‹ RabagasChapitre 136 sur 358 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

RABAGAS, TiyemeDt.

Au contraire!... qu'on attelle!... tout de suite ! Et que la voiture vienne m'altendre à la petite porte ! (a désigne le couioir.)

BRIGOLI, surpris.

Parla?

R^BAGAS.

Pour le prince et pour moi !... Mais un cocher aveugle pour tout ce qui n'est pas ses chevaux !...

BRICOLI.

J'en réponds!... Dois-je avec mes hommes?

Inutile! Le colonel nous accompagne; seulement, courez lui dire que Son Altesse, travaillant avec moi, l'invite à n'ôtre ici qu'à deux heures du matin!...

BRIGOLI.

Deux heures !...

Au lieu d'une heure!.. C'est compris?

BRIGOLI.

J'y cours? Mais les prisonnfers qui sont là!

RABI^GaS. '

Amenez-les Umt-

BRICOLI.

Ici?

ra'bagas.

Et seuls?

BRICOLI.

Sans gardes?

RABAGAS, flèrement.

Et moi?

BRICOLI, A lui-môme

C^eSt Richelieu! (Il va aa fond et parle sur le seuil de la porto à uo agent, qui s'éloigne.)

RABAGAS, seul à raTant-seène.

'Je reconâpire! Voilà touti — A la porte du tyran I C'est de tradition! Il n'y a rien pour réussir comme une intrigue de palais 1 Quant aux camarades, un peu- roide Tentrevue; mais ils sont si bètes d'une part, et si... de l'autre... Allons, 'mon petit Rabagas, de l'audace, de l'audace et encore de l'audace ! Et au lieu de gouverneur., je te fai^ dictateur! Plains-toi!

BRIGOLI.

Les voici!

Boni' Allez dormir, maintenant!

BRIGOLI.

Je lais3e mes agents dans le vestibule.

En bas! (a lai-mtoie.) Ils ne me gêneront pas! (Entre çameriip,

Yuillard, Chaffion et Noisette, piteusement par la gauche, rasant le ninr.)

BRIGOLI.

• Oui, Excellence!

YUILLARD, GAMEBLIN et GHAFFIÔU.

(Le regardant d'an air sombre et se serrant la main.) Excellence! I !

RABAGAS, à Bricoli.

Allez I (Bricoli sort avec ses hommes, en sMnclinant profondément, rire amer et contraint des trois amis qui le sairent des yeux iusqu^à sa sortie.;

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