‹ RabagasChapitre 239 sur 358 · ACTE TROISIÈMB. S · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈMB. S

VIGNEUX,

Car, après tout, ee que tu me demandes là n'est pas précisétnejî honnête I

MADAME VIGNEDX.

Pas précisément!

CÂUSSADE.

Merci I...

VIGNEDÏ.

Tu cherches à pousser ton jeûne homme par faveur, au détriment de vingt autres I

MADAME VIGNEUX.

Qui valent mieux que lui I...

VIGNEUX.

Et vouloir que je donné la main à ce tripotage, sous prétexte d'amitié... C'est... branchons le mot!... c'est de l'intrigue!...

MADAME VIGNEUX.

Tout simplement!

(Elle Ta s'asseoir dans le fauteuil.) CAUSSADE. •

Eh bien, dites de la corruption!,., et ajoutez que je suis un profond scélérat !

VIGNEUX.

Mon Dieu I je ne dis pas cela l

(Il remonte et Ta s'asseoir sur le canapé.) CÂUSSADE, allant à lui.

C'est heureux!... Ah! ça, tu te moques de moi, dis donc I... Ce n'est pas sérieux ! Si je t'avais répondu de telles calembredaines toutes les fois que tu as fait appel à mon crédit et à ma bourse!..»

Àhl nous y voilà!

MADAME VIGNEUX.

Des reproches!...'

VIGNEUX.

Qu'est-ce que je vous disais, madame Vigneux?

MADAME VIGNEUX.

Cela doit toujours finir par là!...

^ CAUSSADE, passant derrière Vigneui^iet prenant le milieu de la scène»

Hais non !.«• Mais^ en vérité^ vous me îaXf^ dire des choses t..«

VI6NEUX. .

Ah! mon Diea!... ne te gêne pas... va... nous sommes faits pour tout entendre!...

MADAHE VI6NEUX.

Quand on a eu dans sa vie le malheur de recourir aui autres 1...

CAUSSADE

Mais c'est vous qui...

VIGNEUX.

Dis tout de suite que ^u veux me faire payer les services que tu as pu me rendre?

Mais non, seulement...

VIGNEUX.

Âh!... si j*avais pu croire en acceptant que je vendais ma conscience!...

CAUSSADE, éclatant.

Âb ! la conscience!... J'attendais la conscience! Mais, jour de Dieu!... gai*de-la, ta conscience... Qu'est-ce que tu veux que j'en fasse... de ta conscience?... Voilà quarante-cinq ans qu'elle n'est bonne à rien !...

VIGNEUX.

Caussade, ces paroles...

CAUSSADE

Âb! parce que tu es mon ami!... Âht si tu n'étais pas mon ami!... si je ne te connaissais pas du tout, je serais poli!... je te cacherais tes vérités... mais avec un ami... jamais I... l'intérêt même que je te porte m'ordonne de te dire des choses désagréables; je ne veux pas être accusé de complaisance, de camaraderie et de favoritisme!

(Il passe à gaudie.)

Page 1