‹ Rabelais et ses œuvresChapitre 51 sur 157 · LE QUATRIÈME LIVRE · texte numérisé non relu

LE QUATRIÈME LIVRE

Sainte-Beuve ajoute que cela arrive souvent, ce mot est de trop ; mais l'appréciation est juste, quoiqu'un peu sévère, pour toute cette fin du quatrième livre.

Nous récapitulerons à la fin les différentes étapes du voyage. Nous nous contenterons ici de faire remarquer que les premières étapes nous offrent tour à tour chacun des cinq sens en activité: la vue àMedamothi, l'odorat à Ennasin, les lèvres à Chéli, le toucher , «'exerçant d'une manière peu agréable sur le dos des Chicanous , à Tohu-Bohu ; le sens de rouie est satisfait par les paroles dégelées, et le goût trouve une ample pâture dans le domaine de messer Oaster. C'est une série que Rabelais s'amuse à développer > sans préjudice d'une idée plue sérieuse.

On peut trouver aussi dans ce voyage la série des sept péchés capitaux, mais avec moins. d'évidence. L'orgueil, eet représenté par le géant Brînguenarilles, l'Avarice par les Chicanous, l'Envie par les Ândouilles soupçonneuses, la Gourmandise par les Gastrolâtres, et la Paresse est figurée sous une de ses fermes les moins aimables, la Lâcheté, sous les traits de Panurge pendant la tempête, la Coïère peut être représentée par frère Jean en présence de cette peur de Panurge; quant au dernier des péthés capitaux , celui que nous n'avons pas nommé , nous n'avons faît que l'apercevoir ; nous le retrouverons plus en relief au livre suivant ehezles moines.

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