‹ RabelaesianaChapitre 40 sur 91 · CHANOINES ET PRETRES · texte numérisé non relu

CHANOINES ET PRETRES

^ Telles dames, comme vous savez, sont subro- -^

^ gées aux sages et saintes vestales. Celles-ci sont •8<*

•o4- donc vestales, et, pour ce que cela est rude à "^

<%" dire, radoucissant ce mot à la françoise, on dit "^^

*&' vessailles. J^

^ Et pourquoi non ne s'ébattront-ils avec les J^

^ femmes? Sachez que cloîtriers, qui n'aiment ^

^q^ point les femmes, sont toujours après relécher h^

j^ quelque vieille hérésie, sous ombre de dégoiser ^3*

^2,. sur la Réformation, parlant des vices qu'ils t^**

«St. imputent aux autres, lesquels sont plus tolé- •*B<*

<"9' râbles que les leurs. '^'**

^^ Eh bien 1 s'accommoder avec femmes n'est "^^

^ pas tant mal que de troubler la chrétienté ; et "^

"^ puis, faire tel œuvre apporte la béatitude; de là ^

Te[ vient qu'on les appelle béats pères. Et certes, ^

.e^ ils sont béats, c'est-à-dire heureux, d'autant que ^2^

^ bienheureux est le père qui n'a point la peine ^

j^i^ de nourrir ses enfants. h^

♦^ - Hé gai ! Vive l'amour ! Il n'est que d'être "^

♦^ quitte, libre, et jouir de ses amours ! "^

^ Je vous dis et déclare que qui n'aime point "^

"^ l'animal de société, qui ne fait point cas des ^

"^ femmes, est sot et méchant ou sodomiste. Si, ^

jT laissons ces loups-garous, instruments de toute ^^

J^ souillure ; un homme, qui honnêtement aime ^

^ une douce femme, est humble et gracieux ; mais ^

^^ LES BÉATS PÈRES gS t^**

e^ cettui-là qui les rejette est de qualité d'usurier, ^^

^ médisant, malin, ennemi de Dieu et des hommes; ^^

^c^, et qu'il s'aille faire châtrer. h|c>

4,j. Zest ! voilà une affaire faite. 4^

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