‹ RabagasChapitre 347 sur 358 · Cliristiane, Cornélius, Tricamp, Baltiiazar · texte numérisé non relu

Cliristiane, Cornélius, Tricamp, Baltiiazar

BALTHAZAR, de même.

Ouil c'est une enfant de saltimbanques recueillie par ma mèrel

TRIGAMP, YiTement.

De saltimbanques! (Montrant la chaise qui est restée sur la commode.) Je

comprends maintenant I . . . je comprends !

CORNÉLIUS

Quoi?... parce que...

TRI CAMP, l'interrompant.

Elle a aussi parlé d'un vol?

BALTHAZAR

Hélas, oui! c'est vrai! elle avait volé ma mère dans une église!...

TRiCAMP.

Eh ! allons donc I A cinq ans!

CORNELIUS

TRICAMP.

L'âge n'y fait rien! Le germe y était! — Et maintjBuant, monsieur le savant, je vous permets l'émotion et à moi aussi, quoique ce soit très-ridicule, mais je ne vous permets plus le doute, par exemple I

CORNÉLIUS

Le doute! moi! Je vous ai dit que je l'en croirais à peine, si elle s'accusait elle-même! Et après ce que je viens de voir et d'entendre, devant ce désespoir et ces larmes, je douterais encore? — Oh non! Vous avez bien raison : je n'ai plus le droit de douter! Je ne doute plus!,., je ne doute pas de son innocence!

TRICAMP.

Do son innocence!

CORNÉLIUS

Oui! oui! de son innocence! Oui! oui! mille fois oui! J'en mettrais maintenant cette main et celte tête à couper.

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