‹ Rabelais et ses œvres (volume 2)Chapitre 105 sur 110 · LES CONQUÊTES ET LA COLONISATION · texte numérisé non relu

LES CONQUÊTES ET LA COLONISATION

renvoie à garder leurs moutons continuèrent à rôder autour de lai, et le forcèrent à la fin à laisser son ouvrage imparfait.

Le Livre III s'ouvre par quelques considérations sérieuses sur les conquêtes et la colonisation.

Le rbi Anarche est vaincu. Les Dipsodes n'avaient aucune raison d'être affectionnés à un roi qui, par pure ambition personaellé, était allé provoquer un puissant voisin sans même prendre les précautions nécessaires pour réussir, et s'était fait battre dès la première rencontre ; ils se donnèrent volontiers à Pantagruel. Ils n'avaient pas été humiliés; ils n'avaient pas souffert les douleurs d'une invasion, puisque la lutte s'était décidée en une seule bataille et sur le territoire ennemi. Le paya d'Utopie était trop peuplé, le pays des Dipsodes ne i Pétait pas assez. Le manque de bras les empêchait de tirer parti de toutes les richesses de leur sol; ils accueillirent volontiers les TJtopiens, d autant plus que ceiix-ci étaient paisibles et amis du travail. Comme ils aimaient beaucoup leur roi, cet amour se comiljuniqua aux Dipsodes, qui, loin de se plaindre des évéhementi?, regrettaient de n'avoir pas connu pkts tôt Pantagruel; auquel ils se seraient donnés de tout leur cœur.

Rabelais est opposé en principe à totite espèce de conquête; inais si, par suite de circotistances exceptionnelles, Un pays est conquis, comment faut-il lé traiter ?

< La manièref d'entretenir et de retenir les pays nouvellement conquis, nouÉ5 dît- il, n'est pas comme

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