LES EFFETS DU FROC
'est le froc qui vous échauffe. (Si vous étiez mon ami je dirois : qui vous rend impudent et intolérable).
Et de fait, prenez le plus simple homme du monde, qui soit honteux comme une fille de chambre qui a (embrené) sa chemise ; jetez-lui un froc sur les épaules, vous le verrez incontinent devenir hagard, ^^T hardi et effronté.
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«>9' Or bien, il y avoit de mon temps (vous •>^*
^E^ savez que j'ai été nourri page au couvent "^"^
*G^ de Gormery) un personnage de Tours, qui "6*
^^ nourrissoit un sien fils tant sage, humble, doux '^*'
^ et retiré que merveilles. Il étoit sans cesse r
;i a genoux, et n'y avoit moyen de le distraire de "^
.a, sa dévotion. Son père, qui l'aimoit, ne le ^
^i vouloit aucunement contraindre, mais le grati- ,1^
^^ fioit en tout. Pourquoi le voyant de ce naturel, ^
^ a sa requête (je dis, de ce fils), il le mit moine ^^
"♦^ chez nous. -t^*
*(^ Il n'y fut pas deux mois et demi trois jours •'s*
*^ et sept heures,, qu'il ne devint pire que le "^^
t diable. Il fut tout métamorphosé , il frappoit "^^
,1 l'un , il poussoit l'autre , chioit en notre 'i^
• e^ chemin pour nous faire tomber ; vomissoit pour ^
^L nous décourager, petoit pour nous faire rire, .^^
^ faisoit la grimace durant le service pour nous .^^
*^ faire rougir, se levoit tard pour nous faire ^
•^^^ enrager, faisoit le rabat toute la nuit pour faire •^•e-
*(* miracle ; bref, il devint si insolent, que, con- -^^
*f' traints, et n'en pouvant venir a bout, en "0*
^'^ avertîmes le père qui le vint voir, et lui '^*
f remontra sur ce qu'il avoit changé de vie, qui "^
S autrefois étoit tant douce et humble. "^
^çr Attendez, dit-il, mon père; je reviens a ^
^. vous. ^
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