ACTE TROISIÈME. «I
t'ait!... C'est fini... on ne dira plus rien, on ne te demande rien. Mais puisque tu m'aimes I tu ne veux pas mon malheur, n'est ce pas? Eh bien I je t'en supplie, si tu sais où est mon petit médaillon!— Je ne te demande pas où il est... entends-tu, je ne veux pas le savoir! — mais par le nom dema mère, que tu appelais ta mère aussi, fais que je le retrouve et qu'on me le rende! Tout mon bonheur en dépend! Rends-moi mon médaillon!.,. Dis?... veuxtu me le rendre?...
GHRISTIANE, se tordant les mains avec désespoir.
Oh ! s'il était dans le sang de mes veines, ^vous l'auriez déjà!
BALTHAZAR, insistant.
Christiane!...
GHRISTIANE.^
Mais je ne l'ai pas!... Je ne l'ai pas!... Je ne l'ai pas!... (Eiie se
lève en peùrlant.)
BALTHAZAR, se redressant avec colère.
Mais, malheufeuse ! . . .
CORNÉLIUS, l'arrêtant.
Balthazarl...
CHRISTIANE, éperdue.
Quand vous m'aurez rendue folle, ce sera fini, n'est-ce pas?
(Elle retombe sor le fauteuil et se détourne, la figure dans ses mains, comme décidée à ne plus répondre.)
BALTHAZAR, désespéré, d'une voix sourde.
Rien! nous ne saurons rien!
CORNÉLIUS*
C'est qu'il n'y a rien à savoir !
T R I C A M P ) essuyant ses yeux et son lorgnon, et à demi-voix.
Voyons, voyons, nous sommes là à nous attendrir! c'est ridicule! Ferme là! Redevenons bourgmestre! J'ai surpris un mot tout à l'heure au milieu de mon émotion : elle a parlé de bohémienne! hein?