S4 L'ART CHEZ E1BBLAI8. LES TYPES
gués années et que, célèbre à son apparition, il nva paa ooseéde figurer dans la littérature populaire jusqu'à-ee^ue Wielànd rtn ait retiré pour en faire son poème d'Oberon, resté inférieur à l'original/ et Weber»pour en faire un des chefs-d'œuvre de la musique romantique — dans Huon de Bordeaux, il y a deux géante qui jouent m rôle considérable : l'Orgueilleux et son frère Agrapart. L'Orgueilleux est défendu par deux hommes de cuivre qui ne cessent ■ de battre sur «ne enclume h la porte de son château, Huon n'y pénètre pas moins et te somme de rendre la liberté À la charmante Sébile, sa cousine, qu'il retient prisonnière. Le géant, qu'il avait réveillé de son lourd sommeil, lni impose d'abord de rtvêtir céi* taine armant Magique où un homme sans péehé pouvait wtftintrer ; il a'apprétait à se moquer de lui, mais Hum revêtit le haubert sans effort* Le géant lui offrit alors, s'il voulait lui laisser la vie, un anneau qui htf serait d'un grand secours pour la triple comraiBsion qoeChariemagne lui avait imposée. —Il faut dire que cette triple commission n'était pas facile. Il s'agissait de pénétrer un jour de grande fôte dans le palaie du calife de Bagdad (l'amiral Gaudisse), de tuer le fiancé de sa fille , d'embrasser trois fois la belle Esclarmonde elle-même, et d'arracher au €aHfe une poignée de barbe et deux dents molaires. — Huon refuse; il tue le géant, s'empare de son anneau et de sa captive.
*' Wieîand ne connaissait pas l'œuvre originale. Il a pris le sujet de son poème dans l'analyse assez infidèle insérée par Tressan dans là BibHoéhèqmt des romans (avril, 1778). Voir Huon de JBordeaux, chanson de geste publiée pour la première fois par F. Guessard et C. Grandmaison» petit in, 8°, 1990» b- M7 et s., 188 et s.
LES GÉANTS DE PULd. 885
Le .géant Agrapart . a dix-sept pieds de haut, comme sou frère; il n'est ni moins brave», pi; surins enfant. Il arrive furieux chez le calife, eni lui re* prochant de n'avoir pas vengé, la mort de l'Orgueilleux. H consent cependant £ ne>paa ravager «on empire si on lui trouve un chevalier q*i ose se battre avec lui. On tire Huon dû prison pour le lui opposer * ;. Le géant se prend de sympathie pour lui : s'il veut te faire musulman, il lui donnera un domaine et lui fera ■ épouser sa sœur, qui est encore plus, gjnade q»e lui» noire comme l'encre, et qui a des dente langue* d'un pied. Quelque engageantes que ces offres puissent lui paraître, Huon les refuse, et tue son formidable adversaire, après un combat dont le poète aime à mm . retracer les péripéties. (
Le type varie peu comme on voit, La géant s'a* nonce comme formidable, il s'adoucit jun moment, puis se fâche de voir ses avances mal reçues et le leeteur finit par rire
De voir affreux «éant très bêle Vaincu par un nain plein d'esprit