SCÈNE VU
CAUSSADE, MARÉCAT, VIGNEUX, Madame VIGNEUX,
ABDALLAH
(Vignenx entre da fond, et apercevant Caussade, il fait signe à Abdallah, à Marëcat et à madame Vigaeni d'entrer. — Puis il descend par la gauche et vient à Gaussade lui prendre la main et la serrer d'un air de condoléance. Caussade, occnpé de ses lettres, répond an serrement de main sans le regarder. — r ]Mêai« jea d'Abdallah, qai secoue la main. — Fuis de Marécat, qui le fait avéo senti* ment. — Tons Fentonrent *.)
MADAME VIGNEUX^ aonpirant.
Mon bon monsieur Gaussade!...
(Silence. — Ils le regardent avec mélancolie.) CAUSSADE, repliant ses lettres et le'j serrant à mesure.
Comment avez-vous passé la nuit ?
(Les amis se regardent, rarpris de sa tranquillité.) yiGNEUX. ^
GAUSSADE.
MARÉCAT
La nuitt
Ouil
Pas mal, et toi?
CAUSSADE
Oh ! moi, comme un homme qui n'a pas fermé Toeil !•••
MABJCATy mélancoliquement. ^
Naturellement I
CAUSSADE
Mais non, ce n*est pas naturel du tout !
VIGNEUX.
Marécat veut dire qu*à la suite d'une nuit pareille..;
(Ils seconent la tète avec intention.) CAUSSADE, tranquillement.
On a envie de dormir, c'est vrai I.., J*ai la tête lourde... Voulez-vous rae permettre d'écrire deux mots de réponse?...
(Il va à la table et écrit pendant ce qui sait. — Les intimes se rassemblent tons à gauche à ravant-scène d'un air très-surprié.)
ABDALLAH, à Vigneux et à Marécat, à demi- voix *.
Ah çà! qu'est-ce que vous me chantez, vous... <iue sa femme ?...
* Vigneux, Marécat, Gaussade, madame Vigneux, Abdallah. ^ Yignenx, Mwéeat, madame Vigueur, Abdallah.
14« ffOaiNTillKSI
inCNJEUX^ ttiq>éfaiU
C'est inconcevable !..i Ce sang-froid t
HADllUt VIGNEDZ, d'un tOO àklOà.
Il n*y « doue cieti «ut
VXGN£I7X«
Wit hil èiÉm dofi&é le change K>«
MADAME VIGNEUZ^ à MU nuorl.
Ces maris sont si têtes 1 ...
lUHÉCAt.
A qui le dites-vous).««
ISDAIXAS.
Sacrebleut Moi qui espérais qu*oo allait se Vattrè un péul Pas de cbancel...
Du moment qu'il accepte sa position! Car c'est Ûti bottrtne qui accepte sa position 1...
MAIUIU ViGNEUX.
Oui, c'est gentil!.*.
MABÉCAT.
On lia subit*, tuais «ù ne raecefte f^U>^ Moi j» l'ai «ibie toute ma vie... mw je m l'ai jamais accâptée !.••
VIGNEUX.
C'est ignoble ! ^
VABAH^ Vl6«£0t.
Un ménage à trois!... Monsieur Vigneux, j'espère que nous n'allons pas rester longtem^^s dans uae maison jpareilie!,«.
MAHéCATy tëideseendant.
Et moi donc! Quel exemple pour R&pbaéM... Voyez donc
se dtotit !%aïTement :
Et moi donc! Quel exemple pour «a ftapbaêl... A ràg« où ie cœur m forttie... « (Test comme cela icil... »
ABDALLAti, il loi -»***.
C'était comme ça chez papa!...
C'est donc partout comme ça!...
VIGNEUI.
Seulement^ cela nous apprendra à rendre service à nos amis!