‹ RacaChapitre 3 sur 15 · L. Ci · texte numérisé non relu

L. Ci

Toulouse, le premier de Van qui court.

Cœurs d'Or

Un Revenant

Paul-des-Blês

L'Ancêtre

Trois fois maudite

Madame la Générale a la jambe de bois

Ou dorment cegx qui. furent

Eljaenz

Sur le Môle

Ym Victis

Au Point-du-Jour

Du Pain ou la Mort .

KiN..^ Frrry

A ma gtienille

Vraiment, hein ! Avons-nous asse% marché jusqu'ici, ma très chère, arcades ambo? Si poussive que tu sois aujourd'hui, toi, jadis si fringante, tu m'as, en dépit de toutes tes fringales et de toutes tes courbatures, charrié pendant plu^ de trente ans un peu partout sans regimber ^ et, ma foi, nous voici presqu'arnvés où, j'avais voulu me rendre. Encore un coup de collier, grisonne, et nous au-^ rons gravi la dernière colline. Une fois làrhaut, ensemble nous nous reposerons côte à côte, et, de cette cime, nous nous

récréerons à regarder se mouvoir les gens d'en bas, et nom compterons, s'il te plaît, tous ceux qui seront parvenus au bout de la route, après avoir suivi, comm£ nous et tant d'autres pauvres diables aussi, le droit chemin qui, s'il mène parfois à Vhopital, conduit toujours au cim^etière. A toi de tout cœur, ô bénigne vieille, et crois à ma vive reconnaissance en ce monde et mêm£ aussi dans Vautre, au fond de notre commun tombeau.

Léon Cladel,

Bagnères-de-Luchon, 3 janvier 1888.

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