‹ Rabelais [electronic resource]Chapitre 17 sur 35 · ANNEXES DU TUBE DIGESTIF · texte numérisé non relu

ANNEXES DU TUBE DIGESTIF

La salive, comme une navette.

La salive, les glandes salivaires. Rabelais a écrit la salive pour les glandes salivaires comme il a écrit le fiel pour la vésicule biliaire. (Voy. plus loin : Le fiel, comme une doloire.)

Les glandes salivaires, au nombre de six, trois à droite et trois à gauche, so'nt placées dans les parois de la bouche. Chacune d'elles ressemble à un ellipsoïde plein, bosselé, pourvu d'un ou de plusieurs conduits excréteurs.

Dans cette comparaison, est-il question de la navette d'église ou de la navette du tisserand? Peu importe, puisque ces deux objets ont — cela ressort même de leur étymologie commune — la même forme, la forme d'un petit navire (navis).

Les dessins ci-joints :

Des glandes salivaires (sous-maxillaire et parotide)

(1) Lamelles de peau, rognurts tic peau.

(2) Allusion à l'ignorance des accoucheuses du temps.

débarrassées de la peau, du peaucier et des aponévroses qui les recouvrent du côté du cou (i) ;

20 D'une navette d'église faisant partie de la collection du

musée de Cluny ;

30 D'une navette copiée sur celle que tient un tisseui représenté dans une vignette du Roman cVAUxandre (2);

Montrent ce que vaut, dans le cas présent, l'assertion de Maître François.

La salive, comme une navelle.

La salive de l'homme a été l'objet d'une superstition fort singulière dont on trouve un reflet dans l'épopée pantagruélique :

« Pourquoy, demande Eusthenes (3) affamé à Pantagruel, en plus grand dangier de mort est l'homme mords à

(1) Voy. Cruveilhier et Marc Sée, Traité cVanatomie descriptive, t. II,

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