SCÈNE IV
EVA, LE PRINCE
LE PRINCE, de maavaise hnmear*
Ahl il fait bon être de vos amis, madame I — Vous trouvez pour eux une éloquence...
EVA
Allez-vous me quereller? Et de bonne foi, pouvais-je nous donner le ridicule, à moi, de faire la prude, et à vous, de trancher du jaloux?
LE PRINCE
Jaloux !
EVA
Eh! mais, cela y ressemble un peu!
Eh bien, je le suis, c^est vrai! Ce petit monsieur, qui est toujours entre nous, depuis hier, qui vous a connue à Impies, qui vous aime assez pour risquer de telles incartades!...
EVA
Eh bien?
LE PRINCE
Eh bien? Vous avez raison I... Je suis ridicule! Pardonnezmoi, missess et laissons cela !
EVA, s'asseyant sur le canapé.
Et pour parler de choses plus sSrieuses. — Ne m^avezpas tout à rheure exprimé certaines craintes?...
LE PRINCLE.
Des craintes?
EVA
Relativement à la princesse?... Cette affection d'enfance qu'elle a gardée peur le chevalier?
LB PHINGE.
En effet! Et j'ai même tremblé un instant que l'escapade de cette nuit!...
KVA.
Moi aussi!
Ah ! le malheureux,- je Taurais tué!
EYA
C'est précisément ce qui m'a donné l'idée d'éloigner ce jeune homme!*..
LE PRINCE, Tivemént.
Oui! oui! éloignons-le! éloignons-le!...
EVA
Voici une belle occasion... Mon séjour ici, ne fât-il que de quinze jours... «
LE PRINCE
Gomment quinze jours? Nous sommes convenus d'un mois!
EYA
Raison de plus!... Ce séjour est préjudiciable à m^s intérêts. J'ai bien des petites commissions à donner, dont le chevalier s'acquitterait à merveille 1 Paris le distraira!... Nous agirons en son absence.
LE PRINCE, Tiyement.
Et vous resterez!... Vous avez>aison, mîssess; toujours raison!... Il partira! •
EVA
Ce soir! Tout de suite!...,
LE. PRINCE
Mais vos instructions?
Il les recevra!... Signez l'ordre de départ... immédiat. Je le lui ferai remettre par son ami... Et nous voilà bien tran- Quillesl