ÉLISA
» 8 juillet 1835. n
Les lettres qui vont suivre sont écrites au moment des premiers succès, et plus lard. Nous ne les avons pas choisies, nous le> avons prises au hasard; nous les donnons comme nous les avons prises. Mademoiselle Hachel elle-même a\ail précieusement conservé cette lettre de M. Polrson, qui fut son premier protecteur, son premier conseil, et dont elle axait gardé le meilleur et le plus reconnaissant souvenir :
a Je remercie ma bonne petite Rachel, aujourd'hui si grande, de son souvenir.
« Je regrette bien que l'état de ma santé ne me permette pas d'aller lui dire combien je suis sensible et combien je suis fier d'avoir reconnu, un des premiers, le génie qui, placé dans son jour, devait tôt ou tard s'im- . poser à la foule.
« Ce qui me charme le plus , c'est d'apprendre qu'au milieu des honneurs la grande actrice est restée ce qu'était l'humble débutante : lionne et simple. Ce qui prouve surtout qu'elle mérite ces honneurs et n'usurpe rien , présentant ainsi la réunion la plus précieuse :
L'accord d'un beau talent et d'un beau caractère.
« Je ne puis rien souhaiter pour elle d'ailleurs , mais je lui renouvelle l'assurance de mon bien affectueux dévouement.
a DELESTRE POIRSON.
« Ce 2 janvier 1838. »
L'aimable lettre , et quelle meilleure préface pouvions - nous espérer à celles qui vont suivre? Nous donnons chaque lettre à sa date, autant que la date a pu se retrouver.