SCÈNE II THOLOSAN, CÉCILE
CÉCILE, flévreuse, inquiète, sortant de la bibliothèque.
Vous êtes seul?
THOLOSAN,
Oui, madame...
CÉCILE, tombant assise dans le fauteuil, à gauche.
Ah! docteur!
THOLOSAN, cherchant à la rassurer.
Voyons! madame... Il ne faut pas se laisser abaltre ainsi!.,,
CÉCILE
Mon mari?
THOLOSAN.
Je ne Tai pas vu!.. . Est-ce qu'il n'est pas rentré, hier au soir î
CÉCILE
Rentré.. . qui?... Ah! oui!... J'ai la ièie perdue! Je ne sai5
Elus ce que vous me dites !... Ah 1 quelle nuit j'ai passée, mon ieu!
THOLOi=AN.
Est-ce qu'il y a eu enti;c vous?...
* Cécile, Tholosan.
m NOS INTIMES!
CÉCILE
Non!... Rien !.. Il est rentré à une heure du matin... En l'entendant monter, je m'étais jetée toute habillée sur mon- lit, et je faisais semblant de dormir... Il est venu à moi... il a écarté les rideaux... Je ne bougeais pas, mais mon cœur battait... Il aurait dû l'entendre..;. Il est resté un moment à me regarder... Je ne Fsyais pas ses yeux... Je les devinais... et ils me faisaient peur!... Alors, il s*est promené dans la chambre... puis, tout à coup, il a ouvert la fenêtre... et au lieu de se coucher, il s*est accoudé au balcon pour regarder le jardin, et ainsi toute la nuit... Et ce que je souffrais, moi, pendant ce temps-Jàl... Enlin, au petit jour, il est descendu et depuis je ne Tai plus vu... Et j*ai besoin de le voir... Comprenez-vouscela, je le cherche!.,. Je le cherche, avec une peur horrible de le rencontrer!...