N TS
1537. — Ibidem. (7 novembre. — Reddition de compte.) ke 1948. — Au bas d'une quittance de trente-deux écus
d'or donnée, à Rome, à l'intendant du cardinal Du Bellay (18 Juin).
Fr ef Achtais rame pp.
La fameuse lettre adressée à B. Salignac, la veille des calendes de décembre 1532, n'est point signée ÆRabelæsius, comme on l’a imprimé par erreur; mais bien Rabelæsus.
Dans toutes les pièces qu'il a dû fournir pendant Île cours de ses études médicales et que détient l'Université de Montpellier, le philiâtre tourangeau a orthographié son nom de la même manière :
ee. RÉF À dre
On trouve encore le nom de Rabelais écrit par lui-même el sans variation : |
1° Au bas de la première page d’un exemplaire des opuscules de P. Bembo, imprimé à Lyon en 1532, et que l'on conserve à la Faculté de médecine de Montpellier ;
Î rendit NN abelyfi med,
2° Au bas de la première-page d'un T'héophilacte, im- | primé en 1939, et que M. À. Dubouchet a signalé dans son
Rabelais à Montpellier :
francs DE UE tb
3° Sur un Platon imprimé en 1513 à Venise, par Alde et André, exemplaire faisant actuellement partie de la bibliothèque de M. Cavalier, le même peut-être que le savant médecin a réclamé à M. Le Secteur, par l'intermédiaire de Me AS EHlulilet (1);
4° Sur un Plutarque imprimé en 15/2 à Bâle, par Froben. Ce volume appartient à M. Ernest Leroux;
9° Enfin sur trois autres volumes que Rathery a découverts à la Bibliothèque nationale.
nr Àabetefe
LA Ê lef "1 ramcäfté A oc media
Cette façon uniforme et régulière de signer de Rabelais n'a pas préoccupé ses contemporains. Boyssoné et G. Budé ont écrit tantôt Rabalæsus et tantôt Rabelæsus.
(1) Voy. la lettre à Mtre Antoine Hullet, à Orléans. Je n'ai pu me procurer en temps opportun le fac-similé de cet ex libris, ni celui du suivant.
Sussanneau, Étienne Dolet, Pierre Lamy (dans un qua- : train reproduit par Marty Laveaux), CI. Märot, G. Pelissier, ainsi que le poète Bourbon ont orthographié réguhièrement Rabelais, Rabelæsus.
Salmon Macrin a écrit Rablæsus ; Gabriel de Puits-Herbaut, Rabelesius et Rabelesus; le cardinal de Tournon, Rabelezus.
On lit, d'autre part, avec de nombreuses variantes :
1° Dans différentes pièces des archives du département d'Indre-et-Loire se rapportant soit aux ascendants de Rabelais, soit à ses neveux : Rabellais, Rabelays, Rabelais ;
29 Dans l'acte de provision de la cure de Meudon : Rabeleius ;
3° Sur les registres du secrétariat de l’Archevêché de Paris : Rabelays ; É
4° Sur les registres de l'Hôtel-Dieu de la ville de Lyon : Rabellet, Rabellais, Rabellesé, Rabellaise, Rabelays, Rabellays ;
> Dans l'acte de résignation de la cure de Saint-Chris- DURE du-Jambet: Rabelays ;
6° Dans l'acte de rés signation de la cure de Me tabeloys.
En dépit de ces divergences, il faut s’en tenir à l’orthographe qui a été done sans aucun changement pendant vingt-neuf années consécutives par le sarcastique écrivain (1).
(1) Après les signatures de Rabelais, il me semble intéressant de donner celles de P. Lamy, J. Boyssoné, Ronsard, Jean Bouché, François Garasse, Budé, Ramus et Rondellet, ses amis ou ses ennemis. On peut s'assurer de suite que, contrairement à ce qui est généralement admis, Boyssoné a écrit son nom avec un seul n et que le précepteur de l'auteur de Pantiagruel à Fontenay-le-Comte, le moine érudit Petrus Amicus, s'appelait Lamy et non Amy. C'est aux éditeurs du roman rabelaisien et non à l’auteur qu'on doit de lire Pierre Amy dans le chapitre x du livre IITet P. Lamy dans le chapitre xxx du livre V, Une dernière preuve de ces affirmations est la quittance ci-jointe délivr 6e à P. Lamy par un des voyageurs en
INTRODUCTION Dr
librairie de Henri Estienne : « Je, Octave Ferrare, confesse avoir reçeu en nom de Mte Estienne, imprimeur à Paris, la somme de sept escuz au soleil, par les mains de F'° Pierre Lamy, sur et en déduc-tion de ce qui est deu au dist Estienne à cause des livres vendus ce jourd'hui à Mont l'Évesque de Malezois : c'est assavoyr la Cronique (de Nuremberg, sans doute), Aristoteles, Querela pacis (d'Erasme), Homerus, Cicero, Carrara, la Voye Céleste et le Triumphe de Mantuene; de la quelle somme je me tiens pour content et bien payé eten quicte le dict F'° Lamy et tous aultres, et, en tesmoing, de ce, j'ai signé ces présentes. Faict à Fontenay-le-Comte ce dernier jour de juing mil einq cens dix et neuf. — O. Ferrare. » (B. Fizcon, Lettres écrites de la Vendée à M. Anatole de Montaiglon, 1861.)
Celui que la légende a accusé sans raison d’une intempérance moins avouable fut un véritable « goinfre de livres ». Mais il ne les dévorait pas (et c’est là un des traits essentiels de son génie) pour s'emplir d’une vaine seience de mots et de formules, pour citer et répéter ce que les Anciens avaient dit et s’asservir à la tradition. Il avait au plus haut degré le goût de l'observation et de l’expérimentation. L'étude des secrets de la nature avait pour lui encore plus de charme que celle des manuscrits et des imprimés.
« Vos philosophes qui se complaignent (1), observe Bachuc (2), toutes choses estre par les Anciens escriptes, rien ne leur estre laissé à inventer, ont tort trop évident. Ce que du ciel vous apparoyst et appelez phénomènes, ce que la terre vous exhibe, ce que la mer et les aultres fleuves contiennent, n'est comparable à ce qui est en terre caché. » Cherchez « à investiguer comme est le naturel des humains. » Et surtout ne vous découragez pas. « Par temps ont esté et par temps seront toutes choses latentes (3) inventées. »
Rabelais a été sous ce rapport un précurseur, un inihateur de la méthode expérimentale, c'est-à-dire de la méthode sans laquelle il n’y a pas de vérité possible dans les sciences, surtout en médecine, un des ennemis les plus méprisants de la discipline scolastique. Quelle différence entre les docteurs du Collège de Montaigu, « les précepteurs sophistes » qu'Érasme a raillés et le pédagogue de Gargantua, Ponocrates (4), qui se rit de tous le fatras des pédants scolastiques, des bestiaires, des lapidaires, des miroirs et autres barbouillamenta Scoki ! Ponocrates qui recommande, ilest vrai, à son élève la lecture des poètes, des historiens et des philosophes de l’antiquité, mais principalement
(1) Se plaignent.
(2) Mot hébreu qui signifie bouteille, On y trouve une onomatopée. (3) Secrètes, cachées, du latin /atens.
(4) Homme laborieux, du grec rôvos, travail, et xodtos, force.
l'étude « des faicts de nature » (1)et de «l'estat humain » !
Chaque jour Gargantua et son maître « devisoient ensemble de la vertu, propriété, efficace et nature de tout ce qui leur estoit servi à table: du pain, du vin, de l’eau, du sel, des viandes, poissons, fruicts, herbes, racines, et de l'apprest d'icelles (2)... Passant par quelques prés ou aultres lieux herbus, visitoient les arbres et plantes, les conférants (3) avec les livres des Anciens qui en ont eseript comme Théophraste (4), Dioscoride (5), Marinus (6), Pline (5), Nicander (8), Macer (9) et Galen (10) et en emportoient leurs pleines mains au logis : desquels avoit la charge un jeune page Rhizotome (11), ensemble des marrochons (12), des pioches, cerfouettes (13), bèches, tranches (14) et aultres instruments requis à bien arborizer (19) ».
(1) « Et quant à la cognoissance des faicts de nature, je veulx que tu t'y adonnes curieusement, qu'il n'y ait mer, rivière ni fontaine dont tu ne cognoisses les poissons: touts les oiseaulx de l’aer, touts les arbres, arbustes et frutices (arbrisseaux, en latin frutices) des forests, toutes les herbes de la terre, tous les métaulx cachés au ventre des abysmes, les pierreries de tout Orient et Midi, rien ne te soit incognu... Somme que je voie un abysme de science. » (Lettre de Pantagruel à Gargantua.)
(2) De celles-ci.
(3) Les comparant, les mettant en parallèle, du latin conferre.
(4) Théophraste, philosophe grec, disciple d'Aristote et de Platon, qui a entrevu la sexualité des plantes.
(5) Célèbre médecin du temps de César, qui a laissé un traité de botanique médicale.
(6) Disciple de DRE
(7) Pline l'Ancien, célèbre naturaliste romain qui vivait au premier siècle de notre ère.
(8) Écrivain grec de Colophon, auteur d'un traité des poisons.
(9) Emilius Macer, poète latin, natif de Vérone, a composé un poème sur les vertus des simples.
(10) Célèbre médecin de Pergame, sous Adrien, et qui a emprunté au règne végétal un grand nombre de remèdes.
(11) Coupe-racine, du grec pia, racine, et tour, coupe, taille. P&oroyiw, couper des racines, cueillir des plantes médicinales, herboriser.
(12) Petites houes.
(13) La cerfouette est un instrument pour creuser autour des plantes, du latin circum fodere, creuser autour.
(14) Outil en forme de ciseau.
(19) Herboriser.
Six chapitres de Pantagruel sont réservés à l'anatomie et à la phy-
Si le temps était défavorable, au lieu d'herboriser, ils entraient dans « les boutiques des drogueurs (1), herbiers (>) et apothecaires et soigneusement considéroient les fruicts, racines, feuilles, gommes, semences, axunges pérégrines (3), ensemble aussi comment on les adulte-
roit (4) ».
Et Gargantua, « si bien et entièrement retinct en sa mémoire les choses dictes par son précepteur que pour lors n’estoit médicin qui en sceust la moitié tout comme il faisoit », qu'il voulut plus tard que son fils reçût la même éducation et lui manda par lettre : « Soigneusement revisite les livres des médicins orecs, arabes et latins sans contemner (5) les talmudistes et les kabbalistes et par fré:
siologie (1 II, ch. 1v, xxx1, xxx, et 1. IV, ch. xxx, xxx1, xxx), quatre à la botanique (1. III, ch. xzix et suiv.).
Maître François a eu cure du nom, de l’origine, de la culture, de l'orœanographie, de l'emploi industriel et des propriétés médicinales de beaucoup de plantes et de l'ennemi naturel (animal ou végétal) de plusieurs d’entre elles. IT a reconnu la sexualité des plantes, mais en prenant à tort pour le mâle la femelle qui porte la graine. Il a parlé de « l’aristolochia qui aide les femmes en mal d'enfant, du lichen qui guérit les maladies de son nom (kcy#4v, dartres), de la malve (mauve, du latin malva) qui mollifie, de la graine de fougère qui est contraire aux femmes enceintes, du nénufar, de la semence du saule qui glacent et mortifient le germe prolitique, de l’ellébore qui nettoye toute altération et habitude perverse du cerveau, du glateron ou herbe aux teigneux, de la racine du chanvre (pantagruélion) qui, cuicte en eau, remollist les nerfs retirés, les joinctures contractées, les podagres schirrotiques et les gouttes nouées, etc. ».
Dans son Étude sur le XVI siècle, Alfred Mayrargues a consacré à Rabelais botaniste plusieurs lignes élogieuses. Léon Faye, auteur d'une brochure publiée à Angers en 1854, a écrit que, « le premier en France, Rabelais a été vraiment digne du nom de botaniste ».
(1) Droguistes.
(2) Herboristes.
(3) Graisses étrangères, du latin avungia, graisse, et du latin peregrinus étranger, voyageur. On réserve aujourd’hui plus spécialement le nom d’axonge à la graisse de pore
(4) Altérait, falsifiait. Henri Estienne, dans son Apologie pour Hérodote, a consacré de longs passages aux fraudes des apothicaires de son temps. Un médecin tourangeau, Sébastien Collin, a écrit, vers 1553, une Déclaralion des abus et tromperies que font les apothicaires.
(©) Mépriser, du latin contemnere.
di ta
quentes anatomies acquiers-toi la parfaicte cognoissance (1) de l’aultre monde qui est l’homme. »
Le conseil, pour n'être pas nouveau — c'est le 50: cemvrév de la sagesse antique, — est encore bon à suivre. Ce que l’homme connaît toujours le moins, c’est lui-même. Nous n'avons toujours que des notions imparfaites sur notre corps, notre cœur, notre intelligence, le principe de vie qui nous anime ; nous ignorons notre origine, notre berceau, notre histoire. Or savoir tout cela, ne serait-ce pas savoir le comment et le pourquoi des choses ?
Bien habile était au xvi° siècle celui qui pouvait dire ce que Cornelilus Agrippa regardait comme vrai. Paracelse dans ses assertions positives était nébuleux ou avait la naïveté d'un enfant. L'avenir était à l'observation directe, à l’étude des « faicts de nature ». C'était par l'anatomie qu'il fallait commencer. C'est ce qu'a fait Pantagruel, et, sil na pas embrassé la médecine, c'est parce que « l’estat est fascheux et par trop mélancholique et que les médicins sentent les clystères comme vieulx diables ».
Le corps de l’homme offre un ensemble de combinaisons dont les machines les plus compliquées ne donnent qu'une idée imparfaite. On y trouve des modèles sans nombre de constructions ingénieuses dont les architectes auraient souvent besoin de s'inspirer (2).
Les fondements de nos phares et de nos monolithes établis d’après les principes d'une géométrie savante laissent à désirer quand on comprend les règles qui ont présidé à la distribution des os du pied.
(1) Connaissance.
(2) C’est après avoir examiné, dans tous ses détails, l'anatomie des poignets qué Vaucanson, arrêté par la difficulté d'imprimer un mouvement de flexion à la main droite de son joueur d'échecs, a trouvé les indications qu'il avait vainement demandées à la méditation et au calcul. >
L'insertion d'un mât de vaisseau dans son emplanture ne peut se comparer à larticulation de la colonne vertébrale avec le bassin.
Les tendons et leurs poulies de réflexion ont une perfection qu'on chercherait en vain dans les cordages les plus habilement disposés. |
Nul instrument de musique ne peut rivaliser avec lappareil vocal.
L'hydrodynamique retrouve ses pompes et ses soupapes dans le cœur et les canaux circulatoires. Et quelques progrès que les physiciens aient fait faire de nos jours à la construction des télescopes, des microscopes et des chambres obscures, l'œil demeure toujours le plus merveilleux de nos instruments d'optique.
À la vue de cette étonnante organisation, où tout a été si bien prévu et coordonné, Galien s’est écrié (1) « qu'un livre d'anatomie était le plus bel hymne qu'il ait été donné à l’homme de chanter au Créateur! » Cicéron, Fénelon, Bossuet, ont poussé le même cri d'enthousiasme.
L'anatomie serait encore la plus belle de toutes les sciences si elle n’en était Ta plus éminemment utile! Quoi de plus réconfortant pour une âme généreuse que cette idée : chaque connaissance que j'acquiers est une conquête que je fais pour le soulagement de l'humanité souffrante ?
Sans anatomie, il n'y a pas de chirurgie, de médecine, de physiologie ni même de psychologie possibles (2). La connaissance des fonctions d'un organe découle, en effet, presque nécessairement de la connaissance de son mode de confor-
(1) Sacrum sermonem ego condiloris nostri verum hymnem compono, ecislimoque in hoc veram esse pielalem, non si taurorum hecatomba ei plurimas sacrificaverim, sed si noverim ipse primus casias aliaque sexcenta odoramenla ac onguenta sufflumigaverim, sed si noverim ipse primas, deinde et aliis exposuerim quænam sil ipsius sapienlia, quæ virlus, quæ boniltas. (GALEN, De Usu partium, lib. 1L.)
(2) Tous les grands philosophes ont manié le scalpel, à commencer par Descartes, qui a découvert les actions réflexes.
Sel
mation. Pourquoi ignorons-nous les usages du thymus, du corps thyroïde, des capsules surrénales, etc.? Parce que leur structure nous est encore peu connue. Îl en est de même du cerveau. Du jour où nous saurons exactement comment il est constitué, la philosophie ne flottera plus entre le spiritualhisme et le matérialisme, ou le sensualisme, pour me servir d’une expression rajeunie. L'avenir moral, comme l'avenir physique de l'humanité, est subordonné aux progrès de l’anatomie et de la physiologie.
C'est done à ces deux sciences qu'il faut appliquer l’exclamation de Homenaz (1) : « Hélas, quand sera. ce don de grace particulière faict és (2) humains, qu'ils désistent de toutes aultres estudes et négoces (3) pour vous lire, vous entendre, vous sçavoir, vous user, practiquer, incorporer, sanguifier (4) et incentriquer (5) és profunds ventricules (6) de leurs cerveaulx, és internes mouelles (7) de leurs os, és perplex (8) labyrinthes de leurs artères”? O lors, et non plustost, ne (9) aultrement, heureux le monde (10)! » |
Que la génération qui s'élève, plus versée dans l'étude des sciences naturelles, médite ces paroles : elle améliorera sa destinée, si elle n'en déchiffre pas l'obscur, le déconcer-
tant rébus !
- (1) Ce motsignifie ici, comme dans Merlin Coccaïe (Jistoire macaronique, 1. XIX) et dans le patois languedocien actuel, un homme grand, gros, mal bâti.
(2) Aux.
(3) Affaires, du latin negotium.
(4) Convertir en sang, c'est-à-dire assimiler.
() Placer au centre, concentrer.
(6) Les Anciens croyaient que les ventricules du cerveau étaient principalement le siège de l'entendement. (Voy. Névrologie, physiologie.)
(7) Moelles.
(8) Sinueux, tortueux, du latin perplexæus.
(9) Ni.
DORLEIV;- ch. LL.
Il y à plusieurs espèces d'anatomie:
L'anatomie descriptive, qui étudie la situation, la forme, la direction, etc., des organes et les groupe par appareil ;
L'anatomie chirurgicale ou des régions, qui indique au chirurgien ce qu'il ne saurait impunément trancher ;
L'anatomie des formes ou artistique, qu'on peut définir : la connaissance de la surface extérieure du corps, soit dans les diverses attitudes du repos, soit dans les divers mouvements ;
L'anatomie comparée ou zoologique, qui compare et classe tous les êtres ‘vivants ;
L'anatomie pathologique, qui renseigne sur les modifications que subissent les tissus et les humeurs pendant les maladies.
Puis : L'anatomie embryogénique ou d'évolution (1), l’anatomie tératologique (2), l'anatomie paléontologique (3), l’anatomie philosophique (4), etc.
Toutes ontété greffées sur l'anatomie descriptive comme S Ï sur un tronc commun. Celle-ci comprend :
L'ostéologie ou étude des os;
L'arthrologie — - des articulations ;
La myologie — des muscles;
L’angéiologie — des vaisseaux (artères, veines, capillaires, lymphatiques) ;
La splanchnologie — des viscères ;
La névrologie — des nerfs,
Dans les propos des héros de l’immortel romancier, on démêle une connaissance certaine de l'anatomie deserip-
(1) Elle s'occupe des transformations que subit l'embryon dans le sein maternel.
(2) Elle a pour objet l'étude des monstres.
(3) Elle détermine les caractères des espèces animales éteintes.
(4) De la réunion et de la comparaison de faits PArUGHIgre elle déduit des lois générales d'organisation,
tive, de l'anatomie chirurgicale, de l'anatomie des formes, ‘de l’anatomie comparée, de l’anatomie pathologique et de la physiologie. Je vais successivement reproduire et commenter ces propos en commençant par ceux qui ont trait à l'anatomie descriptive et à la physiologie.
J'ai intercalé dans les pages qui suivent des dessins dus à un jeune artiste tourangeau réputé, M. Louis Danty- Collas. Ils augmentent la valeur de ce volume en même temps qu'ils rendent évidentes ét compréhensibles pour tous les comparaisons de Maître François.
Pour terminer, qu'il me soit permis de donner un souvenir ému à la mémoire de F. Audiger, fondateur de la Sociélé des Amis et Admirateurs de Rabelais, qui a mis à ma disposition des documents rares et précieux qui ont rendu ma tâche plus facile, et de remercier mon éminent confrère et ami, le D' Dureau, bibliothécaire de l’Académie de médecine, dont j'ai mis souvent à contribution la grande érudition et l'inépuisable complaisance.
mn + |
ÿa Ce:
TOMIE DESGRIPTIVE 110
Ne ei
LE PNTIILIS PRET