ACTE TROISIÈME
GUDULE
Mon Dieu! mon bon maître! qu'est-ce qu'il y a donc?... ils m'ont réveillée si brusquement... Ahl mon Dieul qu'est-ce
qu'on me veut donc ?... (Tricamp fait signe aux agenta qui sortent.)
BALTHAZAR
Raésure-toi, ma bonne Gudule I ce n'est pas de toi qu'il s'agit. . . mais on a commis un crime ici... on m'a volé !
GUDULE
On a volé ?
BALTHAZAR
Oui.
TRiOaMP, prenant la chaise à gauche, et grasseyant.
Oui, ma bonne femme ! et nous cherchons le coupable.
GUDULE
Ahl mon Dieu! mais jamais ce n'est arrivé, çal... mais voilà trente ans, monsieur, que je suis ici... et il n'a jamais disparu une épingle!... Ah! mon Dieu 1 mon Dieu! il fallait que ça arrivât avant que je fusse nporte !
TRICAMP.
Voyons, ma brave femme, voyons 1
Personne ne songe à t'accuser, entends-tu bien ?
, GUDULE
Oh! je le pense bien, notre maître! mais si on a volé quand j'étais là, c'est donc ma faute aussi !
TRICAMP, assis.
Eh bien, voilà justement ce, qu'il s'agit de savoir, ma bonne Gudule.
BALTHAZAR
Parlez un peu plus haut, vous savez qu'elle est sourde.
TRICAMP.
Ah! oui, c'est juste!... (Élevant la voix.) Nous voulous savoir si vous étiez là, quand on a volé?..