ACTE QUATRIÈME
RABAGAS, tiraat le billet.
Riais d'un billet, écrit par celte adorable main...
EVAy saisie.
Un billet? de moi, à qui?
Mais à un bel officier, par exemple.
EVA
Un officier, nommez-le donc, monsieur, nommez?
M. de Moral André?
C'est ça,... André I Et ce billet?
EVA
EVA
Le voici I (11 lit.) « Mon ami, qu'est-ce que cette histoire de la nuit dernière? Et cet homme que vous avez blessé !...
EVA, debout, à elle-méipe, arec efAroi.
La princesse!
RABAGAS, contÎQuant à lire en soulignant les mots.
Venez! cette nuit... à l'heure ordinaire, et si vous êtes de garde au palais... comme je crois, ce sera bien plus commode... »
EVA, à part.
Ah! la folle qui écrit!
11 est aisé de voir à qui ceci s'adresse... Et comme fl n'est pas là !
EVA, à elle-même, respirant. ^
C'est qu'il est parti, heureusement!...
RABAGAS, raillant.
Vous me direz peut-être que c'est l'écriture d'un autre?
EVA, vivement.
Non, non ! C'est la mienne I
Alors, fermons la parenthèse I— M. de Mora est chez vous...
EVA
Peu(r-ôtre. (▲ part.) Rusons!
Sûrement! Donc le prince peut l'y trouver, donc il ne faut
pas qu'il nous voie... donc... (Il lui montre U porte de g« ehambre en y\Mi faisant le geste de rentrer.)
Ah ! maudit homme, il nous tient!
RABAGAS, soulevant la portière de la chambre en souriant et lai faisant sl^ne d'entrer.
Allons, allons, missess, allons!...
EVAl.
Pas encore ! Voyons, monsieur Rabagas. (sue s'assied sur le canapé.) En vrais amis, causons, voulez- vous?...
RABAGAS, redescendant vivement.
Vite!... Car le temps presse...
EVA, lut montrant la place à côté d'elle.
Rendez-moi ce billet, et nous concilierons tout!
RABAGAS, assis à côté d'elle.
Concilions d'abord !... .
EVA, très-séduisante.
Vous n'avez pas confiance en moi ?