‹ Rabelais, médecin, écrivain, curé, philosopheChapitre 8 sur 11 · Z48 RABELAIS · texte numérisé non relu

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lions. Il promet une suite, en finissant ce livre, et il en donne le programme ; mais sa Chronique^ lorsqu'il la continuera, prendra «n tout autre cours. On peut dire qu'à partir du livre III une nouvelle histoire commence, plus vaste en toute manière ; les personnages y gudcax leurs noms» mais ils se transfigurent.

Rabelais va quitter la France, Pantagruel et Panurge la quitteront aussi, et, sur la nef qui les emporte au milieu des orages à la redierche de la vérité, nous ne verrons plus que comme souvenirs apparaître le Chinonnais, tous ces villages de son enfance: Gnais, j^umont. Gravant, Panzoust, lile Bouchard, la Vienne, le pont de Vëdç, où il allait courfir. II pouvait, en efiet, de Qiin(»i,en remontant les rives de la Vienne, aller j^isqu'à l'embouchure de la Vède â environ une lieue et demie, puis il trouvait le bois de Vède, puis environ une lieue plus loin encore l'île .Bouchard, Sur la rive gauche, il pouvait aller jusqu'à Panzoust, à peu près à la même distance que l'tle Bouchard, mais pas tout à

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fait au bord de la Vienne. Tout près de Chignon, mais dans la plaine, il y avait Ciînque'^ nds, G nais se trouvait au-dessous de Chinon» auprès d*une petite rivière, il fallait passer par là pour aller à la Devinière. Il n'y avait entre la Devinière et Semay ( empire de Picrochol) qu'un seul village. Là tout près aussi se trouvait le Coudray, Montpensier, etc. Il doime pour théâtre à son Gargantua les pays que lui-même avait habités jusque-là. Grandgou' sier est seigneur de Narsay, de la Rochè^ Qermaud, de Se^dllé, de Vaugaudray^ du G)uldray, de Montpensier, de Ligré, de Cande, etc., village tourangeaux qu'il trans-forme en royaumes ; ses États sont traversés par la Vienne. Picrochole est roi de Lemé»

etc. Les voyageurs de la nef pantagruélique voguent par tous les pays du monde, bientôt même le monde ne leur suffît plus ; malgré les découvertes qui viennent de l'agrandir, il leur faut des iles imaginaires; mais si loin qu'ils voyagent au pays des chimères, toujours ils reviennent à la chère Touraine, au Chinonnais. Perdus au milieu des contrées les ^3

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phi9 loinUMy< et k$ pUi9 mervailkusca^ c'est <U QÛDoa qu'Us s'eatrctiennesu. Personne o'tut un géok plus vaste que Rabelais, et pernmm m fut fîos de sm pays*

J« LevaUw dans un tr^ intéressant anide itttiiukî : MabtkU chisi lui^ a pariiûteQient oon- ^tm^ tout ced et constaté l'exactitude des é9«ciH>tiops qu'au}au4'hui encore on peut véii6(ur aisément.

Mais» a^KuK qu'il repreane son livre, qua«tome années s'écouleront, et Rabdais a{^recH 4iu bien des cboses. Une yie nouvdle va Sflimmencer pour lui, vie d'action, de voyages et d'aventures.

Malheureusement, nous avons peu de détails sur cette période de sa vie, et encore est41 arrivé que souvent ces pr(^es hnttmt* rm^ coaune il disait» se sont mêlées au peu que Ton en sait. Cela s'eaplique très bien :

de son vivant, on se plaisait à lui faire raconter SOS aventures ; mais, s*il voyagea beaucoup, s'il ol^serva beaucoup, k jg^ima conteur /îuiteM bien plus eneote.

O'aUIeucs ses aventures les plus mimn^^

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rtUês, xi*étaî€nt«ce pas les avcotures do soa esprit ? En ce sens, U fut certaioameat le plus terrible voyageur de son siècle* Mais il y avait un peu de difficulté à raconter de semblables expéditions; aussi (aisait-il quelquefois de luimême, dans ses récits, une véritable chimère qu'il revêtait de ses imaginations naïves et folles. Car, il £iut le dire, ce somptueux génie aimait les pompes de Fàme ; sa raison inél^anlable, mais humaine, paternelle tt ^mpatissante, n'était dédaigneuse d'aucun des amusements^ des Ornements ou se plafc notre étemelle enfance. Le tout de notre être n*était pas trop» suivant lui» pour instruire «t consoler le monde. Voilà pourquoi, dans S9s récréations, il porte souvent le luxe jusqu'à l'exubérance.

Partout où il s'arrêtait, il se plaisait à paître ses hôtes de belles billevesées. Or, souvent, arriva-t-il sans doute que, se laissant aller aux chimères, le fond, le vrai de sts histoires était emporté dans une sorte de féerie joyeuse.

C'est ainsi que nous sont venues plusieurs anecdotes bizarres que Rabelais put très bien,

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