies pour s'aimer. — Georgina n'avait point peut-êlre la droiture de cœur et la franchise ferme de Francès. C'était une jolie femme, faite pour le monde et rompue aux accommodements du monde. En elle ce qui était appris étouffait bien un peu ce qui était naturel. L'éducation lui avait donné une bonne dose de ces délicatesses factices qu'on met à la place de la sensibilité vraie; — mais il y avait encore en son cœur ce qu'il faut pour aimer. Elle avait gardé à sa compagne d'enfance une affection sincère. A Londres même, au milieu des nobles plaisirs du AVest-end, elle aurait eu de la joie à revoir Francès; — dans celte solitude qui s'ouvrait pour elle si amère et toute pleine de vagues terreurs, elle eut à retrouver son amie un véritable transport.
Dès le matin, elle avait envoyé la voiture de milord à Galway avec une lettre pressante qui engageait miss Hoberls à venir au château. Lady Montralh n'avait jamais trouvé le hasard si secourable. Elle bénissait du fond du cœur Josuah Daws; elle lui savait gré d'être sous-intendant de police, et d'avoir été envoyé en mission dans le Connaught
Francès, si ferme, si courageuse, si bonne, allait être pour elle une Providence!
11 y avait un an à peu près, qu'elles ne s'étaient rencontrées. Depuis leur sortie de pension, leur vie était bien différente. Elles suivaient des routes qui ne se croiraient point. — Georgina, fille d'un Génie, avait été emportée tout d'abord par le tourbillon fashionable ; elle était riche et
bien jolie; son existence fui une suite non interrompue de triomphes.
Franeès , au contraire, après avoir passé les années de sa première jeunesse dans une pension brillante , où le titre et la position personnelle de son père lui avaient donné accès, était rentrée tout à coup dans le monde bourgeois. Son père mort, il ne restait rien de distingué dans sa famille, rien qui pût la rapprocher de celte vie no- Lle à laquelle son éducation l'avait préparée.
Franeès eut pour mentor Fenella Daws, pour compagnes les amies de Fenella, pour soupirants les incroyables de Poullry, les fanfarons du commerce , les dandies d'arrière-magasin. — Ce changement aurait bien suffi lui seul à mettre sur son jeune visage ce masque de froideur austère. La société de Fenella élait un choix opéré avec soin parmi tous les ridicules du moyen commerce; elle avait fait appel à toutes les prétentions grotesques; chez elle, les dames de cloutiers singeaient les ladies, les demoiselles de teneurs de livres faisaient des vers , et les courtauds de comptoirs parlaient de steeple-chasse. Si loin que pût se porter le regard de la pauvre Franeès, elle ne pouvait apercevoir là un seul être raisonnable. Ces gens avaient tous la repoussante folie du siècle : ils s'éreintaient à vouloir paraître; ils faisaient comme les filles de nos portiers qui apprennent la musique, au lieu de boucher les trous de leurs bas.
Personne à qui parler! pas une seule cervelle parmi tant de tètes! pas un seul cœur pour toute cette masse de chair marchande!
Francès avait ce qu'il faut de force cl d'intelligence pour se suffire à soi-même, mais elle regrettait, et mettait son isolement à l'abri d'une réserve froide.
Dans le grand monde elle eût peut-être trouvé des déceptions analogues, car son esprit sincère et clairvoyant ne se fût point arrêté aux surfaces; mais son intelligence eût été satisfaite, sinon son cœur. Elle eût bénéficié de tout ce qui sépare le ridicule original de sa burlesque copie.
Parmi les compagnes de son enfance, elle n'avait conservé d'autre amie que Georgina. Durant les premiers mois , elles s'étaient vues souvent. Plusieurs fois par semaine, Francès prenait le chemin de West-end , et plusieurs fuis l'équipage de la jeune lady s'arrêtait devant la demeure modeste du sous-intendant de police, au grand et vaniteux contentement de Fenella Daws.
On en parlait dans Poultry, dans Ludgate et jusque dans Cornhill. Cela donnait aux actions de Fenella un cours tout à fait considérable
Mais, la saison finie, Georgina quitta Londres, où il n'est point permis de rester après le mois de juin; les visites cessèrent; Francès fut seule.
Au printemps suivant, elle revit son amie une fois, deux fois peut-être : ce fut tout, parce qu'il y avait de si beaux bals ! — El puis Georgina était sur le point de se marier.
C'était donc après une longue absence qu'elles se retrouvaient aujourd'hui , bien contentes : Georgina, parce qu'elle était dans un moment d'ennui mortel et de tristesse ; Francès , parce qu'elle avait bon eamr et qu'elle aimait.
— ioO —
— Comme vous voila devenue plus jolie, Fiancés! dit Georgina, en caressant doucement l<-s mains de la jeune fille; — on voit bien que vous êtes heureuse!...
F rmcès leva sur elle ses grands yeux bleus souriants.
— Et vous, milady, murmura t-elle, — n'< vous pas heureuse?...
In nuage passa sur le sourire de Georgina. Ga fut l'affaire d'une seconde. Il lui plaisait en ce moment d'être gaie.
— Chère, répliqua-l-elle avec une petite moue, — vous me trouvez donc enlaidie?...
Elles étaient la sur la causeuse tout près l'une de l'autre, et charmantes toutes deux. Leurs cheveux blonds se touchaient presque, mariant leurs nuances pareilles; leurs yeux bleas rivalisaient de douceur; le même rose pale était sur leurs joues.
Pourtant elles ne se ressemblaient point. Parmi la délicate fraîcheur de Franeès, il y avait une force vierge et vive; chez lady Monlrath , la fatigue se m mirait déjà, et la beauté pâlissait, déflorée. Il y avait en elle quelque chose d'indécis , de lassé; on devinait une de ces natures débiles qui n'ont même pas besoin de la douleur pour être vaincues, et qui se courbent après un jour d'ennui.
Franeès couvrait lady Montrai d'un regard affectueux et inquiet.
- — Je vous irouve toujours b: n jolie, Oeorgy, dit-elle; — mais vous n'avtz plus vos fraîches couleurs qui me faisaient envie... il y a un cercle bleu autour de vos yeux...
Ladv Monlrath [toussa un gros soupir, mais elle répondit gaiement :
— La fatigue du voyage, Fanny!... Je suis moins forte que vous, et deux jours de mer, c'est une bien longue traversée!... Mais parlez-moi de vous, chère, je vous en prie... Ne songez-vous point à vous marier?...
Francès baissa les yeux et rougit , non point de cette rougeur banale qu'une question pareille amène invariablement au front des iillettes, mais comme si la demande de sa compagne eût fait surgir en elle une pensée pénible.
Georgiana ne s'en aperçut point.
— Gomment se porte mister Daws? continuât-elle. — Et la bonne mistress Fenella, écrit-elle toujours ses mémoires?
Tout cela fut dit avec beaucoup d'entrain; mais dans la dernière question il y avait un peu d'ironie.
I a!y Montrath était un ravissant bas-bleu de la noblesse'; Fenella était un vilain bas-bleu de la bourgeoisie, — mais, si grande que soit la distance feutre deux bas-bleus, l'un ne parle jamais «h- l'antre sans se moquer, et c'est justice.
Francès ne répondit point. — Son regard se a vers le secrétaire ou gis it le vélin accusateur.
Les sourcils délicats de ladv Montrath se fron- H légèrement, comme si cette comparaison muette eût trouve le défaut de son orguril.
— Oh ! Franeès! murmura-t-elle d'un ton moitié- rieur, moitié fâché, — je n'ai point voulu offenser I «a. vilenie mistress Daws; mais ae re-
gardez pas ainsi mon secrétaire... j'écris pour niui toute seule... et je m'ennuie tant, chère Francès, dans ce vilain château!...
Francès parcourut des yeux les gracieuses élégances du boudoir.
— Je sais ce que vous allez dire, s'écria lady Montraih avec impatience : — c'est beau, c'est pittoresque! c'est admirable!... Mon Dieu! chère, vous avez raison... mais c'est si triste!
Elle prit le bras de Francès et l'entraîna vers la fenêtre.
Le paysage s'étendait au-devant d'elles, vaste, radieux, splendide.
Francès laissa échapper un cri d'admiration.
— Hélas! oui, chère, dit Georgiana, — c'est superbe! et je compte bien le mettre dans un de mes livres... Mais que j'aime mieux les avenues sab'ées de Regent's Park!... que tout cela est triste!... Voyez les grandes tours... tout ne vous parle-t-il pas ici de mystères et de crimes?
Francès se prit à sourire. — Une sorte de fatalité torturait sans cesse de terreurs imaginaires sa jeune amie. La fière lady avait sa part du travers de la pauvre Fentlla.
— Vous vous laissez emporter par votre imagination, Georgy, dit Francès, — il n'y a là ni mystères ni crime... ce sont de belles ruines, dominant un magnifique paysage, voilà tout... Moi qui ne suis pas poète comme vous, je voudrais passer ma vie en face de ces merveilles.
— Dites-vous vrai? s'écria Georgina vivement. L'expression de son visage venait de changer
loul à coup. Elle releva sur Francès ses yeux, où il y avait un véritable effroi.
— Oh! restez, restez avec moi, Francès! reprit-elle, — venez habiter le château... j'en serais bien heureuse : je vous aime tant!... Et puis, ajoutât-elle en baissant la voix, — si vous saviez comme j'ai peur!...
Ces dernières paroles avaient un accent de réalité peu commun dans la bouche de lady Montraih. Ses traits disaient une souffrance vague, mars sincère.
Francès ÏÎ regardait, étonnée.
— Vous avez peur, Georgy? — dit-elle, — et de quoi? On parle, il est vrai, des Molly-Maguires; mais vous avez ici votre mari et une armée de domestiques... Comment d'ailleurs la présence d'une pauvre fille pourrait-elle vous rassurer?...
Lady Monlrath prit la main de son amie entre les siennes, qui étaient froides, et la serra convulsivement. Son visage était très-paie et des tressaillements involontaires agitaient tout son corps.
— Francès, dit-elle d'une voix étouffée, — ce ne sont pas les Molly-Maguires qui me font peur... Oh ! je suis folle peut-être , mais je suis bien malheureuse!...
Deux larmes roulèrent sur la mate blancheur de sa joue. — Francès lui mit un baiser au front et l'attira contre son cœur.
Elles s'assirent toutes deux , parce que lady Montrath ne pouvait plus se soutenir.
— Je vais tout vous dire! s'écria celle-» i en
pleurant. — Francès, vous êtes ma seule ami.', et vous me consolerez!...
il n'y avait plus dans le ton de lady Montrait la moindre affectation. Sa détresse pouvait avoir un motif imaginaire, mais ses larmes coulaient malgré elle, et la terreur qui l'accablait n'était point jouée.
— J'ai peur, murmura-t-elle en parlant avec peine; — oh! j'ai peur!... Lord George a eu déjà une femme... cette femme est morte, Fran< morte!... Mon Dieu , mon Dieu! je crois que lord George veut aussi me tuer!... *