IN ILLO TEMPORE
•>9' Monsieur de Luçon, il y eut un pauvre qui ■*?,<•
^c' ouït votre sermon, quand vous prêchâtes que '8<*
'• qui auroit deux robes, qu'il en donnât une au "^^
^ pauvre. Le pauvre tout console vous oyoït avec J
.c une erande attention, étant merveilleusement i
^e^ aise. Après que vous fûtes retourné au logis, le h^
^^ pauvre vous vint voir, vous fit une ample et i^
^^ grande révérence, vous racontant qu'il avoit ^^^
•fr^* fort profité à votre exhortation, dont il se 4*
'>'^ consoloit du tout. "tB**
^^ — Je suis bien aise, dites-vous, mon fils, que "^
]i vous soyez si bon chrétien. -^"^
^ — Mais, monsieur, dit-il, vous avez dit que "^^
0^ qui auroit deux robes en donne une au J^
j^i^ pauvre ; je vous supplie me donner la plus '^^
^d,< méchante que vous ayez. 3^
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]T — Ho, ho! dites-vous, as-tu été au commen- 3^
^ cernent du sermon r ^
^ — Non, dit-il, monsieur. ^
<|(. — Ha ! ha ! repliquâtes-vous, si vous eussiez ^
^^ été au commencement du sermon, vous eussiez 4*"
*9* ouï m illo tempore, c'esi-k-dire en ce temps-là. '^
^^ Je prêchois que cela se faisoit jadis et non pour "^^
*^ le présent. "?*
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