II
est à la fois multiple et concentrée. Tout gravite vers la catastrophe et le double dénouement : Àthalie traînée au supplice, et Joas montant sur le trône. Tout palpite autour de cet enfant , qui est entre le trône et la mort.
JOAD
Montez sur votre trône, et. . . Mais la porte s'ouvre : Permettez uo moment que ce voile vous couvre.
Il tire un rideau. Àthalie entre dans le Temple, la porte se referme. Elle réclame à Joad le trésor promis et Tenfant.
ATHAUB.
Ce que tu m'as promis, songe à Texécuter :
Cet enfant, ce trésor, qu'il faut qu'on me remette.
Où sont-ils ?
JOAD
Sur-le-champ tu seras satisfaite :
Je te les vais montrer l'un et l'autre à la fois.
c Le rideau se tire, dit le texte : on voit Joas sur son trône, sa nourrice est à genoux à sa droite; Azarias^ l'épée à la main, est debout à sa gauche; et près de lui Zacharie et Salomith sont à genoux sur les degrés du trône ; plusieurs Lévites, Tépée à la main, sont rangés sur les côtés. »
ATHALIE 2i3
JOAD
Paraissez, cher enfant, digne sang de nos Bois.
A Athaîie,
Connais-tu Théritier du plus saint des monarques, Reine? De ton poignard connais du moins ces marques. Voilà ton Roi, ton fils, le fils d'Ochosias.
Peuples, et tous, Abner, reconnaissez Joas.