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Le boyau c.…., comme un bourrabaquin monachal. À
Une des trois coupes que Viollet-Le-Duc assure qu'on fabriquait principalement au moyen âge ressemble à un long è
cornet. Les vases à boire du xvi° et du xvrrt sièclé, d'origine française, représentés dans l'important ouvrage de Garnier a (Histoire de la verrerie et de l’émaillerie ; Tours, MLXXxvi)
sont cylindro-coniques. Parmi eux, il en est même un qu'on u e L] . . . \ L2 L2 € croirait vraiment avoir servi de modèle à l'artiste qui a 3 dessiné le rectum figurant dans la section transversale du ? LU L LJ LI LA # bassin, dont on voit la reproduction dans le Trailé d’ana- À (1) D'après Le Duchat, Esmangart et Johannéau, bourraquin vient de < l'espagnol borracha, qui signifie flacon de cuir. (Voy. MÉNAGE au mot À bourrique.) % (2) A Ia ronde. (L. HT, ch. xxur.) d
lomie descriptive, de Cruveilhier et de Mare Sée (4e édit.,
t. IT, p.169; Paris, 1865).
Le rectum, de même que les autres portions de l’intestin, se compose d’un certain nombre de membranes dont la plus interne, la muqueuse, se décolle facilement (1). C’est ce qui est arrivé à Gargamelle, sur le point d’accoucher, à « laquelle le fondement escapoit (2) une après-dinée, le troisiesme jour de febvrier, par trop avoir mangé de gaudebilfaux (3). Gaudebillaux sont grasses tripes de coiraux. Coi-
(1) Le décollement de la muqueuse rectale constitue la maladie appelée en chirurgie : chute du rectum. Il peut être causé, comme chez Gargamelle, par des efforts répétés et violents de défécation, après l'absorption exagérée d’une nourriture lourde ou rafraîchissante. On se purge encore en Touraine avec du bouillon dans lequel on a fait cuire des issues (têtes, pieds, tripes, etc.) de bêtes à cornes.
« En traversant le gué de Vede, le cheval d'Eudemon enfonça le pied droict jusques au genoil dedans la panse d’un villain qui estoit là noyé, et ne le povoit tirer hors : ainsi demeuroit empestré, jusqu'à ce que Gargantua, du bout de son baston, enfondra le reste des tripes du villain en l’eau, ce pendent que le cheval levoit le pied. Et, qui est chose merveilleuse en hippiatrie, fust ledict cheval guari d’un surot qu'ilavoit en cellui pied. » (L. I, ch. xxxvr.) Le surot est une tumeur dure située sur la partie latérale de la jambe du cheval et qui dépend du canon. « Rabelais, observe M. le D' F. Brémond, en faisant ainsi guérir le cheval d'Eu-
demon a songé sans doute aux bains de tripes très employés de son temps. On s’en sert encore aujourd'hui, quoique rarement. Le bain de tripes a trouvé, il y a quelques années, un défenseur convaincu dans le chimiste populaire, Raspail. » (Dr F. BrÉMoNp, loc. cit. suprä, note 112.) Le bouillon de tripes, qu'on peut considérer comme une dissolution de gélatine mêlée de quelques matières grasses, est émollient.
(>) Échappait, sortait; scappare en italien, escapar en espagnol et échapper en français ont le même sens.
(3) « Nonobstant les remonstrances » de son mari, « le bon homme Grandgousier », qui lui avoit observé « qu'elle approchoit de son terme et que cette tripaille n’estoit viande moult louable », elle en avait mangé « seze muids, deux bussarts (432 pintes) et six tupins (potées). » (Ch. 1v, L. I.)
Louable en médecine signifie bien formé, complètement développé, de la qualité requise, etse dit surtout du pus. C'est seulement quand le pus est louable qu'on ouvre un abcès. « En jugeant un procès crud, verd et au commencement, dangier seroit, déclare le juge Bridoye, de l'inconvénient que disent les médicins advenir quand on perse un apostème avant qu'il soit meur, quand on purge du corps humain quelque humeur nuisant, avant sa concoction, » (L. IIT, ch. xL.)
raux sont bœufs engraissés à la crèche et prés guimaulx. Prés guimaulx sont qui portent herbe deux fois l'an. »
Dans le chapitre vi du livre Ï, Rabelais est revenu sur le même sujet et en a profité pour indiquer la direction rectiligne de la dernière partie du gros intestin. « Peu de temps après, elle commença à souspirer, lamenter et crier. Soubdain vinrent à tas sages femmes de touts costés. Et la tastants, par le bas, trouvarent quelques pellauderies (1), assez de mauvais goust, et pensoient que ce fust l'enfant (2); mais c’estoit le fondement qui luy escapoit, à la mollification du droict insteslin (lequel vous appelez le boyau c...), par trop avoir mangé des tripes, comme avons déclairé cydessus. »