SCÈNE PREMIÈRE
CORNÉLIUS, BALTHAZAR, puis TRIC AMP dans la coulisse.
Au lever du rideau, le cabinet est dans le plus grand désordre. Les deux cartons supérieurs du cartonnier sont gisants à terre, à ïlemi brisés, et tous les papiers qu'ils contenaient se sont dispersés par toute la chambre. Sur la table, un gros portefeuille de maroquin est renversé, la serrure brisée, béant, et a versé sur le tapis et la table une foule de lettres de toutes dimensions. — Le secrétaire a été forcé. Toute la partie du couvercle adhérente à la serrure est déchiquetée, hachée, et la serrure pend, tout d'une pièce, le pêne n'étant pas sorti de lagôche. Le couvercle arraché pend de côté, de manière à laisser voir l'intérieur du meuble et plusieurs tiroirs dont deux seulement sont sortis de leurs alvéoles. — Au-dessus du secrétaire, dans le mur, un peu plus haut* que la boiserie, une sorte de couteau persan est fixé dans In cloison. Au plafond, le fil de fer de la sonnette dont le cordon se trouve à droite de la porte, et qui traverse au fond toute la décoration, est brisé au-dessus du secrétaire, les deux fragments du ni sont pendants, et l'un d'eux, le plus long, celui qui communique avec le cordon, parait tordu à son extrémité, en forme d'anneau. — Balthazar et Cornélius, le flambeau à la main," contemplent ce d 'gôt avec stupeur. — A terre, un petit coffret d'acier fermé.
CORNÉLIUS*
Ah I mon Dieu! — Maïs qui a fait cela?
l. Balthazar, Cornélius.