Rabagai, le prince, Eva
LE PEINGB.
Vous entendez, monsieur Brîcolil (sricou ra à la Unétrt,}
Il est si bon!... ce peuple I... si calomnié! — - Un enfant!
LE PRIHGB.
Allez, BriCOli. (Rumenn dohora i la Tm d* BrieoU snr le balcon.*.
BRIGOLI.
Habitants de Monaco 1... (Rumenn, ai», SUence, écoutez! Le brait l'apcise. » H eontiiiae.) Il VOUS OSt fait savOÎr... (Bordées de hu^es p2uB fiolentei.)
LA FOULE, hurlant.
Non! non!... RabagasI RabagasI (BriooU rent parier, Iw erta eouTrent sa Toix.)
BRICOLI, rentrant.
Us appellent M. RabagasI
RABAGAS, rassuré.
Ah ! Ils veulent me voir 1 Bon peuple 1 II ne connaît que moi I Malheureusement c'est loin. Éclairez-moi pour qu'ils ne perdent
pas mes jeux de physionomie I (Deux valets ^passent sur le balcon aTee des candélabres. Il s*arranfe la crayate d*un coup de main et les cboTeux, cooune un acteur prêt h entrer en scène.) C'est çal ËcarteZ'YOUS !«..
Vous allez voir l'effet... guettez l'effet.
EVA, assise tranquillement sur le canapé en Jouant de Téventail.
Oui, voyons l'effet ! (aumenrt de surprise à la vue de Rabagas sur le ualcon, puis grand silenee.)
RABAGAS, d*une Toix forte et Tibrante.
Citoyens...
LA FOULE, applaudissant.
Bravo! Bravo I... Écoutez! Écoutez!
Je suis heureux et fier de vous apprendre que Son Altesse le princo de Monaco...
AClK TROISIÈME. 449
LA FOULE
NonI nonl
RABAGAS, se retournant et se penchant sur la scène, an prince.
Ça, VOUS comprenez, monseigneur, ce n'est pas pour moil
LE PBINGB, astis et tranquillement.
Non I Non I — Voyons pour vous!...
RABAGAS, sur le balcon.
... Que le prince de Monaco dis-je, vient de faire droit à vos justes réclamations I .. .
LA FOULE
Bravo 1
En me nommant gouverneur général de Monaco !.••
LA FOULE, huant.
Hou! — A bas RabagasI
RABAGAS, reculant devant la bordéa.
Hein!
LE PRINCE
Ça, c'est pour vous I
Citoyens!...
LA FOULE
Traître! Vendu! Pourri! — A bas RabagasI
EVA
Voilà reffet.
RABAGAS, cherchant à placer un mot.
Citoyens!...
LA FOULE, hurlant plus fort.
Non! Non!... A mort le renégat!
Mais! C'est... (n continue à crier pour se faire entendre, mais les fwneurs courront sa roix.)
LA FOULS.
A bas le mouchard I...
BABAGAS, rMtoBBt exaspéré et enroaé.
Idiots! Ils ne veulent rien entendre!...
LB PRINCE, à Ets.
Eh bîeni missess, votre homme?...
BVA, tranquillement.
Eh bieni c'est par&iti Le voilà lancé! Laisâons^e rcvuler maintenant!-
LE PRINCE y surpris.
Ahl (A Rabagaa.) Mals Cette popularité, dites-moi donei....
RABAGAS, effaré.
Un malentendu, monseigneur! Voilà tout! (A lat-méme.) Ces gredins-Ià vont me faire perdre ma place ! (Haut.) Une proclamation I... Vite I... Ils me liront au moins!...
LE PRINCE, loi montrant sur la table le papier qu'il tenait en entrant.
Tenez! celle de votre prédécesseur I
RABAGAS, le prenant Tlrement des mains de BriooU.
C'est ça! (Parcourant des yeux.) « La société menacée! l'ordre! l'anarchie!. .. Très-bien, royauté libérale! » Parfait! Je ne ferais pas mieux moi-même! (signant.) Rabagas!... Tirez ça et placardez ! Vite !
BRICOLI, montrant une affiche.
D'autant qu'ils collent de leur côté des affiches!
RABAGAS, la prenant.
Incendiaires, j'en suis sûr! misérables! (Parcourant.) Oui! l'appel aux plus hideuses passions î... L'insurrection proclamée, le
plus saint des... (La reconnaissant. A part.) Grédiél... G'ost la mienne! (n rescamote, et la fourre dans sa poche. — Rumew» plo» Itotet. Une lueur sur la place.)
GABRIELLE, debout,' effra^éa.
Oh! cette clarté!