‹ Rabelais analysé, ou, Explication de 76 figures gravées pour ses œuvresChapitre 54 sur 70 · CHAPITRE LXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXVII

GlHmXVT PAVbaCK, PAE MAI.S PAOUR , U OOHCSIA ; ET tiV OKAITO CUAT RODfLABDOS, PlVfOTT QUB PftUST UIV OTABLBTAAU.

Le titre seul du chapitre donne succinctement Fexpfication de la gravure. Panurge , efFrayé de l'explosion de la pièce d'artillerie qu'on voit en jeu au premier pian « sort de la soutte en chemine y ayant seuUement ung demy bas de chausses en jambe , sa barbe toute roouschetée de miettes de pain , tenant en main ung grand chat attaché à l'aultre demy bas de ses chausses remuant les babines comme ungcinge tremblant

et clacquetant des dens ; » mais en tel état que « Frère Jan , à l'approcher, senloyt je ne sçay quel odeur aultre que de la poudre à canon.» Pantagruel attentif au signe indicatif de Frère Jean , sourit, et l'expression de sa figure contraste singulièrement avec celle de Panurge qui grimace d'épouvante.

Rabelais prend de là occasion de nousapprendre

lO.

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la raison physiologique pour laquelle Panurge s* est conchié de maie raige de paour^ et entre autres exemples qu'il se plaît à citer, il raconte le fait suivant :

Edouard V, roy d'Angleterre , avoit accueilli auprès de lui Maistre Francojrs Villon^ banni de France. Un jour, lui montrant les armoiries de France , il lui dit qu'il ne se servoit jamais d'autre abstersif pour sa chaise percée. Je le crois bien , répondit Villon , étant constipé sur vos vieux jours, vous regardez les armes de France et, ce faisant, vous vous conciliez de maie raige de

paouTj a et si d'abundant vous aviez icy en

paincture la grande oriflambé (oriflamme) de France, à la vue d'ycelle vous rendriez les boyaulx du ventre par le fondement. »

RABELAISISNIIC. l49

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