ACTE TROISIÈME
BALTHAZAR
Ne pleure pas, ma bonne Gudule, tu vois bien que ce n'est pas toi qu'on accuse.
GUDULE
Mais qui donc alors, monsieur?. .. Qui donc?. . . Sainte-Vierge ! . . . est-ce que c'est Ghristiane!... (siience.) Vous rie répondez pas! ah ! monsieur, ce n'est pas possible!
CORNÉLIUS, vivement.
N'est-ce pas, ma bonne Gudule ?...
GUDULE
Ghristiane... monsieur I Cette enfant-là qui vient du bon •Dieu ! c'est le bon Dieu, monsieur, qui l'a fait venir dans notre maison I et c'est si bon, si doux, si pieux!... Ah! si vous la connaissiez!
TRIGAMP, debout.
Mon Dieu oui., ma bonne... mais voyons... puisque ce n'est pas vous!. .
GUDULE
Ah! je l'aimerais mieux, monsieur... J'aime mieux qu'on m'accuse... accusez-moi! tenez! Une vieille comme moi, qui suis toute finie! Qu'est-ce que ça me fait?... J'irai bien rendre mes comptes là-haut, et ça ne tardera pas... mais celle-là?... je neveux pas qu'on y touche, monsieur! — Monsieur Balthazar, n'y laissez pas toucher ! c'est sacré cette enfant-là !
TRICAMP.
Voyons! voyons!... (Les agents reparaissent.)
GUDULE, à Balthazar.
Ne l'écoutez pas, monsieur, ce méchant homme-là ! Je vous dis que c'est lui qui mène tout!
TRICAMP*, aux agents.
Éloignez-la!
GUDULE, pendant qu'on l'emmène.
Ah! mon Dieu! mon Dieu! c'est la fin de la maiso'n! 11 n'y aura