‹ RabagasChapitre 181 sur 358 · SCÈNE IV Les Mêmes, GAUSSADE · texte numérisé non relu

SCÈNE IV Les Mêmes, GAUSSADE

GAUSSADE j en tenue de campagne, avec un chapean de jardinier; il porte d'one main un

rftteau, de l'aatre ane sonehe de dahlia*

Bonjour, fillette, (n rembrasse.) Voilà le jardinier 'galant!

CÉCILE

Ah ! mon Dieu ! comme vous êtes fait!

CAUSSADE, se regardant avec complaiianee.

Gomme tous les Parisiens pendant Tété.

(U va déposer son râteau au fond du théâtre» à gauche.)

Vous êtes affreux I

CAUSSADE, gaiement.

Oh ! ma bonne amie, un agriculteur ne peut pas s'arrêter à de* mesquines considérations de toilette, (n redescend.) Le moment est solennel I Les campagnes manquent de bras! La terre nourrice voit ses enfants déserter le labeur des champs pour Tîndustrie forcenée de la capitale! C'est aux Parisiens à corriger le mal, et à profiter de la belle saison pour reboiser les forêts, dessécher les marais, fertiliser les landes, et retremper la nature dans leur sein, en se retrempant eux-mêmes dans le sein de la nature**.

(H achève son discours, appuyé sur la table et penché vers Cécile.)

CÉCILE, souriant.

Je ne sais pas où vous vous êtes trempé, mais vous exhalez des parfums. ••

* Benjamine, Gaussade, décile.

** Benjamine, Canssade, Cécile assise.

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