‹ RabagasChapitre 346 sur 358 · ACTE TROISIÈME. «I · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME. «I

t'ait!... C'est fini... on ne dira plus rien, on ne te demande rien. Mais puisque tu m'aimes I tu ne veux pas mon malheur, n'est ce pas? Eh bien I je t'en supplie, si tu sais où est mon petit médaillon!— Je ne te demande pas où il est... entends-tu, je ne veux pas le savoir! — mais par le nom dema mère, que tu appelais ta mère aussi, fais que je le retrouve et qu'on me le rende! Tout mon bonheur en dépend! Rends-moi mon médaillon!.,. Dis?... veuxtu me le rendre?...

GHRISTIANE, se tordant les mains avec désespoir.

Oh ! s'il était dans le sang de mes veines, ^vous l'auriez déjà!

BALTHAZAR, insistant.

Christiane!...

GHRISTIANE.^

Mais je ne l'ai pas!... Je ne l'ai pas!... Je ne l'ai pas!... (Eiie se

lève en peùrlant.)

BALTHAZAR, se redressant avec colère.

Mais, malheufeuse ! . . .

CORNÉLIUS, l'arrêtant.

Balthazarl...

CHRISTIANE, éperdue.

Quand vous m'aurez rendue folle, ce sera fini, n'est-ce pas?

(Elle retombe sor le fauteuil et se détourne, la figure dans ses mains, comme décidée à ne plus répondre.)

BALTHAZAR, désespéré, d'une voix sourde.

Rien! nous ne saurons rien!

CORNÉLIUS*

C'est qu'il n'y a rien à savoir !

T R I C A M P ) essuyant ses yeux et son lorgnon, et à demi-voix.

Voyons, voyons, nous sommes là à nous attendrir! c'est ridicule! Ferme là! Redevenons bourgmestre! J'ai surpris un mot tout à l'heure au milieu de mon émotion : elle a parlé de bohémienne! hein?

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