‹ Rabelais et ses œvres (volume 2)Chapitre 110 sur 110 · ST THOMAS ET LA LAMFEOIE · texte numérisé non relu

ST THOMAS ET LA LAMFEOIE

soutient restomac, chatouille la langue, fait le teint clair, fortifie les muscles, tempère le sang, rafraîchit le foie, etc., etc., eto Nous nous arrêtons au milieu du défilé des fonctions physiologiques.

Pantagruel, que la verve de Panurge ^muse, se garde de lui répondre sérieusement. — « Auriezvous l'intention de me prouver, lui dit-il, qu'il n'y a que les gens d'esprit qui sachent dépenser ainsi leur fortune en peu de temps? C^était l'avis de Néron. Il admirait, disait-il, CaUgula qui avait eu l'adresse mirifique de dépenser en peu de jours tout l'avoir que Tibère lui avait laissé. Vous avez fait comme les Romains quand ils fêtaient Protervie. Ce jour-là, il fallait manger tout ce qu'il y avait de nxangeable dans la maison et jeter le reste au feu sans rien réserver pour le lendemain, — ou, si vous l'aimez mieux, vous avez fait comme ce Bpmain, qui, après avoir dépensé tout son bien, mit le feu à sa maison pour qu'il ne lui restât rien. Il aurait eu aussi le droit de s'écrier : Consommatum est^ comme St Thomas d'Aquin , quatid il eut jnangé la lamproie.*

xxni.

Ces derniers mots, qui n'ont aucun rapport avec les histoires des dissipateurs, font allusion à une distraction de St Thomas d'Aquin. Le célèbre théologien avait été un jour invité à dîner par le roi Louis IX, comme il était en train de composer les hym-* nés de la fête du saint Sacrement. Il en était au Pcmge lingua, dont la musique est aussi gracieuse que les paroles sont plates et prosaïques ; il y avait pensé toute la journée, il y pensait encore en attendant

442 III. PANTAGEUEL. — PBOFITS DE LÀ CONQUÊTE.

le dîner. On avait apporté divers plats qui devaient être servis. Thomas s'était assis, en griffonnant son hymne, tout à côté d'une superbe lamproie. Il s'imagina alors qu'il était chez lui, et, tout en continuant soh travail, il se mit à manger le poisson. Lorsqu'il écrivit son dernier vers, il en était à sa dernière bouchée. Consommatum estj s'écria-t-il, c'est fini. — Et c'est alors seulement que ceux qui l'avaient regardé faire avec étonnement, l'avertirent de sa distraction. Le fait est raconté dans un livre dont il a été fait plusieurs éditions au XYI* siècle : Michdelis Scoti Mensa philosophica.

«Tout cela est fort bien, continue Pantagruel, mais quand aurez-vous payé toutes vos dettes? — Moi, dit Panurge , j'en viendrai peut-être là le jour des calendes grecques, ou, si vous l'aimez mieux, lorsque tout le monde sera content, lorsque vous serez héritier de vous-même. Dieu me garde d'en être là jamais. Je ne trouverais plus personne qui voulût me prêter. Qui ne laisse pas de levain au soir ne fera pas lever sa| p&te au matin. Devez-vous de l'argent à quelqu'un ? Votre créancier priera Dieu continuellement de vous donner bonne ist heureuse vie ; il dira du bien de vous à tout le monde et vous acquerra de nouveaux prêteurs. Lorsqu'autrefois en Gaule , au temps ^;des Druides , les serfs, valets et autres serviteurs étaient brûlés tout vifs aux funérailles, de leurs maîtres et seigneurs, n avaient-ils pas belle peur que leurs maîtres et seigneurs ne mourussent? Ne priaient -ils pas continuellement leur grand dieu Mercure et Dis [Pluton] le père

LE BONHEUR d'aTOIB DES DETTES. 443

aux écus, de les conseryer longuement en santé? N'étaîent-ils pas soigneux de les bien traiter et servir? Vos créanciers prient d'autant plus Dieu que vous viviez, qu'ils aiment mieux l'argent que la vie. Croyez-vous, pour ma part, que je ne sois pas content quand tous les matins, je vois autour de moi ces créanciers si humbles, si serviables, si abondants en révérences ? Et quand je remarque, que si je fais à l'un visage plus ouvert et meilleure cbère qu'aux autres, celui-là espère être, expédié le premier, et prend mon sourire pour argent comptant. Ce sont mes candidats, mes parasites, mes orateurs perpétuels. Je suis comme cette montagne de vertu héroïque, dont parle Hésiode, vers laquelle tous aspirent, mais où peu montent à cause de la difficulté du chemin. N'est débiteur qui veut ; ne fait pas des créanciers qui veut. Et vous voudriez m'enlever cette félicité suprême 1 »

Panurge aurait pu invoquer à l'appui de sa théorie sur l'utilité des dettes, l'avis de César, que Fénelon fait parler ainsi dans un de ses Dialogues des morts. ^

Un des « points fondamentaux de ma doctrine > est « d'emprunter et de dépenser toujours sans mesure», et de ne payer jamais rien. Chaque créancier est intéressé à avancer votre fortac e, pour ne point perdre Fargent que vous lui devez. Ils vous donnent leurs suffrages, ils remuent ciel et terre pour TOUS procurer ceux de leurs amis. Plus vous avez de créanciers, plus votre brigue est forte. Pour me rendre maître de Bome, je travaille à être le débiteur universel de toute la ville. Plus je suis ruiné, plus je suis puissant. Il n'y a qu'à dépenser, les richesres nous viennent comme un torrent.

* Dialogues des morts^ XLV. Pompée et César.

444 m. PANTAGRUEL. — PEOFITS DE LA CONQUÊTE.

« Les detteSiiont comme le lien des cieux et de la terre^ et le lien des hommies entre eux, continua Panurge. Je suis tenté d'y voir oette grande âme de l'univers qui vivifie toutes choses, si Ton en croit les philosophes académiques.

< Imaginez donc un monde où les êtr€S ne se devraient rien, ne se donneraient rien.

< Là entre les astres ne sera cours régulier quiconque. Toi^s seront en desarroy. Jupiter ne s'estimant débiteur a Saturne, le dépossédera de sa sphère, et avec sa chaine homérique, sus* pendra toutes les intelligences, dieux, cieux, démons, génies, heroes, diables, terre, mer, tous elemens. Saturne se ralliera avec Mars et mettront tout le monde en perturbation. Mercure ne voudra s'asservir aux autres, il ne sera plus leur Camille [serviteur] comme en langue hetrusque estoit nommé. Car il ne leurs est en rien debteur. Venus ne sera plus vénérée Ljeu de mots] car elle n'aura rien preste. La lune restera sanglante et ténébreuse. A quel propos lui despartiroît le soleil sa lumière ? Il n'y estoit en rien tenu. Le soleil ne luyra sus leur terre ; les astres ne y (eront influence bonne, car la terre desistoit leurs prester nourrissement p^ vapeurs et exhalations : desquelles disoit Heraclitus, prouvoient les Stoïciens, Ciceron maintenoit, estre les estoiies alimentées.

Il y a ici, on le voit, une sorte de sentiment vague de l'action mutuelle des astres les uns sur les au-^ très, comme un pressentiment du système de l'at^ traction newtonienne, qui les montre enfermés dans un certain lieu de l'espace, et s'y maintenant par une influence réciproque. Mais il fout convenir que cela est encore bien coufus et mêlé de beaucoup d'erreurs.

Panurge continue, il entrevoit de même les actions chimiques des substances les unes sur les au-

l'hahmome t»:s êtres, 445 ■

, très. S'il n'y avait pas d'emprunts mutuels, dit-il, il n'y aurait aucune transfonnatiou des corps, aucune combiDaisoD nouvelle de deux éléments.

De terre ne sera, faite eau ; l'ean ne sera en air transmuée, de l'air ne sera fait feu. le feu n'échanffera plus la terre, il n'y pluyra pluie, n'y luira lumière, n'y ventera vent, n'y sera esté ne automne.

Entre les humains l'un ne sauvera l'antre; il anrabeau crier à l'aide ! au feu ! à l'eau ! au meurtre ! personne ne ira i secours. Ponrquoy? il n'avoit rien preste, on ne luydebToîtrien. Les hommes s eroi eut loups es hommes...

Et si au patron [sur )e modMe) de ce fachetfx et chagrin monde rien ne preatant, vons figurez Tantre petit monde, qui est l'homme, TOUS y trouverez un terrible tintamarre [des ordre] Idt teste ne voudra plus preeter la veue de ses yeox pour guider les pieds et les mains. Les pieds ne la daigneront porter; les mains cesseront travailler pour elle. Le cueur se faschera de tant se mouvoir pour le pouls des membres, et ne leurs presterft plus. Le poulmoa ne luy fera preat de ses soaffiets. Le ' foie ne lui eavoyrasang pour son entretien... Le cerveau, considérant ce traiu deanaturé, se mettra en resverie [distraction] et ne baillera sentement es nerfs, ne mouvement es muscles. Somme, en ce monde desrayé idéraillé] rien ne debvant, rien ne prestgnt, rien ne empruntant, vous verrez une conapiralion plus, pernicieuse qne n'a figuré Esope en son apologue [des lËtnibres et de l'Estoinae] Kt périra sans doubte... l'ame toute indignée prendra course à tous les diables, après [à la suite de] mon argent.

Ce sentiment de la solidarité de tous les Êtres entre eux, de l'harnioilte universello , transporte Panurge et lui donne une éloquence que nous ne sotndies pas habitué» à rencotltrer chez lui :

Au contraire, reprend-il, imaginez-vous un monde ongnel un chacun preste, nn chacun doibve, [où] tous (oient debteurs, tous soient prestenra, quelle harmonie sera parmi les mouvemens réguliers des cîenixl Quelle sympathie- entre les clcnrcns 1

446 m. PANTAGRUEL. — PROFITS DE LA CONQUÊTE.

Gomme nature se délectera en ses œuvres et productions ! Gérés chargée de bleds, Bacchus de vins, Flora de fleurs, Pomona de fruicts ; Juno en son air serain, seraine, salubre, plaisante. Je me perds en ceste contemplation.

Cette harmonie que Panurge cootemple dans la nature, il rêve de la voir aussi régner entre les hommes.

Entre les humains, paix, amour, dilection, fidélité, repos — banquetz, festins, joye, liesse - or, argent, menue monnaie» chaînes^ bagues, marchandises trotteront de main en main. Nul procès, nulle guerre, nul débat; nul n'y sera usurier, nul leschart [avare, ladre], nul chichart [chiche], nul refusant... Gharité [fraternité] seule règne, régente, domine, triomphe. Yray Dieu, ne sera-ce Vaage d'or, le règne de Saturne ?

II ne faudrait pas beaucoup presser les mots pour faire sortir de cette plaidoirie de Panurge tout un système d'association solidaire, quelque chose comme le phalanstère de Fourier où tous les associés mettent en commun leur travail et leurs capitaux, Tactivité du moment et les produits de Factivlté passée — à l'état de vœu bien entendu et de vague aperception. Ce qu'il y a de certain, c'est que Rabelais a les yeux tournés vers Taveinîr. Tandis que ceux de ses contemporains qui passent pour les plus avancés, Calvin, Hotman, cherchent leur idéal dans le passé, — l'un, dans l'organisation primitive de l'église chrétienne, l'autre daûs les forêts de la Germanie où il trouve la monarchie constitutionnelle jet la république, — lui, le cherche en avant dans une société plus éclairée, plus fraternelle, et St-Simon ne fera guère que préciser la pensée que Panurge exprime ici, lorsqu'il écrira :

«L'âge d^or n^est point derrière nous, il est au devant . » .

l'organisation humàinb. 447

Nos pères ne Tont point va, nos enfants y arriveront un jour. » 1

xxvn,

Bevenons au domaine scientifiqae. Rabelais ne s'est pas borné à entrevoir Tattraction newtonienne; il suffirait d'ajouter quelques mots aux lignes suivantes pour 7 trouver la théorie de la circulation du sang, qui ne fut formulée par Harvey que 82 ans plus tard, en 1628.

Nature, continue Fanurge s'exaltant de plus en plus, nature n'a créé l'homme que pour prester et emprunter. Plus grande n'est l'harmonie des cieulx que sera de sa police [l'ordre qui règne en lui]. L'intention du fondateur de ce microcosme [l'homme, réputé être Funivers en petit] est y entretenir l'Ame (laquelle il y a mise comme hoste) et la vie. La ¥ie consiste en sang. Sang est le siège de T&me. Un seul labeur peine ce monde, c'est forger sang continuellement. En ceste forge sont tous membres en office propre. La matière convenable pour estre en sang transmuée est baillée par nature : Pain et yin. En ces deux sont comprises toutes espèces des alimens. Pour icelle trouver, préparer et cuire, travaillent les mains, cheminent les pieds et portent toute ceste machine : les yeulx tout conduisent. L'appétit, en l'orifice de l'estomac, moyennant un peu de mélancholie aigrette , qui lui est transmis de la râtelle, admoneste de enfourner viande [comestibles]. La langue en fait l'essay, les dents la maschent, l'estomac la reçoit, digère et chylifie.

Les veines [du mésentèrel en sugcent ce qui est bon et idoine, puis la portent au foye, il la transmue derechef et en fait sang .... Ghascan membre s'esvertue a purifier et affiner cestuy trésor . . . , puis est transporté en une autre officine, pour estre mieux affiné, c'est le cueur. Lequel par ses mouvemens diastolicques et systolicques le subtilise et enflambe, tellement que par le ventricule dextre, le met a perfection, et par les veines l'envoyé a tous les membres. Chas-

^ Henri de 8t-Simon. Béorganisation de la société européeimet 1814^ dans StSimon sa «te et ses travaux^ par Hubbard, in 12. 1857.

448 m. PA'NTAGBUEL. — PROFITS DE LA C02TQUÊTE.

cim membre l'attire à soy et s'en alimente à sa guise . . . Par le ventricule gauche il le fait tant subtil, qu'on le dit spirituel ; et l'envoie à tous ses membres par les artères, pour l'autre sang des veines escbauffer et esventer. Le poulmon ne cesse avec ses lobes et soaMetz le refraichir. En recognoissance de ce bien^ le cueur lui er. départ le meilleur, par la veine arteriale. Enfin tant est affiné dedans le retz merveilleux, que, par après, en sont faits les esprits animaux, moyennant lesquels elle imagine, discourt, juge, resonldt, délibère ratiocine, et remémore [se souvient].

Quelle clarté, quelle agilité de style dans ces détails techniques et en même temps quelle justesse d'expTession !

Vertus guoy! poursuit Panurge de plus en plus exalté, je me naye, je me perds, je m'esgare quand je entre au profond abisme de ce monde ainsi prestant, ainsi debvaat.

Il s'est notablement égaré, en effet, en feignant de confondre deux choses tout à fait différentes. Dans le système qu'il vient de nous exposer, chacun reçoit et chacun rend, c'est la solidarité. Mais le dissipateur reçoit seulement et ne rend pas ou du moins ne rend pas à ceux qui lui ont prêté. L'assimilation n'est donc pas possible. Panurge le sait bien lui-même, mais la confusion qu'il a établie a permis à l'auteur de nous donner un éloquent aperçu de Iharmonie des êtres, cela lui Suffit ; et pour n'a-: voir pas à répondre à l'objection d'assimiler des choses qui s'excluent, il fait semblant de l'ignorer.

Croyez, dit-îl en concluant, que c&ose divine est prester ; debvoir est vertu heroïcque. '

Pantagruel l'a écouté jusqu'au bout, amusé visiblement par l'éloquence animée de son contradicteur; ici, il le ramène tout doucement à la question :

PiSTiaBimL BT LB8 DieSTPATEURS. 449

Fresehez et patroôneB- d'icr a 1> FeiteooBte, loi dit-il, voqb hrez esb&hr comment tdob ne me aorei rian pennadé...

Molière a copié le commencement de cette phrase. Amollie dit à Chryaale, dans VEcole des femmes, en citant Pajini^fl et Pantagruel:

PrËcbez, patrocincE jnBqn'i la Feiit«cOte,

Vons urei étonné gnand toi» wikx an bout

Qne TOnsne m'aorez rien persuadé dntont (Acte M).

cVotre beau parler, Totre plaidoirie ne me décideront jamais à faire des dettes. Ne devez jamais rien à personne, dit le Saint Envoyé, hors amour . et dilectiOD mutuelle. Vos rusonuements sont fort beaux ; mais figarez-vous un affronteur effronté, un imposteur emprunteur entrant dans une ville déjà avertie de ses mœurs. Vous verrez à sou entrée les citoyens aussi effrayés, aussi tremblants que si la peste y entrait en personne, comme autrefois Apollonius de Tyane affirma qu'il la voyait descendre sur Ephèse- Je suis de l'avis des Perses qui prétendaient que mentir n'est que le second des vices ; devoir est le iremier. Au reste, dettes et mensonges vont ordinairem^t de compagnie.

t Je ne prétends pourtant pas qu'il ne foille jamais rien devoir oi jamais rien prêter. Il n'est si riche qui quelquefois ne doive. Il n'est si pauvre à qui on ne puisse quelquefois emprunter. Platon veut qu'on laisse puiser de Teau chez soi à ceux qui, après avoir creusé dans leur terrain, sont arrivés jusqu'à la terre gisdse sans trouver source, ni cours d'eaux souterraines. De même je voudrais qu'on ne prêtât qu'à ceux qui, malgré leur travail, n'ont pu trouver assez pour se suffire, ou à ceux qui sont tombés inopinément en perte de leurs biens. Mais laissons tout

450 m. PÀHTAeKUSL. — pbofits db la cohquéte.

cela- Je me charge de payer ym dettes, seulement n'en faites plus dorénavant. >

Panurge le remercie, mais non sans jeter on coup d'oeil de regret sur Tétat de débiteur. Il voudrait qu'on lui conserv&t au moins quelques petites dettes comme cet évêque de Chartres qui demandait à Louis XI de lui permettre de garder quelques petits procès pour Toccuper.

Un peu de plus, il s'indignerait comme la Comtesse de Pimbesche, & qui Ton défend de plaider au moment où

... tons ses procès allaient être finis,

puisqu'il ne lui en restait plus que quatre ou cinq petits,

L'un contre son mari, l'antre contre 9an père, £t contre 8€8 enfants.

Pantagruel impose silence à Panurge, les raisons qu'il lui a données étant sans réplique possible.

Cette conduite est désormais celle que tiendra Pantagruel ; il laisse parler Panurge, dont Tesprit et les connaissances Tamusent; il lui kdsse développer ses paradoxes, puis il donne son jugement en quelques paroles péremptoires et décisives. Parfois une controverse entre plusieurs personnages s'agite devant lui, il les provoque légèrement et les excite au combat, mais en général, il parle peu et toujours avec sagesse et autorité.

C'est ici que finit réellement la première partie du roman. Jusqu'ici la fantaisie a tenu le fil du récit.

CORCLUSIOR DE L& PBEHIÈKB FiBTIE. 451

et la raison né s'y est glissée qn''en emprantant le masque de la folie. Les rôles vont fitre intervertis désormais. A l'œuvre de la jeunesse va succéder l'œuvre de l'âge mûr. La folie y aura toujours sa place, mais la philœophie y tiendra le premier rang.

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