‹ RabelaesianaChapitre 65 sur 91 · LE CURE DE BARACE · texte numérisé non relu

LE CURE DE BARACE

^oici comment Bersaut prit vengeance sur le curé de Baracé et ses compagnons. Passant au-dessous de la Bennerie, il rencontra une nue de prêtres qui venoient d'un gaignage (pardon). Lui bien accompagné les environna et leur demanda d'où ils venoient. Prêtres étonnés ne savoient presque dire, tant ils avoient peur. Or ca, ça, dit Bersaut à un page, pied à

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^ terre ; — et au bonhomme de curé de Barace', ^

^ qui étoit fort âgé; — sus, bonhomme, cul bas ! ^

^a, là, détachez vos chausses. ^

^ Il pensoit devoir être châtré. 4*

<^ Quand les chausses furent baissées, le page, "^

^H^ au commandement de son maître, attacha le "^

^^' derrière de sa chemise aux reins. "^

^' Adonc il fit baisser le curé, comme quand 7

A on joue a frappe -niain, ou a la fausse- ^

.2^^ compagnie, puis : Ça, enfants, à l'offrande. ^,24,

^4 Tous les autres prêtres vinrent baiser le cul ^^

<.Ç). et mirent leur argent au chapeau du page. ^

^ La cérémonie accomplie, il leur demanda : «t^*

^ Eh bien! enfants, me connoissez-vous ? — Oui, ■%<'

^ vous êtes le bon monsieur Bersaut. "6*

*<i^ — Allez, dit-il, allez, et faites votre devoir; "^

^ sovez eens de bien. '^

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