‹ Rabelais, la renaissance et la réformeChapitre 4 sur 38 · AVANT-PROPOS. IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. IX

ni un impie- J'ai détesté le fanatisme , et Genèi'e m'a condamné ; j'ai dénoncé les abus de l'Eglise que beaucoup de .lirais chrétiens, que plusieurs des papes de mon temps, que l'Eglise gallicane et le Concile de Trente cherchèrent à corriger. Il est vrai, j'ai ri d'un rire éclatant sur les plus sérieux sujets. J'ai ri comme on riait dans la France gauloise ; mais si la mélancolie a pour vous de tout puissants attraits, si vous ne consente:;^ à voir dans les choses Immaines que la tragédie et jamais la comédie, fermer plutôt mon livre et dépose^ votre plume. Trop souvent, je le confesse, j'ai outragé la pudeur, et mes images sont faites pour choquer les honnêtes gens. C'était un peu le goût de mon siècle, et plus encore celui des âges antérieurs. J'ai vu à Tours, à Paris et ^ à Bourges de très-imposantes églises ornées de sculptures fort insolentes représentant des diables, voire même des moines. Mais pour comprendre l'ensemble, la grandeur et la beauté du monument, il faut s'en éloigner de quelques pas : à

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