‹ Rabelais et ses œvresChapitre 111 sur 134 · LA KEINE DE NAVAB&E · texte numérisé non relu

LA KEINE DE NAVAB&E

La fin du moyen âge nous fournit aussi des recueils de contes qui n'affichent aucune prétention prêcheuse. Tel est celui qui a pour, titre les Cenù nouvelles Nouvelles. Ces historiettes furent racontées, nous dit-on, au château de Genape— dans la Belgique actuelle —où le dauphin de France, depuis Louis XI, brouillé avec son père, était allé rejoindre Charles le Téméraire. Quoiqu'on dise le titre, ces nouvelles sont loin d'être toutes nouvelles; la plupart avaient déjà été rédigées en vers squs forme de fabliaux , mais quel que soit le rédacteur, Antoine de la Sale, auteur du Petit Jehan de Saintré^ ou un autre, le fait est qu^elles sont merveilleusement contées, en style d'une simplicité, d'une netteté, d'une précision que Voltahre ne surpassera pas. Mais elles sont généralement très gaillardes, et avec la meilleure volonté du inonde i il eût été très difficile d'y adapter une moralité.

La moralité reparait, uQe moralité verbeuse, dans VH^tcmiéron des Nouvelles de la reine de Navarre. Les 72 nouvelles qui le composent sont précédées d'un prologue, où Ton nous apprend qu'un assez grand nombre de personnes des deux sexes qui étaient allées prendre les eaux dans les Pyrénées , se sont trouvées retenues par une inondation et empêchées de continuer leur voyage. Pour passer le temps, on décide qu'on se réunira chaque soir et que dix person-

que et reli^me en Frcmce aux XIV*, XV^ et XFJ* «iècles, in 8°, 2 vol. - Gabriel Peignot, Fredicatoriana^ par Philomneste.— Antony Meray, Les llères FrêcJieurs devanciers de Luther et de BoMais, petit in 8^.

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