‹ RabagasChapitre 191 sur 358 · ACTE PREMIER. tS · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. tS

HAU&ICB.

Et d'une maladie causée uar un désespoir d'amour, (iboiom Moiinae à le regarder.) Témoin co ifisson mortel qui me prenait tous les deux jours & midi... et qui ne s'apaisait qu'à cinq heures, l'heure de mes rendez-vous !•• . La fièvre du souvenir, du regret^ de l'amour!...

THOLOSAN*

OuL.» ,1a fièvre des marais I

HAURICB.

Hein?

THOLOSAN.

Je dis la fièvre des marais I

MAURICE

Des marais! Une affection de l'âme causée par une trahison!

THOLOSAN.

\ y Une fièvre quarte de l'espèce la plus hénigne^ contractée sur i jiW'^^'Tla Marne, en pochant à la ligne!*

,nJU^v4.

MAURICE

Par exemple!

THOLOSAN.

Voilà ton cas!..*

Va-t'en au diable!...

(n patte à gaiwhe.) ^ THOLOSAN, nenant I loi, etlni Upant rar Tëpaole.

Mon'petit Maurice, tu es bien gentil, bien gentil, bien gentil...' mais tu as un défaut, mon fils... Cesi de prendre le docteur Tholosan pour une hôtel... Je ne suis pas une bête !... J'ai été une bote autrefois, dans une vie antérieure... comme tous les hommes!

MAURICE

Ah! voilà le dada!...

THOLOSAN.

Mais cette existence, que je n'aime pas d'ailleurs à me rappeler, n'a laissé aucune trace en mon individu présent, et je te défie de déclarer à la seule inspection; de mon crftne quefle espèce d'animal j'ai pu être.

MAURICE

Oh ! je ne sais pas ce que tu étais autrefois... mais a^iou^ d'hui...

f Xauiiee, ThoIoMB.

THOLOSAN9 loi prêtant la tôte et le faisant tonner de proilU

Tandis qu'il me suffit de mesurer d*un coup d'œil exercé ce cerveau arrondi au vertex, et développé outre mesure à rocciput^ cet œil vif et rond, et ce nez fortement soudé au visage par l'expansion des narines pour discerner, dans ton humanité présente, tous les caractères de ton animalité passée.

Aht parbleu I je ne serais pas fâché de savoir ae quej'é* taisl...

THOLOSAN*

Sois heureux! Tu étais pierrot!

MAUBICB.

Oiseau !

THOLOSAN, insistant.

Pierrot!... C'est-à-dire animal gourmand, spirituel^ effronté hardi, pillard et lascif!...

MAUfttCB.

Merci!

THOLOSAN, rëpëtant et appuyant.

Et lascif!

VAURICE«

J'ai bien entendu!

THOLOSAN.

Au demeurant, le meilleur fils du monde..* n'était son odieuse manie de se faufiler toujours dans le nid des autres

^ (Il déûgne le plafond avec s» çaone.)

MACBICB.

Tholosan I

THOLOSAN.

Ahl... Tu vois, l'instinct, tu te reconnais!

Je ne sais ce que tu veux dire avec ton pierrot.

THOLOSAN, tranquillement.

C'est qu6 tu n'observes pas les oiseaux, mon fils... Mais sans aller bien loin, tourne les yeux vers cette maison; 'je suis sûr qu*en cherchant bien, tu trouverais sous ce toit un nid d'hirondelles dans lequel s'est glissé un pierrot voyageur. C'était le soir, un soir d'orage. Le pauvre diable était mourant et traînait de l'aile. Le ménage lui fit bon accueil, place & la table,

* TholMon, Hftoricaj

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