‹ RabelaisChapitre 48 sur 51 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

PIGNON

C'est une erreur affreuse.

LE CHANOINE

L erreur serait pour vous, mon cher fils, malheureuse. Un crime qu'on avoue est plus près du pardon. Vous seul, je crois, mon fils, confessez à Meudon?

PIGNON Sans doute, mais...

LE CHANOINE

C'est grave, il faut le reconnaître !

PIGNON

Grave :

LE CHANOINE

Très grave !

PIGNON

Mais...

LE CHANOINE

Très!.. — Lui qui n'est point

[prêtre,

Comment aurait-il pu pour commettre le mal ,

Se servir de l'abri d'un confessionnal ?

Le confessionnal : un seul vicaire en use...

Et c'est vous !

PIGNON

Mais, monsieur le chanoine, on l'accuse D'un attentat auprès et non point dans !

LE CHANOINE

Voilà!...

C'est juste!... Mais comment connaissez-vous cela?...

M fi RABELAIS

•l'ajoute au crime impur, cette lettre anonyme! Vous vous expliquerez sur les deux : lettre et crime! Je crains de deviner l'affreuse vérité!

Tremblez, pécheur! Craignez notre sévérité!

LA COMTESSE

Mais alors, Rabelais, si je veux, je le nomme?

LE CHANOINE

Certes.

LA COMTESSE

Votre plume !

(Pignon lui donne sa plume; elle signe, donne le papier à Rabelais)

DOLLY, joyeusement

Ah !...

LE CHANOINE, à Rabelais

Soyez sage et saint comme

Il convient, mon cher fils, au bon Pasteur!

Parfait !

Je tondrai mes brebis très proprement

DOLLY, au comte qui essaie de l'entraîner

Non fait!

Je ne veux pas me marier! Je vous en prie Surtout comprenez-moi ! Si je ne me marie Pas avec vous, si fier, si noble et si beau...

LE COMTE

Mais...

DOLLY, l'interrompant avec vivacité

C'est que, je ne veux pas me marier !... Jamais! Je vous l'ai dit souvent, je n'aurais été vôtre

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