SCÈNE VII Les Précédents, HARËGAT ^y tortuit de » etembi
THOLOSAN.
Ah! c'est M. Marécat!... Gomment avez-vous dormi?
lIABÉCATj grinclieax.
Je n'ai pas dormi !
MADAME VIGNEUX.
Ces lits de campagne sont si durs?
yjONEUX. .
Je parie pourtant que le vôta'e était meilleur que le nôtre I
MARÉCAT
Le vôtre ce n'est rien I... Mais le mien! Et puis, ce n'est pas le lit!... Mais j'en ai assez, moi, de la campagne! Les hôtes m'empêchent de boire, les hôtes m'empêchent de manger, les hôtes m'empêchent de dormir I Conçoit-on! On a lïdêe de flanquer le couvert sous la tonnelle!,.. Je ne veux plus qu'on mette le couvert sous la tonnelle... Il me semblait à tout moment qu'il tombait une chenille dans mon verre, et qu'une araignée se balançait sur mon assiette... là, au bout d'un fil, comme ça... (Frissonnant.) Euh!... Je monte me coucher... avec ma bougiel pin I pan ! pan!... voilà les papillons qui me tapent dans le nez, qui me tapent dans l'œil !... Je me déshabille... je n;iemets au lit... je commence à m'assoupir... (imiuiu la i)ourdonne. nent de la mouche.) Bouououh !... Il faut sc lever... C'cst uno grosse mouche!... elle a peut-être le charbon!.,. Je la sens sur mon
^oreille... Je ne bouge plus ! (S*appliquant une caloltesur roreille.) Biug!...
je la manque et je m applique une taloche!... Furieux!... je cours après, en chemise, mon bonnet de coton à la main... et je saute sur les chaises, sur la toilette... sur la table-de nuit !... Elle vole à la fenêtre!... (nasant le geste de frapper.) Boum !... je casse un carreau !••• Mais au moins la mouclie s'en va! *
Àhl
* Madame Vigneax, Tholosan^ Uarécat, Yigoeax.
IfABÊCAT.
Âh ! oui attendez donc I Ce n'est pas fini 1... Je me recouche !..• Les petits cousins se disent : Ah! bon!... voilà le momentl... Et je te pique par ci... et je te pique par là! Je bondis à terre, )e me frotte d'ammoniaque... une odeur!.,. Et je cuis partout!... Mais au moins je ne s,ens plus les piqûres l.,«
TOUS
Ah! '
MARÉCAT
Je me recouche!... et je commence à sommeiller... Voilà un gueux de chien qui aboie tout au loin, un^ autre qui lui répond plus près, et celui de la maison oui réplique sous ma fenêtre, et une conversation des trois à aevenir fou!... Quand ils se sont tout dit... je me rendors en^re, et cette fois tout à fait.
TOUS
Ahl
MARÉCAT
Ahl oui... va te promener! Je suis réveillé en sursaut!... Coquorico!... C'est le chantre du matin qui m'avertit que le soleil se lève!... Et qu'est-ce que ça me fait à moi que le soleil
♦ se lève? Jour de Dieu ! Je fais comme lui, hors de moi, enragé, et donnant au diable la campagne et toutes les bêtes qui
: l'habitent... moi le premier!...
Le fait est que les coqs !...
MARÉCAT
J'ai donné ordre {|,u domestique de les étrangler!
TOUS
Les coqs!
MARÉCAT
Tous les coqs !.•• et les chiens aussi! ^
THOLOSAN.
Diable!... vous qui n'aimez pas à déranger! Ça va les déranger, ces bêtes 1...
MARÉCAT*
jÇa m'est égal!.,. Il fiaut que je dorme!... Quand je ne dor» pas, moi, je bâille toute la journée!... C'est ennuyeux!
THOLOSAN.
Pour les autres, oui!
* Marécat, Tholosan, madame Ylgaeaz, Vigneai