A la fin, elle pria de parler à son mari, qui
♦9" venu à elle, lui dit : Ma femme, il n'y a plus de •t^'O*
•>^ moyen de parler à moi ; vous êtes prête à mou- "^^
*S^ rir ; je vous pardonne, confessez-vous, afin que "^^
*2^ vous mouriez pénitente. Sus, sus, bercez tou- "^^
^ jours! Là, nobles berceux, ca, mes amis, vous "^
♦^ LA FEMME AU BERCEAU I()3 t^-Ç»
^e^ ferez aller cette âme en paradis avec le branle ,''^
^(i doux; jouez vos jeux, jouez; et nous tous, .^'^
<^ dansons de rejouissance de voir une si belle t2>
*^ âme être prête du bon repos tant de'siré. -^^r
'^^ La peur commençant .à entrer dans la con- "^
^ science de cette femme, elle vint aux suppli- "^
*J' cations, qui à la fin furent si humbles et pleines Y^
^ de tant de protestations que, le mari prie par ^
.c, ses amis, la dame fut délivre'e ; son mari la mit •).
^(\ entre les mains des chirurgiens pour la saigner, ^p,^
^c;^ à cause de l'appréhension qui l'avoit saisie ; et ^i^
•^^ dès lors elle fut changée de tout point de son ^
^"^ humeur fâcheuse. t^*
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