‹ RacineChapitre 61 sur 64 · En latin, sonipeda · texte numérisé non relu

En latin, sonipeda

Il se tourne trois fois vers la cité fuyante.

Détestant, coléré, sa luxurd méchante,

Sa fraude et trahison; jurant c.el, terre et mer

Être innocent du mal dont on le vient blasmer.

Il vous nomme souvent, priant les Dieux célestes

Que les loris qu'on lui fait deviennent mini Testes,

Et que la vérité vous soit connue, afin

Que vous donniez le blasme ai coupable à la fin,

Quand voici que la mer soudainement enllôe,

Sans S3 voir d'aucun veni rcmme autrefois soufflée.

Mais calme, et sommeiil use, et sans qu'un seul flot d eau

Se pourmenant mutin lui fit rider la peau,

Se hausse jusqu'au ciel, se dressj montagneuse.

Tirant toujours plus grosse à li rive aréneuse.

Jamais le froid Borée armé contre le Nord,

Et le Nord contre lui, ne renflèrent si fort,

Bien qu'ils la troublent toute, et que, de la grand rag^

Qu'ils la vont boursouflant, tremble tout le rivage,

Qu 3 Leucate en gémisse, et que les rocs émeus

Blanchissent, tem pestes d'orages écumeux.

Cette grand charge d'eau seulement n'épouvante

Les vaisseaux mariniers, mais la terre pesante ;

EUe s'en vient roulant à grands bonds vers le bord

Qui frémit de frayeur d'un si vagneux abord.

Nous restons éperdus, redoutant la venue

El la moite fureur de cett^î ondease nue.

Quand nous voyons paroltre, ainsi qn'un grand rocher

Qui se Ta sourcilleux dans les astres cacher,

La tôteavec le col d'un monstre si horrible

Que poar sa seule horreur il serait incrédible.

Il nagea grand secousse, et la vague qu il fend,

Bouillonnant dan« le ciel, comme foudre descend :

L'ean se creuse au-dessous en une large fosse.

Et de flots recordés toat alentonr se bosse.

Elle boat, elle écume, et suit en mugissant

Ce monstre qui se ?a sur le bord élançant.

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