COMMENT M. LOUBET IRA AU GRAND PRIX
Pour le reportage particulier de la présidence, le Matin s'est assuré la collaboration de M. Bonnougat, de Monlélimar, ami intime et partenaire à la manille de M. Loubet.
M. Bonnougat s'est rendu hier à l'Élysée, pour recueillir de la bouche même de M. Loubet, quelques indications sur la façon dont notre cher Président a l'intention d'assister au Grand-Prix.
« Assez de tribune, assez de pesage, a-t-il bien voulu dire « Là, pour éviter des frais inutiles, nous conlinue-
en substance ; nous partirons de bonne heure, Charles et moi, rons a pied jusqu'à la pelouse... u
en fiacre jusqu’aux forlifs... »
« — Nous y déjeunerons tranquillement sur l'herbe, d'un rond de saucisson et d'un morceau de pain... »
« — N’oubliez pas de dire que je risquerai cent sous sur le cheval français... Ça fera plaisir à Déroulède. »
Ayanl respectueusement interrogé le Prince sur ses armements, il lui fut répondu : » Voyez vous même... Tout n'ira pas comme sur des roulettes et je saurai bien vous tailler des croupiers ! J’ai là un arsenal complet de canons de 30 et 40 court, sans parler des innombrables revolvers de décavés que j'ai recueillis par héritage ! ■»