‹ RabagasChapitre 339 sur 358 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

BALTHAZAR

Ne pleure pas, ma bonne Gudule, tu vois bien que ce n'est pas toi qu'on accuse.

GUDULE

Mais qui donc alors, monsieur?. .. Qui donc?. . . Sainte-Vierge ! . . . est-ce que c'est Ghristiane!... (siience.) Vous rie répondez pas! ah ! monsieur, ce n'est pas possible!

CORNÉLIUS, vivement.

N'est-ce pas, ma bonne Gudule ?...

GUDULE

Ghristiane... monsieur I Cette enfant-là qui vient du bon •Dieu ! c'est le bon Dieu, monsieur, qui l'a fait venir dans notre maison I et c'est si bon, si doux, si pieux!... Ah! si vous la connaissiez!

TRIGAMP, debout.

Mon Dieu oui., ma bonne... mais voyons... puisque ce n'est pas vous!. .

GUDULE

Ah! je l'aimerais mieux, monsieur... J'aime mieux qu'on m'accuse... accusez-moi! tenez! Une vieille comme moi, qui suis toute finie! Qu'est-ce que ça me fait?... J'irai bien rendre mes comptes là-haut, et ça ne tardera pas... mais celle-là?... je neveux pas qu'on y touche, monsieur! — Monsieur Balthazar, n'y laissez pas toucher ! c'est sacré cette enfant-là !

TRICAMP.

Voyons! voyons!... (Les agents reparaissent.)

GUDULE, à Balthazar.

Ne l'écoutez pas, monsieur, ce méchant homme-là ! Je vous dis que c'est lui qui mène tout!

TRICAMP*, aux agents.

Éloignez-la!

GUDULE, pendant qu'on l'emmène.

Ah! mon Dieu! mon Dieu! c'est la fin de la maiso'n! 11 n'y aura

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