‹ Rabagas [Texto impreso]Chapitre 109 sur 196 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

tion, c’est ma carrière à moi. Si ce n’est qu’une émeute, jo suis ruiné, voilà tout!

BV A.

Oui sait?

R AB AG AS, dressant l’oreiUe.

Eli I

EVA

Si ce que vous perdez d’un côté, on vous le rend de l’autre!

RABAGAS, la tête dans ses mains, b part.

Nous brûlons! (Haut.) Jamais!

EVA

Raisonnons, pourtant!... On fait une révolution!... Bon, je l’admets!... Au profit de qui?... Du Crapaud-Volant I... Mais voyons, monsieur Rabagast vos convictions... que je respecte... ne peuvent, pas vous aveugler sur tout ce mondo-là!

RABAGAS

Je sais bien qu’il n’est pas distingué...

EVA

Dites qu’il est laid, mal appris, grossier, horrible! Et vous voilà, vous, homme de cceur, de talent, d’esprit, de tact, de savoir, de génie, môme !...

RABAGAS

Madame!...

EVA

De génie!... associé à des gens qui Vous jalousent, vous détestent, COmme leur Supérieur!... (Gens d’asienllment de Rabagaa. Et comme un aristocral3 que vous ôtes... car par votre mérite, votre éducation, votre instinct du beau, du grand, du délicat, du fin!... vous l'ètes, monsieur Rabagast...

RABAGAS

J’avoue que...

Ést-ce qu'une femme s’y trompe?.,, convenez que vous n'avez

RABAGAS

pas plus lot franchi le seuil de ce palais, que vous vous êtes 6enti, ici, dilaté, heureux!... chez vous!...

RABAGAS

C’est vrai 1 *

Ah! je vous connais bien, allez!... c’est que c’est ici votre vrai domaine!... mais ces gens-là, fi doncl est-ce qu’ils vous comprennent?... Vous me somblez un Paganini qui récolte des gros sous dans la rue, à jouer de l’orgue, quand son violon lui vaudrait au palais une moisson d’or, de sourires exquis et de bravos raffinés!

RABAGAS, alléché.

Je me le suis dit quelquefois!...

E VA

Eh bien! laissez l’orgue!...

RABAGAS, à part.

Ça y est!... (Haut, feignant l’embnrras.) Si Vite?... Comme Ça ?

EVA

Tout de suitel...

Pardon... mais ne trouverait-on pas, ici-môme, que je change bien vite de convictions?

EVA

Mon Dieu ! monsieur Rabagas, permettez! je ne suis qu’une femme; mais j’ai assez pratiqué le monde pour savoir qu’en politique comme en toutes choses, on n’a jamais que la conviction de ses intérêts I

RABAGAS, é part.

Blais elle est très-forte!

EVA. '

Si vous étiez né gentilhomme et riche, n'est-ce pas, vous seriez du parti de la cour, tout naturellement!... l’erreur du

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