LE PELLETIER
Et je feray... le$ fieivro quarteêl...
LE PnEBSTRB
El qui le puissent espouser ! d (272) Dans les liôpitaux vénériens, quand un malade honteux se présente, qui ne veut pas indiquer la source de son mal, on dit iro^ niquemenl : • Il l'aura pris en pissant contre une muraille malpropre. » Rabelais ne veut-il pas faire ici une plaisanterie semblable Nous avons trouvé quelque chose d'analogue dans le Triumphe, publié à Lyon en 1539 :
c Et nostre liffe a uriné
Contre ung mur, dont mal lui est prins;
y sont tcaiclés les usuriers ? — Je les vid, dist Epislcluon, touts occupés à chercher les espingles rouillôes et vieulx clous parmi les ruisseaulx des rues, comme vous voyez que font les coquins en ce monde. Mais le quintal de ces quinquallcries ne vault que un boussin de pain ; encores y en ha il maulvoisc dépesche ; ainsi les pauvres malautrus sont aulcunesfois plus de trois sepmaines sans manger morceau ni miette, et travaillent jour et nuict attendant la foire à venir ; mais de ce travail et de mal heureté il no leur soubvient tant ils sont actifs et mauldits, pourvu que au bout do l'an ils gagnent quelque meschant denier. — Or, dist Pantagruel, faisons un transon de bonne chère, et buvons, je vous en prie, enfants : car il faict beau boire tout ce mois (273).
Lors desgainarcnt flacons à tas, et de munitions du camp feirent grand chère. Mais le pauvre roi Anarcho ne se povoit esjouir. Dont dist Panurge = a De quel mestier ferons-nous monsieur du roi ici, affin qu'il soit ja tout expert en l'art quand il sera de par de-là à touls les diables 'f — Vraiement, dist Pantagruel, c'est bien advisé à toi ; or fais en à ton plaisir : je te le donne. — Grand merci, dist Panurge, le présent n'est de refus, et l'aime de vous. »
(273) V. noie 126.
PANTAGRUEL