ACTE QUATRIÈME
' R A B A G A s , descendant en scène, à deml-Toix.
Et VOUS n^ôtes pas qu'un. peu idiots, vous! de partir sans mon signal! (surprise.) «
VUILLARD, sur le même ton.
Tu ne le donnes pas I
Parce quMl ne fallait pas le donner!
TÔOS, surpris. ^
Ah!
R JTB A G A s , les imitant et. marchant vers eux.
Ah! .
GHAFFIOU.
Et Tarmée qui trahit et qui cogne sur nous 1
CAHERL1N.
Par ton ordre 1
RABAGAS, mdme jeu.
Vous attaquez !
VUILLARD
Et tu nous coffres!
Vous m*y forcez! Est-ce que je puis avoir Tair d'être avec vous? Ayez donc du génie pour ces animaùx-là! Et faitesvous donc gOttVtçneur, dans leur intérêt. (Ils se regardent arêo
stupeur.) >
GHAFFIOU.
T'avais donc un plan ?
Parbleu! •
GAMERLIN.
Tu ne dis rien !
CHAFFIOU.
Le peuple a cru!..
R A B A G A s , yiveaient.
Le peuple est un âne, et toi aussi... Quoi, malheureux, vous
choisissez pour faire une émeute, l'heure 6ù la révolution est
faite!... où nous sommes au pouvoir!
Toi!
Vous aussi! Après moi!... J'obtiens tout, una charte, une. chambre, un cabinet! moi en tête!... Vousaprès!...
VUILLARD, fronçant le sourcil.
Sans la République?
Oh! bien! Si nous nous payons de mots!
VUILLARD et CHAFFIOU.
Enfin!
RABAGAS, les i]iterron.pant.
Oh ! mes enfants I Ne disons pas de bêtises entre nous, n'est-ce pas. Nous ne faisons pas ici un article pour te Carmagnole. La République, ce n'est qu'un mot : ce que nous vouions, c'est Un fait! — Le progrès!... c'est-à-dire tout ce que nous ji'avons pas! Et le triomphe du peu ple,< représenté par le nôtre! Or le gouvernement qui me donne tout ça... Je me moque bien de son étiquette... Je Tacclanie!... J'ai tout!
VUILLARD, C AMER LIN et CHAFFIOU, protestant.
Oh! • . ■
RABAGAS, continuant.
E^ vous aussi !
CAHERLIN et CHAFFI.0U, tranquillement et avec adhésion .
Tout de même!
Si les questions sociales !...