CHAPITRE VII
COMMENT I.B IfOM F£UT IMPOSE A GARGAIfTUA.
« Le bonhomme Grandgousier entendit le
cry horrible que son fite avoyt faict entrant en la lumière de^ ce monde , quand il brastnoy t demandant à boyre, à boy fe j dont ildist: (iUE ç^r^d TU AS (supplées^) le.gQusier; Ce que ouyaus.les. assistans dirept qi^e yrayeiîîient il doihvoyt; ayoir; par ce le nom de Gargantua, puys <Jue tellq avpyt esté Ig pre9)ièrQ .parpîled^ son pèfe à sa naissance , k .l!imitatiofî çt ex^n^ple dç^ anciens JJer brieux,)» ^abj^lsubs ajwt|Bq*e « U feçut, pourité au$ les fonts ^ 6t là baptisé, ijopçime e^t h çQU^tixme des bons christians. x>
C'est cette cérémonie que représente cette
BABELAUIKNlfE. ^
planche. Les fonts , couronnés de pampres et de raisins, sont placés devant le péristyle d'une église que le dessinateur a faiite maladroitement de style grec , et Gargantua est baptisé par un prélat. Au second plan, on voit à moitié l'é* quipage attelé de boeufs de Grandgousier, et au dernier, on aperçoit un échantillon des «dix* sept et mille neuf cens treze vaches de Pautille et de Brehement, » qui l'allaitaient ordi* nairement; car, dit- il •^ «combien que aulcuns docteurs scotistes ayent affermé que sa mère l'alaicta y et qu'elle povoyt traire de ses roammelles quatorze cens deux pipes neuf potées de laict pour chascune foys. Ce n'est que vray semblable ; et ha esté la proposition déclairée par Sorbonne mammallement scandaleuse, des pitoyables aureilles offensive , et sentent de loing hérésie. »