Acte IV, scène ni
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le verra bien tout à l'heure. C'est seulement après que Joad a pris ses sûretés de ce côté plus encore que de tous les autres, qu'il déclare enfin et fait reconoailre à lous les Lévites
l]n Roi que Diea lui-même a nourri dans son Temple.
Et, tout de suite, il procède au couronnement de ce Roi, dans l'instant même où Athalie vient pour Tenlcver. Au premier coup d'œil on est tenté de trouver que ce moment est singulièrement choisi, cela fait Teffet d'un paradoxe ; mais, quand on y réfléchit, non seulement on reconnaît la nécessité de cette concentration des deux rayons du drame au foyer optique de la scène; mais encore on en admire la force, la beauté, la grandeur, a Si Joas n'était reconnu qu'après la mort d'Athalie, dit Voltaire avec un sens dramatique fort juste, la pièce finirait très froidement ^. » Ainsi, pendant que les ennemis de Joas, sans le connaître, mais poussés par un sûr instinct, conspirent sa perte, le grandprêtre, d'une foi inébranlable, procède au couronnement et au sacre du jeune Roi. Le sacre et Fonction ont lieu entre le quatrième et le cinquième acte, à l'heure même où Athalie avec ses Tyriens assiège le temple, et où les Lévites, en dedans, postés par Joas de quatre côtés, s'apprêtent à cerner la Reine dès qu'elle aura franchi le seuil. L'action