‹ Rachel et le nouveau-mondeChapitre 88 sur 88 · IÎ · texte numérisé non relu

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lix. Naturellement M. Raphaël n'a pas répondu à la proposition loyale qv^ je lui avais faite. U entre peut-ôlre dans les calculs de ce Monsieur, qui se dit ruiné, de passer pour hprs d'état d*açbeter le style et Torlhograplie de quelqu'un, ces deux arts d'agrément n'ayant pas fait partie de la brillante éducation de M. Raphaè'l. Le procès suivra donc son cours et le public connaîtra bientôt celte famiHo Martial de Part dramatique, dont Vile des Bavageurs s'appelle la tragédie. Ce sera le complément naturel de ton petit livre, dans lequel tu ne me parais pas avoir rendu justice au pu« blic américain qui, appelé à venir payer et applaudir l'ombre d^ la Racbel d'autrefois, est venu malgré les procédés ontrecuidans de son bommo-de-paille, entrepreneur- direotçur.

« Je te serre la Baaln.

« Gustave Naqpbt. »

GfiAPITOE VI.

Qui •€ tronire être le dernier de ton*.

Comme on peut facilement s'en apercevoir d9fïs les quelques lignes que l'on vi^nt de lire, Naquet n'est décidément pas de bonne humeur contre mademoiselle Rachel et sa famille. Sur sa demande > nous avons cru néanmoins devoir publier cette lettre. Nous pouvions d'autant moins nous en priver qu'il nous accuse dans sa répon;se d'avoir quelque peu trompé nos lecteurs, quant à la réception faite à mademoiselle (acl^el par les. Américains. Nous n'avons qu'une chose à répondre à cela : les chiffres sont là,— il y en a même une assez jolie collection,— on n'a qu'à les regarder 1 C^tes, nous n'avons pour les Américains du i^ord qu'une admîe^; tion Irès-restreinte ; mais on a pu voir, dans tout ce volume, que nous saisissions au vol la moindre occasion d'en dire du bien. Nous avons rendu à la presse du Nouveau-Monde pleine et entière justice,— on le sait ;— et c'est la masse seule ^ que nous avons attaquée. Quant à tous ces détails d'assassinats, d'incendie, etc., etc! nous n'avons dit que ce qui est, et pas un mot de plus. P^rdieu, on n'a qu'à lire les journaux américains, et l'on verra I Seulement, là-bas, on

raconte cela comme une chose toute naturelle, et ici nous prenons la peine de le souligner. Voilà tout ! Il est bien entendu, du reste, que nous avons entre les mains ces mêmes journaux dont nous parlons et qu'ils feront foi au besoin.

Maintenant, pour finir d'une façon complètement américaine, je vais vous offrir l'un des plus jolis canards qu'on ait pondus depuis bien longtemps. C'est Méry qui en est le père, à ce que nous apprend le Figwro,

« Le public est depuis longtemps victime d'une double mystification. Madame Ristori n'est pas plus allée en Italie que mademoiselle Rachel en Amérique : elles ont toutes deux passé ces derniers neuf mois, en excellentes camarades, dans une charmante villa sise à Pantin, où elles ont dépensé leur temps à s'apprendre réciproquement leur langue respective. Seulement le succès n'a pas été aussi grand que leurs efforts et a produit un singulier résultat. Mademoiselle Rachel a oublié le français et madame Ristori ne sait plus l'italien. »

Puisque je fais ce dernier emprunt à Figaro^ je profiterai de l'occasion pour le remercier d'abord de la charmante hospitalité qu'il m'a octroyée jadis, et pour le féliciter en- BuklB de tous les bonheurs qui lui tombent sur le dosl C'est bien fait pour lui l

1 5 avril, — (jour du terme 1)

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