NN < N
Les crémastlères, comme une raquetle.
La raquette (par corruption du latin reliculurr, diminutif de rele, rets, réseau [Cazeneuve]) n'a pas changé de forme depuis longtemps. Elle donne non seulement une idée des contours et de la texture, mais encore des fonctions du muscle
.en question. Comme la balle, le volant, etc., s'élève et s abaisse brusquement par le jeu de la raquette, chaque glande spermatique s'élève et s’abaisse rapidement par le jeu de son muscle suspenseur.
Pantagruel a fait (1. Il, ch. v) «le blason et divise (3) des licentiés d’Aurelians (4), disant :
Un esteuf (5) en la braguette (6), En la main une raquette, Une loi en la cornette,
1) Verte, du latin viridis.
2) Raccourcit, du latin abbreviare, formé de brevis, bref, court. 3) Devise.
4) Orléans.
) Balle de paume, de bourre ; du latin stupa. (6) La braguette s'entend aujourd'hui de l'ouverture qui se trouve audevant du pantalon. Jadis c'était une pièce de fer du harnais militaire,
Une basse danse au talon, Vous voilà passé coquillon » (1).
: PnysioLoGiE. — Chez un être vivant, les muscles, même à l'état de repos, ne sont pas complètement relâächés. Cette tension permanente des muscles, dite {onicilé musculaire, est sous la dépendance du système nerveux. Quand on coupe les nerfs du muscle qui ferme l’orifice inférieur de l'intestin (m. sphincter de l'anus), 1l se distend tout à fait et laisse échapper tous les résidus de la digestion. Une émotion morale vive, surtout la peur, produit le même effet.
« Panurge esmeu (2), transit, tremblant, hors de propos, égratigné des gryphes du célèbre chat Rodilardus, » s'échappe de la soute du navire où 1l s'était « musé (3) entre les croustes, miettes et chaplis (4) de pain » pendant que les bombardiers (5) saluaient à coups de canon les muses de l’île de Ganabin (6).
« Frère Jean à l’approcher, se sentoit je ne Scay quel
située entre les deux cuissards et destinée à protéger les organes génitaux ou une pièce d’étoffe du vêtement civil, plus ou moins large et plus ou moins longue, adaptée aux hautes-chausses. (Voy. les personnages des : Songes drôlaliques de Pantagruel, imprimés en 1563.)
« Les chausses-hautes estoientsi Joinctes qu'il n’y avoit moyen de faire des pochettes. Mais, au lieu, ils portoyent une ample et grosse braguette qui avoit deux aisles aux deux costez, qu'ils attachoient avec des esguillettes, une de chaque costez: et en ce grand espace qui estoit entre les dittes deux esguillettes, la chemise et la bragette, ils y mettoient leurs mouchoirs, une pomme, une orange, ou aultres fruictz. » (Louis Guyon, loc. cit. suprä.) La braguette a été appelée aussi brague, brayelle, qaudipisse, etc.
(1) Docteur ; ainsi dénommé à cause du capuchon, cucullio. Les artistes donnent toujours le nom de capuchon, de fichu du dos, de muscle cucullaire, au trapèze, le plus superficiel des muscles de la nuque et de Ja partie supérieure du dos.
(2) Ému.
(3) Caché, retiré.
(4) Ce que l'on ôte de la croûte du pain en le chapelant.
(o) Les gens qui tiraient lés bombardes.
(6) Ganabin, en hébreu signifie larrons, voleurs. Au dire de mon savant ami, M. Duskôt, l'île de Ganabin, c'est l'Angleterre, pays des trafiquants dont lé Dieu ëst Mercure, patron des voleurs. (Ducror, loc. cit. suprà, p. 22.)
odeur aultre que de poudre à canon. La verlu retentrice du nerf qui restrainct (1) le muscle nommé sphincter — c'est le muscle de l'anus, — estoit dissolue (2) par la véhémence (3) de la paour (4) que Panurge avoit eu en ses phantastiques visions. Adjoinct (5) le tonnoire (6) de telles canonnades, lequel est plus horrifique (7) par les chambres basses que n'est sus (8) le tillac. Car un des symptomes et accidents de paour est que par luy ordinairement s'ouvre le guischet du serrail onquel (9) est à temps la matière fécale retenue.»
Autres exemples :
« Messer (10) Pantolfe de la Cassine Senois » (11), dont les fonctions digestives s’accomplissaient mal, alla à la garderobe, après s'être fait donner, pour épargner /a speza d'un serviliale, la dépense d’un clystère, un grand coup de
fourche « entre col et collet qui le jecta par terre à Jambes rebidaines » (12).
« Edouard le quint (13), roy d'Angleterre, avoit en si grande privaulté (14) reçeu maistre Villon, banny de France, que rien ne luy celoit des menus négoces (15) de sa maison. Un jour, le roy susdict, estant à ses affaires (16), montra à
1) Qui resserre, du latin restringere.
2) Affaibli, du latin dissolutus.
3) L'intensité, le haut degré, du latin vehementia. 4) De la peur.
) Joint, ajouter à cela, du latin adjuncltus.
6) Le tonnerre.
7) Effrayant, du latin horrificus.
8) Sur.
9) Par lequel.
(10) Vieux mot qui s’est dit pour Messire. La Fontaine a appelé l’éstomac messer (raster.
(11) Le Duchat à découvert un Pandolfus Senensis dans les Lettres de Louis XII, t. IIT, p. 267. Quant au nom de la Cassine, équivalant à peu près au nom français de la Case, il a pu appartenir à beaucoup d'Italiens.
(12) Les jambes en l'air.
(13) Le cinquième, du latin quintus.
(14) Familiarité extrème.
(19) Affaires, détails, du latin negotium.
(16) À satisfaire ses besoins naturels.
Villon les armes de France en paincture et lui dist : Voids-tu quelle révérence (1) je porte à tes roys françois ? Ailleurs n’ai-je leurs armoiries qu’en ce retraict icy près de ma selle percée. — Vous estes, respondit Villon, sage, prudent, entendu et curieux (2) de vostre santé! Et tant bien estes servy de vostre docte médicin Thomas Linacer (3). Il (4), voyant que naturellement sus vos vieulx jours vous estiez constipé du ventre, et que journellement vous falloit un apothécaire, je dis un clistère, aultrement ne poviez vous esmeutir (9), vous a faictici aptement (6), non ailleurs, paindre les armes de France... Et croy que si d'abondant (7) vous aviez 1e1 en paincture la grande oriflambe (8) de France, à la vue d'icelle (9) vous rendriez les boyaulx du ventre par le fondement » (10).
Le Martial des bords de la Vienne avait trop de bon sens pour approuver les excès studieux qui nuisent à l’action. Et, comme l'esprit ne sauraitse développer ets'accroître que dans un corps sain, mens sana in corpore sano, & est dans un heureux équilibre des facultés morales et des facultés physiques
(1) Respect, du latin reverentia.
(2) Soigneux, du latin curiosus.
(3) Linacer, mort en 1524, n'ayant pu être médecin d'Édouard V, et celui-ci n'étant pas roi d'Angleterre à l'époque du bannissement de Villon, il est certain qu'il y a ici confusion dans les dates et dans les personnages. Un tel entretien a bien eu lieu, mais antérieurement, entre Jean, roi d'Angleterre, et Hugues le Noir, dont les plaisanteries sont demeurées longtemps proverbiales, M. Léopold Delisle l'a retrouvé dans un manuscrit du x° siècle de la bibliothèque de Tours : Exempla clericorum (Léopold Derisce, Notes sur quelques manuscrits de la bibliothèque de Tours, 1868, in-8°, p. 13).
(4) Celui-ci.
(2) Aller à la garde-robe. Smat en anglais signifie saleté, ordure. Ainsi que le remarque Rabelais, la constipation est un des apanages de la vieillesse.
(6) Justement, en latin apte.
(7) En outre.
(8) Oriflamme.
(9) De celle-ci.
(10) L. IV, ch. zxvrr.
qu'il a cherché l'idéal de l'éducation. Après l'étude, l'élève de Ponocrates s’exerçait le corps comme « il avoit son ame auparavant exercé », course à pied, sauts de haies et de fossés, équitation, voltige, escrime, chasse, natation, canotage en Seine (1), chant, tire à la butte et au papegai, etc., . 1] n'était rien que l’écolier ne fit pour augmenter sa vigueur physique. Le jeu des muscles, les mouvements du corps et des membres ont été pour l’immortel écrivain une véritable mine à description. Illes a notés avec une de ces débauches de style qui lui sont familières, et où 1l est vraiment prodigieux par l'abondance des mots et les tours du langage.
Les leçons du matin terminées, Ponocrates et Gargantua (2) « issoient hors (3), toujours conférants (4) des propos de la lecture et se desportoient (5) en Bracque (6) ou és (7) près, et jouoient à la balle, à la paulme, à la pile trigone (8), galantement (94) s’exerçants'le corps comme ils avoient les ames auparavant exercé. Tout leur jeu n’estoit qu'en hberté ; car ils laissoient la partie quand leur
(1) Un sport doit ètre un exercice de la souplesse, de la dextérité et de la force des muscles de l'homme. Le canotage n’est en réalité un sport que s'il y a manœuvre à la voile et à l'aviron. Rabelais l'a énoncé avant moi.
(2) Lé chapitre dont j'extrais ces lignes (ch. xxin, 1. TI) est un de ceux qui ont fait dire à Guizot : « On ne m'entendra pas sans étonnement nommer d'abord Rabelais comme un de ceux qui ont le mieux pensé et le mieux parlé en fait d'éducation, avant Locke ét Rousseau. » La Bruyère, Nisard, E. Chevalier, Geruzez, M. Compayré, etc., ont exprimé sous une autre forme la même opinion. (GERUZEZ, le Plutarque français ; G. CompayrÉ, Des idées de Rabelais en matière d'éducation, dans Mémoires de l’Académie des sciences, inscriplions et belles-lettres de Toulouse, série; t. VIII, Toulouse, 1866, p. 63 et suiv.).
(3) Allaient dehors, sortaient, du latin ire.
(4) Traitant, s'entretenant, du latin conferre.
(5) Allaient, se transportaient.
(6) Jeu de paume du faubourg Saint-Marceau, à Paris, ayant pour enseigne un chien braque.
(7) Dans les.
(8) « Ce nom vient de ce que les joueurs étaient rangés /riagonalement. » (Bibliophile JAcos.)
(9) Adroitement,
plaisoit, et cessoient ordinairement lorsque suoient parmi le
corps ou estoient aultrement (1) las. Adoncestoient très bien essués (2) et frottés, changeoïent de chemise, et doulcement se pourmenants (3), alloient voir si le disner estoit prest. »
Après le repas ils se reposaient un instant, puis ils se remettaient à l’étude « pendant trois heures ou d’advantage », et de nouveau « issoient hors leur hostel, avec eux un jeune gentilhomme de Touraine nommé l’escuyer Gymnaste (4), lequel lui montroit l’art de la chevalerie. Changeant doncques de vestements, montoit sus (5) un coursier (6), sus un roussin (7), sus un genet (8), sus un cheval barbe (9), cheval léger, et lui donnoit cent quarrières, le faisoit voltiger en l’aer, franchir le fossé, sauter le palis (10), court-tourner en un cercle, tant à dextre (11) comme à senestre (12). »
(1) Conformément. à cette recommandation d'Hippocrate : « Un signe qu'on s’est suffisamment exercé au gymnase, c'est la sueur » (Epid., 1. VI), et à celle de Celse : « La fin de l'exercice doit être la sueur, ou du moins une lassitude qui n’aille point jusqu’à la fatigue » (Traité de méd., 1. I, sect. Il). On devrait se.souvenir de ces recommandations dans nos gymnases.
(2) Essuyés.
(3) Se promenant.
(5) Sur.
(6) Cheval de haute taille.
(7) Cheval épais et entier, propre aux voyages et à la guerre, de l’alle-
mand, ross, cheval. | (8) Cheval entier d'Espagne de petite taille, très prompt à la course. Talonne le genet et le dresse aux passades.
(Mathurin RÉGNIER, satire V.)
(9) Cheval de Barbarie, cheval léger. Le cheval arabe est encore préféré pour la remonte de la cavalerie légère.
(10) Le pieu. C’est du mot palus, pieu — (des trois pieus qui marquèrent les limites du terrain sur lequel il a été bâti) — que le château qui a vu naître Henri IV a reçu d’abord le nom de Pal et, par corruption, celui de Pau qu'il a donné à la capitale des Basses-Pyrénées. Les armoiries de la ville de Pau sont d'azur à trois pals. Dans les chroniques béarnaises, le château en question est appelé successivement Castellum de Palo, Castrum de Palo, château du Pieu, du Pal et finalement château de Pau.
(11) A droite, du latin dexter.
(12) À gauche, du latin sinister.
TA
Ensuite :
« De sa lance acérée verde (1) et roide rompoit un huis, enfonçoit un harnois, aculoit un arbre, enclavoit un anneau, enlevoit une selle d'armes, un haubert, un gantelet. Le tout faisoit armé de pied en cap... Estoit apprint (>) à saulter hastivement d’un cheval sus l’aultre sans prendre
terre :..... monter sans estrivières ; et sans bride guider le cheval à son plaisir... Un aultre jour s'exerçoit à la nascnie.. Puis branloit la pique, saquoit (3) de l’espée à deux mains, de l'espée bastarde (4), de l’hespagnole, de la dague et du poignard... Couroit le cerf, le chevreuil, l'ours,
lé daim, le sanglier, le lièvre, la perdrix, le faisan, l’otarde (5). Jouoit à la grosse balle, et la faisoit bondir en l’aer aultant du pied que du poing.
« Luctoit..….. D'un sault persoit (6) un fossé, voloitsus une haie, montoit six pas encontre (7) une muraille, et rampoit en ceste façon à une fenestre...…. Nageoit en profunde eau, à l'endroict, à l'envers, de costé, de tout le corps, des seuls pieds, une main en l’aer, en laquelle tenant un livre transpassoit (5) toute la rivière de Seine sans icelluy (g) mouiller, et tirant par ses dents son manteau... Puis d'une main entroit par grande force en un basteau : d'icelluy se jectoit derechef en l'eau, la teste la première ; plongoit és (10) abysmes et goulphres. Puis icelluy basteau tournoit, gouver-
noit, menoit hastivement, lentement, à fil d’eau, contre cours,
le retenoit en pleine excluse (11), d’une main le guidoit, de
(1) Verte, du latin viridis. (2) Appris.
(3) S'escrimait.
(4) Épée qu'on maniait à deux mains ou à une seule main. (5) L'outarde.
(6) Traversait.
(7) Contre.
(3) Traversait.
(9) Celui-ci.
(10) Dans les.
(11) Écluse,
l’aultre s’escrimoit avec un grand aviron, tendoit la voile «Jectoit le dard, la barre, la pierre, la javeline, l’espieu, la hallebarde.….…, bandoit és reins (1) les fortes arbalestes de passe, affustoit le canon (2), visoit de l’arquebuse, troit à la butte, au papegai (3) du bas en mont, d'amont en val,
de costé, en arrière...
« On lui attachoit un câble en quelque haute tour pendent en (4) terre, par icelluy (5) avecques deux mains montoit, puis devalloit (6) si roidement et si asseurément, que plus ne pourriez parmi un pré bien égalé (7). On lu mettoit une grosse perche appuyée à deux arbres, à icelle (8) se pendoit par les mains, et d'icelle (9) alloit et venoit sans des pieds à rien toucher, qu'à grande course on ne l'eust pu aconcepvoir (10).
«Et pour s'exercer le thorax et poulmon (11) crioit comme tous les diables.
«Et pour galentir (12) les nerfs, on lui avoit faict deux grosses saulmones de plomb (13), lesquelles 1l nommoit
(1) Tendait en contractant les muscles du bas du dos. (Pour arbaleste de passe, voy. Anatomie des formes : Le dors, comme une arbaleste de passe.)
(2) Plaçait un canon sur son affût.
(3) Oiseau de carton ou de bois peint planté au bout d’une perche pour servir de but.
») Celui-ci.
6) Descendait.
) Uni.
) À celle-ci.
94) Au moyen de celle-ci.
(10) Atteindre, attraper, du latin adconcipere, de capere, prendre.
(11) Poumon. Des recherches entreprises en 1878-1881, à l'École de gymnastique de Joinville-le-Pont, par Chassagne et Dally, il résulte que le thorax acquiert une amplitude considérable quand on habitue les muscles préposés aux mouvements d'inspiration à fonctionner avec énergie. Après plusieurs générations, le développement thoracique obtenu par un exercice continu du chant deviendrait même, d'après M. Schmid-Monnard, un caractère de race.
(12) Fortifier.
(13) Saumons, du latin salmo; masses de plomb telles qu'elles sont sorties de la fonte.
ANATOMIE DESCRIPTIVE pri:
altères (1). Icelles prenoit de terre (2) en chascune main et les eslevoit en l’aer au-dessus de la teste, les tenoit ainsi sans soi remuer trois quarts d'heure ou d'advantage.
__ «Jouoitaux barres avec les plus forts. Et quand le poinct advenoit (3), se tenoit sur ses pieds tant roidement (4) qu'il s'abandonnoit és plus adventureux (5) en cas qu'ils le feissent mouvoir de sa place, comme jadis faisoit Milon (6). A limitation duquel aussi tenoit une pomme de grenade en sa main, et la donnoit à qui lui pourroit oster….
« S'il advenoit (7) que l’aer (8) fust pluvieux et intempéré (9)...…., ils demeuroient à la maison et par manière d'apothérapie (10) après disner, en lieu (11) des exercitations (12), s’esbatoient à boteler du foin, à fendre et scier du bois et à battre les gerbes en la grange... »
Après cette orgie de gymnastique où l’auteur de Garganlua et de Pantagruel semble, non sans excès, avoir voulu donner au corps une revanche sur l’ascétisme du moyen âge, on est étonné de lire encore dans le chapitre x1v du livre V : « Les bons gentilshommes par raison de leur estat sexerceolent à la volerie (13) et à la chasse pour plus estre en
(1) Altères ou mieux haltères (du latin halter, balancier de danseur de corde).
(2) Il prenait chacune de celles-ci.
(3) Arrivait, du latin advenire.
(4) Solidement.
(5) Aux plus forts, aux plus audacieux.
(6) Célèbre athlète de Crotone qui fut sept fois vainqueur aux jeux pythiques et six fois aux jeux olympiques.
(7) S'il arrivait.
(8) L'air.
(9) Mauvais, froid.
(10) Apothérapie (du grec aré, à l'écart, et Gspaxe!x, traitement) signifiait chez les Anciens : terminaison d’une cure. On doit l'entendre ici, remarque avec raison M. le D' Brémond, dans le sens d’« hygiène à domicile » ou mieux de « gymnastique en chambre ». (BréMoN», loc. cit, Garganlua, note 99.)
(11) Au lieu, en remplacement.
(12) Des exercices gymmastiques, du latin exercilalio.
(13) Terme de fauconnerie, la chasse pour laquelle l'oiseau est dressé
temps de guerre escorts (1) et ja (2) endurcis au travail. Car venatio (3) est comme un simulachre de bataille, et oneques n'en mentit Xenophon, escripvant estre de la vénerie comme du cheval de Troie, issus touts bons et excellents
chefs de guerre. »
Rabelais ne s’est pas borné à montrer tous les avantages qu'on peut retirer de la gymnastique; il a fait pressentr aussi les inconvénients d’une trop grande sédentarité. Bridoye avoue que « Feu M. Othoman Vadère, grand médicin, lui a dict que faulte d’excitation corporelle est cause unique du peu de santé et de brièveté de vie de touts officiers de juslice, » et les médecins de Pantagruel, Immobilisé par des liens dans son berceau, préviennent son père « que si on le tenoit ainsi 1l seroit toute sa vie subject à la gravelle ».
à voler d'autres oiseaux ou quelque autre sorte de gibier : &{ a haute et basse volerie. — On appelait anciennement haute volerie la volerie du faucon sur le héron, sur les grues et sur les canards ; celle du gerfaut sur le sacre et sur le milan, etc. ; basse volerie, celle du laneret et du tiercelet du faucon qui volent la pie, la perdrix, etc.
(1) Avisés, prudents, de l'italien scorto.
(2) Déjà.
(3) Vénerie, en latin venalio.
TC TN An de
Fe
CV ENER
rs
Pt