‹ RabagasChapitre 318 sur 358 · ACTE DEUXIÈMF · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈMF

BÂLTHAZAR, courant d'un objet à l'autre.

Et le portefeuille I... et le cartonnierî... et le secrétaire!...

CORNÉLIUS

On a pris l'argent?

BALTHAZAR

Trois cents florins, quinze cents ducats... Tout disparu!... Tout, et le coffret aux bijoux?...

CORNÉLIUS, vivement.

Gela? (Il ramasse le petit coffre d'acier.)

BALTHAZAR, l'ouvrant.

Vide!... On a tout pris, jusqu'au médaillon.

CORNÉLIUS

Le médaillon aussi !...

^ BALTHAZAR

Oh! le misérable. Il m'a pris mon médaillon!... Au voleur! (n

court à la fenêtre, qu'il ouvre, et crie dehors.) Au VOleurl...

CORNÉLIUS

Mais ne crie pas!...

BALTHAZAR

On a pris mon médaillon, ma fleur, et tu ne veux pas que je criel...

CORNÉLIUS, oherchant à le calmer.

Mais... voyons!...

BALTHAZAR, hors de lui.

Pardieu! Je me moque bien de l'argent! mais le médaillon!... C'est mon mariage, c'est mon bonheur. Je n'oserai plus me présenter devant Sara : j'aurais l'air d'avoir menti.

CORNÉLIUS

Écoute!

BALTHAZAR, sans l'écouter.

Non!... Le bourgmestre monsieur Tricamp loge en face!... Je vais le réveiller, moi!... (a la fenêtre.) Monsieur Tricamp, réveillez-vous!... levez-vous 1... Au voleur!...

TRI CAMP, dehors.

Hé! làl... monsieur... Quel tapage!. .

BALTHAZAR, à la fenêtre.

Ah! monsieur Tricamp... vous êtes dans la rue?... C'est le ciel qui vous envoie.

TRICAMP, dehors.

Prenons que c'est le ciel... je rentre du bal!... Qu'y a-t-il donc?

BALTUAZAR.

Je suis volé, monsieur Tricamp I... Ou a dévalisé mon cabinet, mon secrétaire!... Venez voir!...

TRICAMP.

Ail! diable!... Je vais voir en effet!... Le temps d'ôter ces habits de bal, et je suis à vous!

BALTHAZAR

Non, non! monsieur le bourgmestre; tout de suite, s'il vous plaît!

TRICAMP.

Laissez-moi du moins le temps de mettre à sa porte cette aimable dame à qui je donne le bras! (on entend le marteau d'une

porte.)

BALTHAZAR

Mais, monsieur...

TRICAMP.

Mais je vous dis que je suis à vous!... Et voici justement trois agents qui accourent à vos cris!... Ouvrez-moi !

Jy vais! (n sort par le fond. Cornélius, seul en scène, va d'un objet à l'autre.)

TRICAMP, dehors.

Chère madame, permettez-voi de baiser votre belle main.

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