‹ RabelaesianaChapitre 17 sur 91 · CHANOINE DE SAINT-GATIEN DE TOURS · texte numérisé non relu

CHANOINE DE SAINT-GATIEN DE TOURS

<^ -x^ rîT* 4^ i'^ rfr* *^ ^^ r|r* r^r* ri:"-' «^ rp> *^ «y> f^ «x^ «^ir* r|ri f^ «x^ r|7i rjrs î*.'*

cJvj tjj Oo îi--? tji^ i^tj «lXs çj-,-: ç7v-5 tXs ct^? <t2-.i itX-'^ tXs «L^s ç7ô cX> i^^ «Xj çX>»)f <•

^(<j r^^ f^ t^ ep «~i^ r^ f^p s^- «^ f ^« «^|r* rp rp) «^ '"^f • ojfi '"J'* «x- *"2: > f :irs r^^ s^|:« -^y

"PTiEFodCE

E V Eschole pantagruélique (le Rabebais un des plus fervents disciples fut le bonhomme Beroalde de Verville, chanoine de Saint-Gatien de Tours, auteur du Moyen de parvenir, œuvre contenant la raison de tout ce qui a été , est & sera. Au dire du gay chanoine qui le transcrivit et le compila pour notre avancement en toute sagesse, mêlant sans distinction glose et texte, annotations, apostilles et interprétations, le principal mot du guet du Moyen de parvenir est d'avoir de l'argent : aux moines pour se soûler et besogner leur soûl ; aux gentilhommes

^"^t^ i%s îXs cÀ5 jXj îXî tio cjJo îXs cXs tJo t%j iXi çÀ; «JÎo cX? cX? cXs cXs iÀJ cAj c^tX^

*gi- 52 PRÉFACE '^3*

^Q^. pour paroitre ; aux ambitieux pour se faire .^<.

^2(. mistigorifier, comme petits de'mons au plrt ■^•^

4 d'une pelle ; et aux autres, pour avoir du con- tj*

4 tentement, en vérité, et non en songe. •'s*

^ Bien qu'il prétende, le digne homme, que "'é*

'^ les textes et mémoires de son livre soyent '^'^

^'à' mêlés de toute sapience, moyens, éléments et '^

^ enseignements a bien vivre, et conseille aux .^

r. dames, qui ont les oreilles chatouilleuses, de •,.

ç- peur de rire, de le lire tout bas ou de nuit, .;^

^e^ durant laquelle la honte dort, je ne sçaurois, ,^j^

^t^ pour ma part, les encourager a suivre ce -r^*

*'^- conseil canonique. '^j*

*^^ Car, quoi qu'en dise le joyeux chanoine "'p*

•'"ï" tourangeau , son livre n'est pas un globe '■?*

^^^' d'infinie doctrine, tout farci de science misti- '9

,? gorique et concluante, mais une olla-podrida, '^

,: un pot-pourri ressemblant a l'écuelle du pire ..^^

4 Guyon. ^ ^ .|j.

^;Ji. Ce bonhomme Guyon, à l'âge de cent ans, -î^i^

^'^. se mit a vivre capiichinement. Il avoit été page i^

•>9' de chez le roi ; puis il étudia, fut à la guerre, "^o*

**&• se fit cordelier, s'en retira pour être huguenot, ''3*

"^c^' se fit savant, devint ministre, mangea tout, puis ""i?*

*f se mit a demander sa vie. On lui donnoit de "^

f tout ce qu'il lui falloit, qu'il mettoit en son ^

J écuelle, pain, chair, soupe, potage, vin, sert, .^^

A^joTo îJo oT-j iXi îJ-J i%s îTo tTo tXi <l,"j3 çJo î3j t^Tj îXî (LJJ t|j çJo çlj çlj çlo cXs cXj>:v+

^iep<±iefi(±i i^ ifi w~fi -.^ «Ts J^-i ..-Il /r.' ^T- ^-Ti *T-' ' r^ ^t^ i^- -.'Tï ^Tj sTï fTi^*

^' dessert ensemble. Et on lui disoit: « Pourquoi J

(^ ne mangez-vous et buvez-vous d'ordre et à ^y

^Çh, « — Ha, ha, disoit-il , lourdaud, mon ami, À^

♦?-t. puisqu'ils se doivent mêler au ventre, il n'y a -P^,^

+^-'' point de danger de lui envoyer tout déjà mêlé.» -^V

*•?• De même, Beroalde de Verville, par la raison -'!^

*;^' que tout devant être mêlé en notre cervelle, '^■-'^

'^'^' tout lui doit être baillé et servi mêlé , a mis ':*

,: et rebrassé dans son écuelle , — c'est-à-dire :,

J dans son livre — • beaucoup de choses sales que •;.

j^i, les dames, aux oreilles les moins chatouilleuses, .^^

^i et à la bouche la moins fine et délicate, ne ^5^

♦'^-'■. pourroient ouir et avaler sans rougir. -t^*

•»-*:-' Aussi le Alqyen de parvenir, cette écuellée ■*?<•

*^' de grivoiseries et de gauloiseries archisalées, "^

*':** de crudités et de nudités sans voiles ni "^

*:; chemises, n'est-elle ni un banquet de pure J*^

i philosophie, comme celui de Platon, ni mesme J

e, d'os médullaires, assaisonnés de fines drogues Jj.

^çi^ de bien plus grande valeur que promettoit la 3<.

^4, boyte, paincte pour exciter le mond*^ à rire, ^<.

*2^ tels que les servit maistre Rabelais. ^4»

•>?(' Cependant, comme il est dit que dans les •f^-O'

♦^-'' immondices et le fumier d'Ennius, il se ren- -^B^

^''^ controit quelques perles, de mesme dans le "§*

*■;"*' Moyen de parvenir du chanoine de Sainct- V*'

A^cs ^Xi 'iXs îJ^i ilîlj tiL> î^-j «^ îj^ <t^ fjL? iX> î^o ««^ î:^ «j^-î tjj ç;?^ tjj i;^ î.^ ^Xs zXiXp-^

^2,. Gatian de Tours, il se trouve moult jolis contes ,,^^

^fn, et naïfves peintures des mœurs de ce bon vieux .^^^

^^' temps, regretté par de bonnes âmes qui n'en +^^

♦^■- ont jamais connu et scruté le parfond, -^

*-?■ Particulièrement, à l'exemple du curé de 'v*

*''^' Meudon, le chanoine Beroalde de Verville, qui 'i^

*•' connoissoit bien ses congénères ecclésiastiques, ''•f^

A chanomes et mornes, a levé le voue et la robe '.

.r* qui cachaient leurs vices et les revetoient, aux ..

^1, yeux'des ignorants et des dévots, des apparences ..v^

^',. de la vertu et de la sainteté. .;'^

<.'■'• Sa conclusion , si toutefois on en peut -^^

•>}• trouver une dans son livre, est-elle celle-ci : ■{;*

*!•'• « Or çà, mes bons amis, vivons en liberté » ? ■'^:<'

*f Je l'ignore, de même que je ne pourrois '^é^

*^r affirmer qu'il fut ou ne fut pas athéiste. Il ne î*

,: se défend pas trop de cette accusation qui ':

^.^ mcnoit droit au tas de ragots. ^^

^•,. « On m'a dit, dit-il, qu'il y a quelques J^

^i « malotrus qui ont dit : Voici des traits .3<.

<.;. « d'athéiste ! — Endà je n'en sais rien ; je m'en •§<.

<•;■<• « rapporte à eux. Si j'ai rencontré à dire -^-^

'*^'' « leur naïveté, ça été sans le savoir. Je joue au '*'.''*'

'^-^ « colin-maillard; je prends ce que je trouve. » "^^^

*/ A ceux qui l'accusent d'être un moqueur, un '^i^

;,• contempteur, Beroalde de Verville répond que ï

A les bonnes religieuses diront de lui : « Il est ^.

•«•^ , ■ !<• A?^ îAs t^ î^' ç^ tjj tto <it.j ç:|ji tjj «:^ 1^

«Tc; «^ s^i' 4^ è^ itr. if. f Ti '.^L'ï f i-s «rs f -z^ st^ 4'r; -.^i^ i i ^ ^ r^ -^i >^ « r^ « i •• s" l - i-lî ^^.i^ •);■♦

♦9. ' " " -^fr

^<ji. bonhomme, il taxe les vices d'une belle ,i<,

,^% façon. » '^-^

*|. Il procède de Rabelais , qu'il imite et dont il •*?,<•

•>^' a peut-être copié quelques manuscrits e'garés ; "B*

*?*' car il nomme aussi son Moyen de parvenir •*

*.■" LE Livre, en grosses lettres, comme le cardinal ':*

J du Bellay appeloit celui de Rabelais ; c'est un :;

^ précieux mémorial, un joyeux répertoire de- j>

o^^^ perfection, une afïiloire de bonnes grâces, un 3^

^d,.. bréviaire unique de résolutions universelles. +^^

^d,. Il invite les sectateurs de vraies vertus cardi- +^,4.

*f-i. nales, gens haïs de l'oisiveté, qui aiment mieux •*i^,<>

*>•• s'amuser à boire que penser à mal ou perdre -^.l*

*'!'- le temps inutilement, a empoigner son volume ; "^f^

*;f volume dit à cause de la vérité qu'il contient. '^f'

*^" « De tous bons volumes, cettui-ci est le %

^' « bréviaire, ainsi dit et nommé par plusieurs ^

J^^ « raisons. C'est qu'il est bref et qu'en peu de ^^

j^i, « paroles il enseigne toutes sciences. Item , ^^

j^L « bréviaire est un livre ordinairement gras ; Jj^

*&. « et, par application, on s'engraisse au moyen ^^-^

<^ « de l'usage de cettui-ci. Le bréviaire donne -^^

^^ « l'appétit et l'aiguise ; cettui-ci l'entretient et "^^^

*"'?" « le fortifie. Le bréviaire fait gagner la vie à -f"

• « ceux qui s'en aident : cettui-ci la fait trouver %

^:. « toute gagnée. » ^^^

e^^ Pour établir le mérite de son Moyen de J^

*>?<? do do î^ ^ îiLî «lIj îiLj îTo tij îiLs çJLs îl^

«►Jljtf^O t^jp> S-Jfi cpi f^jfi i~X^ îXî' <^X^ ^i.^ «^i> 'X^ f^iT* «Y* *^-^ T* T^ *^ *4^ T* ^^ f^ «Y* •>:,♦

'^. i>6 PREFACE è

*^' parvenir, dont il fait le plus pompeux éloge, il "^"^

^ invoque le témoignage et l'autorité du « père -^^

'■;.' « Rabelais le docte, qui fut médecin du :^

w;^ « cardinal du Bellay; et je le mets ici en avant, ^^

^^. « ajoute-t-il, parce que les substances de ce J>^

^â- « présent ouvrage et enseignements de ce livre J^^

^Ça- « furent trouvées entre les menues besognes -i^^.

♦I' « de la fille de l'auteur. » -i^*

*^' Qu'il ait copié ou imité le curé de Meudon, "B*

*;.■'■ le chanoine de Saint-Gatien de Tours, qui joue 'v*

*!'* à colin-maillard, prenant ce qu'il trouve sous '^^

/ sa main, belles et bonnes perles ou fumier, V

:^ paillettes d'or fin ou bourriers et ordures, ^

^'^. qu'il fourre pêle-mêlés dans son volume , est ^>^

^ aussi un épicurien et un sceptique, imbu de .;i^

*^- Pantagruelisme, dont les élucubrations diffuses .^^

*?•• et décousues sont semées de traits dirigés -'^^

*9' contre les hypocrites et fanatiques, papistes ou -i^*

"''l' huguenots, qui font métier de religion, et de "o^

*^''" leur dévotion se font une arme pour blesser, ''«3*

r persécuter et même occire les incrédules. ;•

ç Ce n est pas a ces misérables dévoyés, mais i

.e^ aux gens sans fard, aux enfans de la science, J)

^ç!,, aux fils des sages et heureux, prédestinés a 3^.

^4 trouver la lanterne de discrétion et la lampe de ^^

-^A- béatitude, qu'il livre le secret de son recueil de «hi,»

*§• mystères authentiques. -t^-e»

aS5 î^ tfe çf-j çXj î^ tto çj^ tjj cjjj t|^ çJj <t|j tJ-5 «Jlj îJÎLs zfj d^ i^ <dk> d^ tii> zXst'^A

^^ ipi r^ ip> rp rp ri^ it^j 4-i'î ct^ c^ iyi> rr^ f^'î f^ sxs «ïf^ «"rs «"^î «T^ «"r* ^if^ '"-fs •>♦

« Je vous dirai un grand secret, et puis l'autre ; c'est que vous ne trouverez point en ceci du truandage de pedantisme, comme

ès-autres livres de vétilles, pleins de ravau- ^

dage de folle ^doctrine qui n'apporte point a ^

diner. Et davantage, je vous dirai le secret ^^

des secrets; mais je vous prie, afin qu'il soit -i^**

secret, de vous embéguiner le museau du "^<*

cadenas de Taciturnite', et e'coutez : ce livre "^-^

EST LE CENTRE DE TOUS LES LIVRES. Voila la :'^

parole secrète qui doit être découverte du :*

temps d'Hélie, artiste, ainsi que disent les j;

alquemistes. ^^

« Tenez-le fort caché , et vous gardez des ^2^,

pattes pelues de ces enfarinés qui gour- 4*

mandent la science et l'emplissent d'abus ; 't^*

étrangez-vous de ces pifres présomptueux, •^:^

qui, voyant les bonnes personnes désireuses "^^

de se calfeutrer le cerveau d'un peu de bonne "^

lecture et profitable, s'en scandalisent; J

chassez ces écorcheurs de latin, ces écar- -,

teleux de sentences, maquereaux de passages i.

poétiques, qu'ils prodiguent et prostituent à i^

tout venant; gardez-vous de ces entrelardeurs j^j^

♦9< « de théologie allégorique, de ces effondreux -l-e»

^^ « d'arguments et de tous ceux qui aiguisent ^-^

*?*• « les remontrances sur la meule d'hypocrisie. ■^'^

Fuyez telles betes et ne leur communiquez .)S<.

point ce rare tre'sor; ains, le commettez à -Py^

gens de bien, comme gens de bien ont pris -^^

la peine de vous le donner, non pour en "^f^

^^t' « abuser... Ceux qui parlent d'abuser de ce qui "*";?*

*'^* « peut servir, ne l'entendent pas... "^^

*V' « J'en atteste la pantoufle du pape, que ie V

A « dis vrai. » ^.

Ni enragé papiste, ni farouche huguenot, le ^^

joyeux chanoine laisse les jésuites disputer avec ^-^

jjiX Calvin pour voir qui sait le mieux entre eux f^*

*'h< la religion... du Turc, 'c'est-à-dire Turcisme; ti^>

•o^}' il n'aime pas les buveurs d'eau ni ceux à qui il ■^*'

"^ ne faut qu'un texte, et même un prétexte Y^

*'-:'' « pour faire brûler beaucoup de pauvres gens». V

^A Sa religion est celle de Rabelais et de Pan- ;'

tagruel, sa doctrine catholique consiste surtout ^.

à bien boire. ^

^^. « O Suisses heureux ! dit-il ; ne changez ^^^

^ « point vos coutumes à celles du Turc, qui ne -t^^^

^^ a boit que de l'eau. Boire du vin, c'est être bon -^.«fr

•9»?^ (( catholique. Y mettre trop d'eau est se sentir "i.^

*^* « d'hérésie. Ne boire que de l'eau, et avoir le "i^

^U" « vin pn Vininp pçt nnrp Vii^rp'ilp nnvnhlp nnnrn- ••

« vin en haine, est pure hérésie noyable, appro

"^'^ « chant de l'athéisme. » \

À De cette autre Seille aux bourriers que -j.

J^ Beroalde de Verville a intitulée le Moyen de .3^

+â. PRÉFACE 59 4^

^',. parvenir, je vais extraire, pour les honnêtes ^s^,

^.l lisarts qui n'ont souci que de bien vivre et de h2<.

•î-^;^- penser librement sans théologiser et disputer -i^*

'î''^-'- de religions avec les jésuites, quelques pein- -^^

•*■?■ tures de mœurs, anecdoctes, contes et pro- "f*

^î,'' verbes, qui n'effarouchent ni le goût plus délicat ''^

^f ni les oreilles plus chatouilleuses et plus chastes "^

:f des Pantagruelistes de notre temps présent. Je J

..:, n'y ajouterai aucun commentaire à ces gros .«^^

<.'•■• Poys au lard de Beroalde de Verville, laissant i>^

^i. aux gens de bien, qui y voudront goûter, le >^^

*^^- soin d'apprécier par eux-mêmes ce qu'il pensait -i^^*

•^'}- des mœurs ecclésiastiques de son temps, de •^!^

*■;" l'ignorance cléricale, de la superstition et de ô^

**";■" l'hypocrisie des dévots, et des querelles de >>*

*•'" religion entre catholiques et huguenots. 'J

,^ Ces extraits et ces contes, pétris de bon sel J

r^ gaulois, je ne les ai pas coUigés au milieu des ^^

^e,, baliures du Moyen de parvenir pour les offrir i^

^d. aux méditations des jeunes demoiselles, dont ^

+'~ on cultive l'esprit^ et le cœur en serre chaude -P^

'«•'*■*- dans les couvents. -^^

•î-^ Je dédie mon travail de modeste collée- -^

*.'■ tionneur aux libres-penseurs de notre époque, "^^

*"' qui ont pour ancêtres ceux du xvi^ siècle, et ^

ç qui n auraient pas le temps de chercher des i

J^ perles dans du fumier, ni des traits de bon sens, jj^

<.^?Jb «i> «^ «^ î^ î^ "-^ ^J^» «j^s t^ «^ «^ «^ «jb db db îjb db î±j î^ î^ ^^*'^*

♦ri ' , ■î<'

'^' de raison, de morale et de philosophie, parmi T]

^ des litanies effrénées de propos grivois, ^

e^ d'histoires décousues, de récits et de dialogues 3-^

^L obscènes, de farces grossières et de calembours, ^■^

^^ se précipitant pêle-mêle les uns sur les autres, t^*

<.?*. se heurtant, se bousculant comme des hommes "^^

♦'^;'' ivres qui roulent sous la table avec les débris ';>*

•«•5' d'une orgie. "^

*'^' En son temps de troubles et de guerres de J

*^* religions , où l'on opposait fanatisme à fana- ^

'^ tisme, catholicisme à huguenotteté, ce protestant i^

.^^ converti, pourvu d'un canonicat, sachant que ^^

^cL l'on n'avoit pas, comme nous l'avons maintenant, ^p^

4,4 « congé de vivre à discrétion de conscience », -^^

j^% n'osoit parler ouvertement de « Liberté de ■*^*

*!?"• conscience, de peur d'être estimé huguenot ». '*t^

*9* Parquoi, avisant a ses paroles, comme son "^

'"'*' maître T?ciK<:iloic î1 na r-Vx r\^ t co Ar\r'tr\r\f^ cr»n «^

maître Rabelais, il cachoit sa doctrine, son

*^ scepticisme et peut-être son athéisme sous le j

^ masque de la folie, dans le monde des fous ^^

2,, ridiculement sérieux le plus sage étant le fou k^,

^^^ qui sait le mieux et le plus largement rire. ^

j^i. Bien que les extraits de Beroalde de Verville ■*5<'

+i soient particulièrement destinés aux Panta- :<•

*^ gruelistes et libres-penseurs, peut-être me "v^*

•>9" sera-t-il permis d'espérer qu'ils seront lus, non {'^

^^ sans profit, par les femmes d'esprit, connaissant ";'

^(fX fj~''rf-"!rp'^ «T- «Y- ^•' «T^ «^ rjr- 'X" M^ ^ M^ 'T" T* ^t' 'T* • i"* 'T* ' + • "^-i^ *>'î "

«fr^" PRÉFACE 6l "^

^;. le monde, ayant rexpcrience des hommes, et -^i^

<..'- exemptes des préjugés de pruderie, bigoterie, -^

•>; cagoterie, cafarderie et dévote superstition. '"^

"^t Cette lecture ne portera atteinte ni a leur vertu "^^

*(f ni a leur sagesse. ''p

"•fr?r "^^

^ Armand Rivière. «i^-fr

«^ o|fî rj^ (T-^

>|fi o^ i^J:^ r|fi rî."* r^ rj."; r|fi r^ e^ 0^ <-|fi «-^ rfi f^p «^ «^ rfî» j?J)V

"^ftJ^T" T* *T'' ^-P 1^ •' 'î^'' T* ^'•' 'T*' *+• 'T* ^^'''' *T* "^i • ''f' *T' '^ * '""4^ • '"i . *• i • • 4. •

cMOIC^CES

Page 1