‹ Rabelais et ses œvres (volume 2)Chapitre 60 sur 110 · OASGANTUÀ. — II. LA GUERRE · texte numérisé non relu

OASGANTUÀ. — II. LA GUERRE

tercz ; j'aimerais à être emporté par un diable tel que toi^ >

Gymnaste f^nit de descendre , mais il n^en fit rien, et s'amusa à exécuter quantité de tours d'adresse, que Eabelais se délecte à aous dépeindre ; puis Yciyant les soldats et le capitaine ^ éblouis de son agilité , il saute à bas de son cheval , Tépée à la main, et frappe à tort et à travers; la plupart s*enfuient. Tripet s'élança pour lai fendre la cervelle, mais par un mouvement rapide, Gymnaste se jeta de côté et de même coup ouvrit l'estomac à son adversaire, qui tomba et en tombant rendit «plus de quatre potées de soupes, et l'âme mêlée parmi les soupes.»

Cette occasion n'est pas la seule où Rabelais parle de l'âme avec irrévérence, mais on remarque que, dans tous ces cas, il s'agit de ce qu'on appelle des âmes viles (anima vilis) ; il ne parle qu'avec respect de l'âme des grands hommes. Voir le chapitre sur l'Ile des Macréons, quatrième Mvre.

Gymnaste crut i^rudent de se retirer et retourna vers Gargantua auquel il raconta ce qu'il avait fait et ce qu'il avait vu. Gargantua qui était redevenu le géant de la Chronique, monta sur sa grand jument, et rencontrant en chemin un arbre de St Martin — c'est-à-dire un bâton que St Martin avait autrefois enfoncé dans la terre et qui était devenu un arbre» — il l'arracha, s'en fit une lance, et s'avança jusqu'à la portée du cwon des ennemis. On lâcha sur lui une volée de boulets» il prit ces boulets pour des mouehes importunes et les repoussa de la main; quelques-uns des projectiles s'arrêtèrent dans ses cheveux; plus tard^ il s'en dé-

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