SCÈNE IV
CAUSSADE, VIGNEUX, MARÉCAT, LANCELOT, DE LA RIGHAUDIÈRE, pais ABDALLAH*.
(Lancelot et la Richandière en grande tenae de yisite.) CAUSSADE, allant à Lancelot poar lui donner la main*
Tiens! c*est M. Lancelot!... (s'arrèunt.) Eh! mon Dieu!... cette figure I... Vous avez perdu un de vos parents?
LANCELOT
Pennettez-moi, cher monsieur Caussade, de vous présenter, ainsi qu'à ces messieurs, M. Oclave-Ilonoré-Benoît de la. Richaudière, qui a bien voulu se joindre à moi!...
CAUSSADE, saluant d'un air étonné.
Monsieur est le bienvenu!... (se hemlam avec Abdallah, qui entre avee une
koîte de pistolets et des sabres.) Qu'CSt-CO qUC C'eSt que Ça?
(Lancelot et la Rlchaudière s'entretiennent au fond pendant la pcUte scène suivante.)
ABDALLAH
Ça?... c'est les outils !...
CAUSSADE
Les Qutils?
ABDALLAH
Pour épousseter le col du voisin !
(II pose le totft sar le canapé.) CAUSSADE, sans comprendre.
Le voisin?
MARÉCAT
Oui ! L'homme à la souche !
(Uéme jeu de Caussade, qui les regarde aïternatÎTSment d'no air stnpèraît.) >. VIGNEUX.
Courtenot!...
f La Bichandière, Lancelot, Abdallah, Caussade, TijEneuz, Harécat.
ABDALLAH
Nous sommes allés chez lui !...
MÂRÉCAT^ truqmllement.
Et nous avons arrangé ton affaire?... Tu te batâ*
Je me bats?...
ABDALLAH»
Voilà ses témoinsl... (toi frappant tnr ripaille.) Ahl le goulu I.«. il est enchanté... Tenez... ça lui rappelle TAfriquel...
V16N£UX, atee intention.
Tu vois que quand il s'agit de te rendre un service sérieux...
CAUSSADR, hébéti.
Ahl ça, VOUS croyez que je vais...
ABDALLAH, Pécartant.
Ne bouge pas!... ce n'est plus ton affaire!... c'est la nôtre!...
(Il fait signe à la Richaadière et à Lancelot de â'aaâeoir.— Vignenz et Abdallah Be tiennent debout près du canapé. — Marécat s'est assis snr une chaise.)
LANCELOT
Messieurs!... nous n'aurions pas accepté, M. de la Richaudière et moi, la mission toute délicate qui nous est confiée, si nous n'avions eu, in petto, l'espoir d'empôcher entre deux galants hommes un conflit toujours regrettable (ici, caus-ade, rassuré, s'assied entre Marécat et Abdallah) ct de douncr à Cet entretien Ic Caractère tout pacifique d'une mission conciliatoire.
DE LA BICHAUDIÈRE, appuyant.
Parfaitement !
CÂUSSADE, se levant pour serrer la main de Lanc^ttok
Mon cher M. Lancelot!...
ABDALLAH, le faisant ra«seoir.
Pardon!.». Laisse parler tes témoinsl...
Et nous demanderons d'abord à ces messieurs s'ih ont qualité pour nous offrir, sur l'épithèle employée par M. Coiirtenot, des explications meilleures que celles qui nous onlcié données tantôt?
CAUSSADE, voulant te Uver.
Mais, c'est inutile I...