HAD AG AS
Mes amis!... mes frères!... (Avec force.) Citoyens!
CH A F Fl OU, tout seul, applaudissant, en hurlant.
Bravo 1
Vous me comblez 1
en AFFIOU.
Sur la table. (On enlève Rabagas que l'on porte sur la table, tous se groupent autour da lui, assis ou debout pour écouter. — Bigorro croque son proQl. )
TOUS, applaudissant.
Bravo I bravo I...
RABAGAS
Citoyens !...
TOUS
Chut I... Silence !... Écoutez !... i
RABAGAS, debout sur la table, continuent.
En disputant au bourreau la tête de Bézuchard I .. Je n’ai fait que mon devoir 1...
voix. j
Écoutez I... Silence donc I... i
ÜG R A BAG AS.
R A BA G AS
Fils d'un père assassin... A-sassin lui-méme !... Membre déshérité de l'ordre social, et doué par la nature d’instinct? malfaisants et féroces... Bézuchard avait droit à tout mon appui. .. Et là où la justice me dénonçait un meurtrier, je n'ai dù voir et je n'ai vu qu’une victimel... (Murmure, d'approbation). Peu m’importait que Bézuchard eût tué un vieillard à coups de sabots... Le vrai coupable, ce n’est pas Bé/.uchard .. (son ! non? ) L’est la nature qui lui. a donné les appétilsdu tigre !... (c'eat ça. ) C’est une société marâtre, où le malheureux, doué de tous les instincts de l'assassinat, ne trouve pas un utile emploi de ses facultés destructive?!
TOUS
Bravo ! bravo I
R > BAG AS
Et enfin, citoyens, qu’était ce vieillard assommé?... Un gardechampêtre !... (Murmure, de mépria.) Cn de ces agents d'une autorité tracassière, qui ne voient dans le mandat qui leur est confié qu’une occasion do vexer les citoyens!... (Ouü oui i } Dès lors, ce prétendu crime n’était même plus de délit commun!.. 11 prenait un caractère politique, qui plaidait d’avance les circons f ances atténuantes. — Non ! assommer un garde-champêtre, ce n'est pas assommer un homme!... C’est écraser un principe 1
TOUS
Oui ! oui !
RABAGAS
Ce système a triomphé!... Bézuchard est acquitté! Il est libre !...
TOUS
Ah!
RABAGAS
Et si ce succès m’inspire un légitime orgueil, ce n’est pas que je l’attribue à ma faible éloquence!